Académie des Beaux-Arts
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Symbole d'une institution


Minerve, en bronze, (XIXe Siècle)


"Minerve"

Minerve est la protectrice de l’Institut de France et des cinq Académies. Apparentée à l’Athéna grecque, cette déesse guerrière est parfois représentée debout, casquée, portant une cuirasse et armée d’une lance. Fille de Zeus (Jupiter), sortie toute armée du cerveau de celui-ci, elle personnifie la vivacité de l’intelligence créatrice et préside à toutes les manifestations du génie humain.

Nulle mieux que la déesse de la Sagesse, des Sciences et des Arts ne pouvait symboliser l’Institut national des Sciences et des Arts, créé en 1795. On doit à Antoine Rambert Dumarest, membre de l'Académie des beaux-arts, la représentation de Minerve qui illustre tous les documents de l’Institut et des Académies.

   

 

"Habit vert"

Mais d’autres éléments symbolisent l’Académicien, notamment le costume, le célèbre habit vert. C’est en 1801 que le Premier Consul Bonaparte demandera à l’architecte Jean-François Chalgrin de dessiner le costume des Académiciens. De drap noir, brodé de soie vert foncé, auquel s’ajoute un bicorne agrémenté de plumes d’autruche noires, il est réservé aux seuls Académiciens et Associés étrangers, les Correspondants n’ayant pas droit au port de l’habit.


Edouard DETAILLE (1848-1912)
Bonaparte siègeant parmi les membres de l'Institut.
Aquarelle originale signée avec étude de cavalier au verso.
Rare interpréation du 1er Consul en pied portant l'habit de l'Institut
de France, bleu à broderies vertes, culotte de soie noire.

 

   

"L'épée"

Une épée venait compléter cette allure solennelle. En 1687, les membres de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture furent invités à déposer leurs armes personnelles au seuil du siège de leur Assemblée : il s’agissait alors de respecter l’interdiction des duels promulguée par Richelieu quelques décennies auparavant. La nouvelle épée symbolise par son ornementation, l’idéal, la carrière, la philosophie du nouvel élu. Dès son origine, l’épée d’académicien ne fut pas conçue comme une arme mais comme le portrait de celui qui l’arbore : elle est à la fois souvenir, reflet et espoir.

Loin d’annoncer quelques luttes à venir, elle est signe d’existence et par là, impose le respect.

Elle est aussi la force d’une œuvre d’art qui illustre, à travers de précieux matériaux, un parcours, un esprit, un envol. Elle est la lame qui adoube ceux que leurs pairs ont jugés dignes d’accéder à l’Académie. Signe de reconnaissance, ne frappant que pour la défense de la culture, des arts, des lettres et des sciences, elle renforce l’idée d’une Minerve pacifique.

 

 

   
   

 

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