Edith CANAT DE CHIZY
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De nombreuses informations sont disponibles sur le site internet de Edith CANAT DE CHIZY.

née à Lyon
le 26 mars 1950

Edith CANAT DE CHIZY

Section V : Composition musicale
Fauteuil VI

Compositeur

Élue membre de l'Académie des Beaux-Arts,
le 19 janvier 2005, au fauteuil de Daniel-Lesur


Présidente de l’Académie des Beaux-Arts en 2017

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Emblème d'Edith Canat de Chizy (broche représentant une partition enroulée à l'archet d'un violon, réalisée par l'orfèvre Jacques Brugeron)

Dans le milieu de la musique contemporaine, Edith Canat de Chizy occupe une place à part, caractérisée par son indépendance vis-à-vis des esthétiques dominantes et sa liberté d’écriture et d’expression. Son œuvre, riche d’une cinquantaine d’opus, distinguée à de nombreuses reprises, s’impose par la singularité de son langage, particulièrement sensible dans ses œuvres pour cordes, et notamment dans son récent concerto pour alto et orchestre Les Rayons du Jour, évoquant la trajectoire lumineuse et tragique de Nicolas de Staël. La critique a souvent relevé l’originalité de sa démarche, en marge de tout système, visant à mettre en évidence, par un certain traitement de la matière sonore, l’énergie et le mouvement.

Elue en 2005 à l’Académie des Beaux-Arts, Edith Canat de Chizy (née le 26 mars 1950) est la première femme compositeur à entrer à l’Institut de France. Violoniste de formation, Edith Canat de Chizy est licenciée d’Art et Archéologie et de Philosophie de l’Université de Paris-Sorbonne. Elle fait ses études musicales au Conservatoire National Supérieur de Paris où elle obtient successivement les premiers prix d’harmonie, de fugue, de contrepoint, d’analyse, d’orchestration et de composition.

Elle étudie d’abord avec Ivo Malec, puis fait en 1983 la rencontre décisive de Maurice Ohana dont elle devient l’élève. Parallèlement, elle travaille l’électroacoustique au C.N.S.M. et dans le cadre du Groupe de Recherches Musicales.
Son œuvre, qui a fait l’objet de nombreuses commandes du Ministère de la Culture et de Radio France ainsi que d’orchestres et ensembles de grande renommée (Orchestre de Paris, Nederlands Kamerkoor, Ens. Musicatreize…), a reçu diverses récompenses : de la SACEM (Prix Hervé Dugardin (1987) et Georges Enesco (1991), de la SACD (Prix « Jeune Talent Musique » 1998), de l’Académie des Beaux-Arts (Prix Paul-Louis Weiller (1992) ; une distinction exceptionnelle pour son concerto pour violoncelle Moïra au Concours Prince Pierre de Monaco (1999) et le Prix de la Tribune Internationale des Compositeurs de l’UNESCO pour son œuvre Yell (1990). En 1997/98, elle est accueillie comme « compositeur en résidence » à l’Arsenal de Metz. En 2000, elle est nominée aux Victoires de la Musique pour son concerto de violon Exultet.

Parmi ses autres œuvres les plus marquantes, on peut citer Canciones pour douze voix mixtes (1992), Le Tombeau de Gilles de Rais (1993), ses trois quatuors à cordes Vivere, (2000), Alive (2003) et Proche invisible (2010), ses pièces pour orchestre dont Omen, créé en octobre 2006 par l’Orchestre National de France, et Pierre d’éclair, créé en mars 2011 par l’Orchestre National de Lyon, ainsi qu’Over the sea, sa première œuvre avec électronique créée le 11 Mai 2012.
Son disque monographique Moving chez Aeon, consacré à certaines de ses œuvres pour cordes, a remporté un vif succès auprès du public et le Coup de cœur de l’Académie Charles Cros.
En juillet 2003, son deuxième quatuor à cordes Alive était l’œuvre imposée au Concours International de Quatuor à Cordes de Bordeaux.
Son concerto pour alto Les Rayons du jour, commande de l’Orchestre de Paris, créé en février 2005 par Ana-Bela Chaves sous la direction de Christoph Eschenbach a été salué par la critique.
La SACEM lui décerne en 2004 le Grand Prix de la Musique Symphonique.
Elle reçoit en 2016 le Grand Prix du Président de la République de l’Académie Charles Cros pour l’ensemble de son œuvre.

"Je cherche une matière sonore impalpable qui soit toujours en mouvement. C'est pourquoi j'aime particulièrement écrire pour les instruments à cordes qui permettent de donner à la musique ce caractère fugitif et vibratile."

"Le peintre utilise souvent un détail net et précis au centre du tableau à partir duquel irradient ses sompteux accords de couleurs. De même, mon espace sonore se constitue souvent à partir d'un élément précis (une note, un accord) diffracté peu à peu de multiples résonances."


"Je suis particulièrement attachée à ce terme de puissance : la puissance créatrice transcende toutes les esthétiques et toutes les chapelles. Elle ouvre sur un monde qui nous dépasse, elle y prend sa source aussi. Nous sommes alors dans la dimension du mystère, au sens étymologique du terme, ce qui est caché, là où d'autres pourraient parler de "sacré".


Chevalier de la Légion d'Honneur
Officier de l'Ordre National du Mérite
Commandeur des Arts et Lettres

Par arrêté du 25 septembre 2017, Edith Canat de Chizy a été promue au grade de Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres.



5 novembre : l'oeuvre « En noir et or » interprétée par le Quatuor VanKuijk à Budapest.



23 octobre : création mondiale au THSH Birmingham de son oeuvre En noir et or, par le Quatuor à cordes n°4 (en référence au tableau de J.A. Whistler Nocturne en noir et or), Quatuor Van Kuijk puis le 27 octobre au Barbican Centre London.
Commande d'ECHO, du Festspielhaus Baden-Baden et de la Philharmonie de Paris.




A l’occasion du centenaire de la bataille du Chemin des Dames (avril-octobre 1917), Edith Canat de Chizy présente une création, Le Front de l’Aube, s’appuyant sur un livret de Maryline Desbiolles construit autour de l’idée de « chemin d’en haut », pour orchestre, choeur d'enfants et baryton solo.

Vendredi 13 octobre à la Cathédrale de Laon, samedi 14 octobre au Théâtre Jean Vilar, dimanche 15 octobre à la Cité de la musique à Soissons.

Plus d'informations



2 avril, 17h : sa création mondiale Staël. Peindre l'inacessible, mélologue d'après les Lettres de Nicolas de Staël, sera interprétée par Paris Mozart Orchestra sous la direction de Claire Gibaut, et avec Nathalie Dessay, Salle Rossini dans le 9e arrondissement de Paris.



23 mars, à 20h : création mondiale du Concerto pour violon n°2 de son œuvre Missing à la mémoire de Devy Erlih par l'Orchestre national de France dirigé par John Storgards, au Grand Auditorium de Radio-France. Ce concert a été diffusé en direct sur France Musique.
Il est disponible à la réécoute ici.



6 mars : création mondiale de Staël. Peindre l'inacessible, mélologue d'après les Lettres de Nicolas de Staël, avec Paris Mozart Orchestra sous la direction de Claire Gibaut, et avec Nathalie Dessay, à la Philharmonie de Paris.




La pièce Pierre d'éclair de son CD "Over the sea" édité par le label FY-Solstice a été sélectionné par le Grand Prix Lycéen des Compositeurs 2017.



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