Arnaud d' HAUTERIVES
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né à Braine (Aisne)
le 26 février 1933

Arnaud d' HAUTERIVES

Section I : Peinture
Fauteuil XI

Peintre Illustrateur

Élu membre de l'Académie des Beaux-Arts,
le 13 juin 1984, au fauteuil de Jean SOUVERBIE

Secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts (2 octobre 1996 - 4 janvier 2017)
Secrétaire perpétuel honoraire
Président de l’Académie des Beaux-Arts en 1987, 1991 et 1996

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Au faîte du pommeau, une rose des sables (goût de l'aventure)

Sous la rose des sables, au faîte de la poignée figure un masque avec les signes de pique et du cœur.

Coquille, une femme noire (amour de l’Afrique) qu’enlace un dauphin en argent (allusion au fait qu’Arnaud d’Hauterives est peintre officiel de la Marine, également allusion à ses origines dauphinoises) en outre, le dauphin est un symbole royal, signe d’attachement à ses origines aristocratiques.

Sur la poignée, un chat égyptien (goût du silence et de la méditation)

Sur la garde en or poli, un croissant de lune (caractère nocturne d’Arnaud d’Hauterives)

Au sommet de la lame, à l’avers les armes de la Maison d’Hauterives et sa devise " Alta Spes " (Haute Espérance), au revers la représentation de la Villa Médicis.

La lame est bleue, car c’est une lame de Tolède (allusion à l’origine en partie espagnole d’Arnaud d’Hauterives). Le fourreau est en peau de caïman (allusion à l’origine paternelle : la Louisiane).

Voir le ciel de son Aisne natale, carrefour de bon nombre de conflits, sillonné par les avions de chasse ennemis ou alliés, apporte à Arnaud d’Hauterives son premier rêve de jeunesse : devenir aviateur. Hélas, pour raisons de santé, il ne peut poursuivre cette vocation, qui se transforme cependant en passion assouvie pour le vol à voile.

C’est sur les conseils de sa mère, qui admirait ses capacités pour le dessin, qui est « la probité de l’art », comme le disait Ingres, qu’Arnaud d’Hauterives s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de Reims. C’est pour lui une révélation, et il entre en 1955 à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, dans les ateliers de Legueult pour la peinture, et de Goerg pour la gravure.
Premier Grand Prix de Rome en 1957, il réside quatre ans à la Villa Médicis (1958-1961), sous la direction de Jacques Ibert puis de Balthus avec qui il se lie d’amitié. Puis, de 1964 à 1966, il séjourne à la Casa de Velasquez à Madrid.

L’histoire mouvementée de sa famille, qui s'installa en Louisiane et devint américaine en 1803, puis revint en France un siècle plus tard, a certainement donné à Arnaud d’Hauterives son ouverture sur le monde et son goût prononcé pour les voyages. Dès le début de sa carrière, il sillonne la planète. Les voyages d’études qu’il effectue auprès de différentes peuplades du Cameroun, du Népal, des Amériques, de Sibérie lui permettent notamment de découvrir les arts primitifs. 
Ses voyages ont fait découvrir à Arnaud d’Hauterives la mer, qui occupe une grande place dans son œuvre, et il devient en 1981 Peintre officiel de la Marine.

La peinture d’Arnaud d’Hauterives donne également une grande place à la femme ; Georges Cheyssial, dans son discours de réception d’Arnaud d’Hauterives à l’Académie des Beaux-Arts le 30 octobre 1985, a dit « …pour vous, les déesses que vous mettez en scène n’ont pas la sereine certitude de celles descendant de l’Olympe. Tout aussi belles, mais d’une autre beauté, elles portent en elles le doute d’un paradis accessible et la certitude d’une vie traversée d’orages et de passions. »

Arnaud d’Hauterives expose dans le monde entier : en Russie, en Espagne, à Taïwan, à Johannesburg, en Allemagne, à Rio, à Pékin, et bien entendu en France. Son œuvre est présente dans plusieurs musées français (collections de l’Etat, Musée de la Marine, Musées de Fontainebleau et de Châlons-sur-Saône) et étrangers (Musée des Beaux-Arts de la Nouvelle-Orléans – Etats-Unis), ainsi que dans de nombreuses collections privées (Etats-Unis, Canada, Pays-Bas, Belgique, Suède, Allemagne, Australie, Brésil, Afrique du Sud, Colombie, Kenya, Gabon et Côte d’Ivoire).

En 1986, Arnaud d’Hauterives est nommé Conservateur du Musée Marmottan-Monet. Il y est l’artisan d’un développement spectaculaire, mobilisant de prestigieux mécènes, attirant un public toujours plus nombreux vers ce véritable temple de l’Impressionnisme.

Le talent et le dévouement d’Arnaud d’Hauterives à la cause des arts et des artistes le conduisent à occuper de nombreuses fonctions administratives ou honorifiques : direction du Salon des Artistes Français, Président de la société internationale des beaux-arts, membre de nombreuses académies étrangères.

Elu membre de la section de peinture de l’Académie des Beaux-Arts le 13 juin 1984 au fauteuil de Jean Souverbie, il est Président de cette Compagnie en 1987, 1991 et 1996, année où il est élu Secrétaire perpétuel, succédant à l’architecte Bernard Zehrfuss.

Arnaud d'Hauterives a reçu récemment le Grand Prix et la Médaille du Fuji Art Museum de Tokyo. Il a également été nommé Grand Officier de l'ordre du Mérite culturel de Roumanie.




Principales œuvres

- Peintures : - 1959. Le Port de Gênes. - 1959. Les Oiseaux. - 1961. Décoration pour les magasins Innovation, Bon Marché de Bruxelles. - 1963. Paysage du Morvan. - 1966. Torero mort. - 1967. Les filles du feu. - 1967-1984. Le Canapé violet. - 1970. Les oiseaux de nuit. - 1974. Le châle indien. - 1976. Les amies. - 1977. Hommage à Edgard Varèse. - 1977. La Gerboise. - 1977. Virgilius. - 1978. L'ombre. - 1980. Le Jardin des Délices. - 1983. Catacombes. - 1985. América. - 1985. La sieste à Trébizonde I. La sieste à Trébizonde II. - 1985. Ciel. - 1986. Le ciel se couvre. - 1986. La Guerre I. La Guerre IILa Guerre III. La Guerre IV. - 1987. L'esseulée. - 1987.L'armoire aux souvenirs.
- Ouvrages illustrés : - Les Fleurs du Mal (de Ch. Baudelaire). - Les Paradis artificiels (de Ch. Baudelaire). - Journaux intimes (de Ch. Baudelaire). - Le Lion vert. - Les beautés de l'Europe. - Don Juan.

Principales collections publiques

- En France : Collections de l'État, musée de la Marine (palais du Trocadéro, Paris), Musée de Fontainebleau et musée Denon (Chalon-sur-Saône).
- À l'étranger : Musée des Beaux-Arts de la Nouvelle Orléans.

Principales collections privées à l'étranger : États-Unis, Canada, Pays-Bas, Belgique, Suède, Allemagne, Australie, Brésil, Afrique du Sud, Colombie, Kenya, Gabon et Côte-d'Ivoire.

Principales publications

- 1993. Hommage à Yves Brayer (préface du catalogue de l'exposition consacrée au peintre, musée Marmottan). - 1994. La Nouvelle Vague : l'estampe japonaise de 1868 à 1939 dans la collection Robert O. Muller (avant-propos du catalogue, musée Marmottan)

Biographie et bibliographie

Dictionnaire des Peintres, Sculpteurs, Dessinateurs et Graveurs, par E. Bénézit, Paris, 1976, t. V, p. 434. - D'Hauterives, par A. Laurencin et A. M. de Bellefort, musée de Chalon-sur-Saône, 1982. - "Discours prononcé par Georges Cheyssial lors de l'installation d'Arnaud d'Hauterives, 30 octobre 1985", Publications de l'Institut de France, 1985, n°15. - Hauterives ou l'Au-delà psychologique, par P. Dehaye, R. Cogniat et A. M. de Bellefort, Château de Vascuil, 1990. - L'Art, arme des âmes, par P. Dehaye, Toulon, 1994. -

Commandeur de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Officier des Palmes Académiques
Commandeur des Arts et Lettres
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