Jean-Michel OTHONIEL
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né à Saint-Etienne

Jean-Michel OTHONIEL

Section II : Sculpture
Fauteuil V

Élu membre de l'Académie des Beaux-Arts,
le 14 novembre 2018, au fauteuil de Eugène Dodeigne



  • Biographie
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Né en 1964 à Saint-Etienne, Jean-Michel Othoniel a, depuis la fin des années 1980, inventé un univers aux contours multiples. Explorant d’abord des matériaux aux qualités réversibles tels le soufre ou la cire, il utilise le verre depuis 1993.
Ses oeuvres prennent aujourd’hui une dimension architecturale et rencontrent volontiers des jardins ou des sites historiques à travers des commandes publiques ou privées dans le monde entier.
Privilégiant les matériaux aux propriétés poétiques et sensibles, Jean-Michel Othoniel commence par réaliser, au début des années 1990 des oeuvres en cire ou en soufre qui seront présentées dès 1992 par Jan Hoet à la Documenta de Cassel.
L’année suivante, l’introduction du verre marque un véritable tournant dans son travail. Collaborant avec les meilleurs artisans de Murano, il explore les propriétés de ce matériau qui devient dès lors sa signature. La délicatesse du verre et la subtilité de ses couleurs participent du vaste projet de l’artiste : poétiser et réenchanter le monde.
En 1994, il participe à l’exposition « Féminin/Masculin » au Centre Georges Pompidou à Paris dans laquelle il présente une série d’oeuvres en soufre ainsi qu’une installation-performance My Beautiful Closet mettant en scène des danseurs filmés dans l’obscurité d’un placard.

En 1996, il est pensionnaire à la Villa Médicis à Rome. C’est à partir de ce moment qu’il commence à faire dialoguer ses oeuvres avec le paysage, suspendant des colliers géants dans les jardins de la
Villa Médicis, aux arbres du jardin vénitien de la Collection Peggy Guggenheim (1997), ainsi qu’à l’Alhambra et au Generalife de Grenade (1999).

En 2000, Jean-Michel Othoniel répond pour la première fois à une commande publique et transforme la station de métro parisienne Palais-Royal – Musée du Louvre en Kiosque des Noctambules. Sa création se partage dès lors entre les lieux publics et les espaces muséaux ; en 2003, pour l’exposition « Crystal Palace » présentée à la Fondation Cartier pour l’art contemporain à Paris et au MOCA de Miami, il fait réaliser à Venise et au Centre international du Verre à Marseille (Cirva) des formes de verre soufflé, destinées à devenir d’énigmatiques sculptures, entre bijoux, architectures et objets érotiques. L’année suivante, en 2004, une invitation du musée du Louvre à exposer dans les salles mésopotamiennes, dans le cadre de l’exposition « Contrepoint », est pour lui l’occasion de réaliser ses premiers colliers autoportant, dont la grande Rivière Blanche acquise ensuite par le Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

Le voyage est un des thèmes récurrents de son travail. Cette idée de voyage est mise en lumière avec le projet Le Petit Théâtre de Peau d’Âne (2004, collection Centre Pompidou), inspiré de petites
marionnettes trouvées dans la maison de Pierre Loti et présenté sur la scène du Théâtre de la Ville de Rochefort puis au Théâtre du Châtelet à Paris. Cultivant l’art de réconcilier les contraires, l’artiste fait dialoguer le poétique et le politique, dans son Bateau des larmes : hommage aux exilés, réalisée à partir d’une barque de réfugiés cubains trouvée à Miami couverte d’une cascade de perles de couleurs
se transformant en d’énormes larmes de cristal limpide, cette oeuvre est exposée à l’occasion de Art Unlimited 2005. A l’occasion d’un séjour en Inde en 2010, il travaille avec les verriers de Firozabad
avec lesquels il réalise une série d’oeuvres qui seront présentées l’année suivante au Centre Georges Pompidou à Paris dans son exposition « My Way ».

En 2012, une invitation du musée Delacroix à Paris lui permet de dialoguer avec ce lieu chargé d’histoire, à travers une série de sculptures inspirées de l’architecture des fleurs et de planches de son
Herbier Merveilleux. Au printemps 2013, le Mori Art Museum de Tokyo lui commande, pour son 10ème anniversaire, Kin no Kokoro, monumental coeur de perles de bronze doré installé de façon pérenne dans le jardin japonais Mohri Garden, lui offrant ainsi l’occasion d’orchestrer la rencontre entre les thèmes récurrents de son travail et la symbolique sacrée extrême orientale.

L’année 2015 est marquée par la réalisation d’un projet d’exception : le réaménagement, avec le paysagiste Louis Benech, du bosquet du Théâtre d’Eau dans les jardins du château de Versailles. Pour cette commande, passée à l’issue d’un concours international, Jean-Michel Othoniel crée trois sculptures fontaines en verre doré, inspirées des chorégraphies du Maître de danse du roi Louis XIV, Raoul-Auger Feuillet. L’artiste réalise, avec Les Belles Danses, la première oeuvre pérenne au sein du palais commandée ainsi à un artiste contemporain. Développées comme un projet d’architecture, ces trois sculptures fontaines répondent à quelques-unes des grandes orientations que le travail de l’artiste a récemment empruntées : la dimension monumentale et la relation à l’histoire qui sont de plus en plus au nombre de ses singularités.

En septembre 2016, Jean-Michel Othoniel dévoile une oeuvre d’art totale et monumentale, Le Trésor de la cathédrale d’Angoulême, sur laquelle il a travaillé pendant plus de huit ans. Ses oeuvres sont conservées dans les plus grands musées d’art contemporain, fondations et collections privées du monde.


28 mars 2019 : installation monumentale créée en dialogue avec le Musée Jean Nouvel au Qatar



16 mars - 8 juin 2019 : exposition personnelle Oracles à la galerie Perrotin.
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19-23 février 2019 : participe à l'exposition Artistes à la Une -Togeth’Her, pour la liberté des femmes à l'Hôtel de la Monnaie.



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