Académie des Beaux-Arts
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Prix de la Fondation Simone et Cino Del Duca

La Fondation Simone et Cino del Duca, abritée sous l’égide de l’Institut de France depuis le décret du 25 janvier 2005, poursuit les missions et objectifs fixés par Simone del Duca, correspondant de l’Académie et généreuse donatrice, décédée en mai 2004.

À côté de nombreux grands prix internationaux, aides et subventions, Simone del Duca a souhaité créer en 1995 des prix artistiques destinés à récompenser peintres, sculpteurs et musiciens. Jusqu’en 2005, un prix annuel consacré aux arts plastiques était remis en alternance chaque année à un peintre et un sculpteur, et un prix de musique attribué en alternance à un interprète français, soliste de moins de quarante ans, et à un compositeur pour l’ensemble de son œuvre.

De 2005 à 2013, trois prix équivalents ont été remis annuellement à des lauréats proposés par les sections de peinture, sculpture et composition musicale, des aides complémentaires étant versées à de jeunes musiciens.

Depuis 2014, un Grand Prix artistique, de dimension internationale, d’un montant de 100 000 euros, est alternativement remis en peinture, sculpture ou composition musicale, ainsi que deux prix de confirmation de 25 000 euros chacun décernés dans les disciplines non attributaires du Grand Prix. En musique, le prix est partagé entre un prix de commande (15 000 €) et un prix d’interprétation (10 000 €).

  • Edition 2017
  • Edition 2016
  • Edition 2015
  • Edition 2014
  • Edition 2013
  • Edition 2012
  • Edition 2011
  • Edition 2010
  • Edition 2009
  • Edition 2008
  • Edition 2007
  • Edition 2006
  • Edition 2005
  • Edition 2004
  • Edition 2003
  • Edition 2002
  • Edition 2001
  • Edition 2000
  • Edition 1999
  • Edition 1998
  • Edition 1997
  • Edition 1996
  • Edition 1995

  • Jean-Michel Alberola (DR)

    Le Grand Prix artistique de la Fondation Simone et Cino Del Duca a été attribué, sur proposition de la section de peinture, à Jean-Michel Alberola.

    Né en 1953 à Saïda en Algérie, Jean-Michel Alberola est une figure majeure de la scène artistique française contemporaine. Il expose pour la première fois en 1982 aux ateliers de l’ARC, musée d’Art moderne de la Ville de Paris et réalise sa première exposition personnelle à la galerie Templon à Paris, qui le représente toujours aujourd’hui. Depuis 1991, il enseigne à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris.
    Évoluant entre abstraction et figuration, réflexions artistiques et questionnements politiques, Jean-Michel Alberola développe depuis une trentaine d’années une œuvre singulière en réaction à l’état du monde. Peintures, néons, films, textes, objets, installations, sculptures, murs peints, tracts, etc., sont les différentes facettes d’un travail qui interroge la fragilité de la beauté, l’ambiguïté du regard, le rôle de l’artiste et les finalités de l’art.
    « Pour lui, ce qui est autour de la peinture est aussi la peinture. En convoquant l’hétéroclite il provoque l’affrontement des dissonances qui, bien que provenant d’autres mondes, parlent la même langue, l’Alberola » (Philippe Garel).
    Ses œuvres sont présentes dans de nombreux musées en France comme à l’étranger. Une importante exposition, « L’aventure des Détails », lui été consacrée au Palais de Tokyo en 2016.

    Il participe actuellement à l’exposition collective « La plume et le crayon », au Fonds régional d’art contemporain de Picardie (Maison de la Culture d’Amiens) du 28 janvier au 16 juin 2017.



    Le Prix de confirmation de la Fondation Simone et Cino Del Duca a été attribué, sur proposition de la section de sculpture, à Jephan de Villiers.


    Né en 1940 au Chesnay, Jephan de Villiers est l’un des représentants en France et en Europe d'un art dit "singulier".
    Vers l’âge de quatorze ans, il réalise ses premières peintures et sculptures, et construit d’immenses villages de terre et d’écorces. Dans les années soixante, la découverte de l'atelier de Brancusi reconstitué au musée d'art moderne de Paris donne naissance à une série de sculptures de plâtre blanches filiformes, « les Structures Aquatiales ».
    Il s’installe à Londres en 1967 et expose dès lors régulièrement son travail. Au cours d'un voyage à Bruxelles en 1976, Jephan de Villiers découvre la forêt de Soignes et ramasse le premier bois, préfiguration du « Voyage en Arbonie », une civilisation sortie de son imagination.
    « Chargées d'un humanisme tendre et sensible, les œuvres de Jephan de Villiers consistent en la représentation unique et constante d'un peuple miniature imaginaire "Le peuple sous l'écorce". Ce peuple est fait d'êtres aux visages étonnés, aux allures fatalistes qui semble condamné à une errance pathétique dans un voyage au bord du monde. A l'aide de feuilles, de brindilles, d'amadou et de divers vestiges forestiers associés dans leurs réalisations, Jephan de Villiers s'attache à donner à ce peuple les attributs d'un rituel mystérieux et conjuratoire, livres, écritures, bâtons rituels, totems, charriots de déambulations, etc. » (Jean Anguera).
    De très nombreuses expositions lui ont été consacrées. Ses sculptures sont présentes dans des lieux publics ouverts, musées et nombreuses collections privées. Il travaille aujourd’hui près de l’estuaire de la Gironde en Charente-Maritime.
    (crédit Galerie Soulié)

    Le communiqué de presse (Peinture, Sculpture)



    Le Prix de commande a été décerné, sur proposition de la section de composition musicale, au compositeur Frédéric Verrières.


    Né en Belgique en 1968, Frédéric Verrières apprend la musique d’oreille et étudie le piano au Conservatoire Royal de Bruxelles avant d'intégrer le Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans les classes de Marc-André Dalbavie, Gérard Grisey, Michaël Levinas, François Théberge et Gabriel Yared. En 1997, il obtient un premier prix de composition à l'unanimité et suit deux ans plus tard le Cursus de composition et d'informatique musicale de l'Ircam. Il est pensionnaire à la Villa Médicis à Rome en 2001.
    Il écrit de la musique instrumentale, et compose pour le cinéma, le théâtre et l’opéra.
    Sa musique est étroitement liée aux œuvres du répertoire musical universel, avec lesquelles il tisse des liens paradoxaux : il rencontre la musique de Bach, Debussy, Puccini, Coltrane, Ellington, le flamenco, le folklore des Balkans ou de Centrafrique la Chanson française, l’électro et s’associe librement à ces différents styles.
    Son travail de création apparaît, dit-il, « par le prisme d’un genre préexistant qu’il utilise comme point de départ pour composer des fantasmagories musicales et créer une nouvelle œuvre. Comme dans un théâtre d’ombres portées, l’image première, la forme et le style du modèle se mettent à trembler entre reconnaissance et transgression. »
    Il a été récompensé par la SACEM en 2000 avec le Prix de la meilleure création contemporaine, par la SACD en 2003 avec le prix « Nouveau Talent Musique ». Son opéra The Second Woman, mis en scène par Guillaume Vincent et créé au Théâtre des Bouffes du Nord en 2011 a reçu le prix de la « Meilleure création musicale d’un compositeur français » par le Syndicat Professionnel de la Critique de Théâtre, Musique et Danse.
    (crédit Delphine Tanguy)



    Le Prix d'interprétation a été décerné, sur proposition de la section de composition musicale, à la violoncelliste Emmanuelle Bertrand.


    Née en 1973 à Firminy dans la Loire, Emmanuelle Bertrand est l’une des violoncellistes les plus brillantes de la jeune école française. Diplômée des Conservatoires nationaux supérieurs de Lyon et Paris, lauréate du Concours International Rostropovitch, Premiers Prix du Concours de Musique de Chambre du Japon et de l’Académie Internationale Maurice Ravel, elle mène une carrière internationale consacrée au répertoire et à la création. Elle est dédicataire d’œuvres de Bernard Cavanna, de Thierry Escaich, de Pascal Amoyel, de Nicolas Bacri et d’Edith Canat de Chizy, et crée des spectacles tels que Le Block 15, ou la musique en résistance mis en scène par Jean Piat en 2005, ainsi que le Violoncelle de guerre en hommage à Maurice Maréchal.
    Passionnée de musique de chambre, elle forme depuis quinze ans un duo avec le pianiste Pascal Amoyel avec lequel elle explore autant d’œuvres inédites que de grand répertoire. Elle enseigne la musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique Paris et le violoncelle au Conservatoire de Gennevilliers ainsi que lors de masterclasses internationales.
    Victoire de la musique en 2002, elle est élue Artiste de l’Année 2011 par le magazine Diapason et les auditeurs de France Musique. Elle est directrice artistique du Festival de Violoncelle de Beauvais depuis 2012 et marraine de l’Estival de la Bâtie (Loire).
    (crédit François Escoffier)

    Le communiqué de presse (Composition musicale)

  • Le Grand Prix artistique décerné en Composition musicale en 2016 a été attribué à Peter Eötvös.

    Peter Eötvös est né en 1944. Il a suivi l’enseignement de Janos Visky à la prestigieuse Académie Franz Liszt de Budapest. Il a également reçu les conseils de Zoltan Kodaly.
    Comme compositeur, il fut très jeune engagé sur toutes sortes de fronts différents, y compris pour des musiques de film et de cirque. Il gardera une curiosité naturelle pour une infinité de musiques de genres et de provenances différents, souvent éloignées du strict champ de la musique dite « sérieuse ».
    Disciple de Karlheinz Stockhausen à Cologne à partir de 1970, il se rapproche ainsi de l’avant-garde européenne, en particulier de la mouvance de la musique électronique autour de la WDR de Cologne. Il est aussi présent en France, et deviendra dès 1979 directeur musical de l’Ensemble Intercontemporain (EIC) créé par Pierre Boulez (jusqu’en 1991). Il sera également chef principal invité de l’Orchestre symphonique de la BBC de 1985 à 1988.
    Comme compositeur, il obtiendra un premier grand succès avec son opéra Chinese opera, en 1986. C’est dans ce genre qu’il va gagner une réputation internationale, en particulier avec Trois Sœurs, d’après Tchekov, créé à l’Opéra de Lyon, suivi par Lady Sarashina et Love and other demons (2007). Ses Angels of America ont été créés en 2004 à Paris (Théâtre du Chatelet) et ont fait l’objet de plusieurs productions. Toutes ces œuvres ont en commun une originalité très profonde de facture, alliée à un travail personnel sur les rapports texte/musique, extrêmement fouillés.
    Son œuvre comprend en outre de nombreuses pièces instrumentales ou pour orchestre, dont plusieurs sont inscrites au répertoire d’ensembles internationaux.
    Peter Eötvös est membre de l’Akademie der Kunste de Berlin. Il poursuit une carrière brillante de chef d’orchestre à la tête des formations les plus en vue, en Europe, aux Etats Unis et au Japon. Peter Eötvös est également un humaniste qui a créé une Fondation pour les jeunes chefs d’orchestre et compositeurs.

     



    Le Prix de confirmation en Peinture
    a été décerné en 2016 à Stéphane Pencréac’h.

    Stéphane Pencréac’h est né à Paris en 1970 où il vit et travaille.
    Peintre figuratif, dessinateur mais également sculpteur : d’un geste libre et dynamique et dans une gamme chromatique plutôt sombre qui correspond parfaitement aux sujets traités, il se confronte à des sujets d'actualité brûlants avec sa panoplie sinistre et dramatique de victimes et de destructions. Sa peinture n'est ni décorative, ni monochrome.
    De nombreuses expositions personnelles ont permis au public de découvrir son œuvre dans les galeries, notamment à la galerie Anne de Villepoix, la galerie Trafic, la galerie Beaubourg ou la galerie Charlotte Moser à Genève, ainsi que dans des institutions publiques telles que le Musée Chagall, le musée d’Art Moderne de Nice, le Musée Frissiras à Athènes et surtout dernièrement à l'Institut du Monde Arabe (2015). De nombreux textes critiques lui ont également été consacrés, sous la plume, notamment, de Philippe Dagen et Richard Leydier.




    Le Prix de confirmation en Sculpture a été décerné en 2016 à Damien Cabanes.

    Né en 1959 à Suresnes, Damien Cabanes s'est formé à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris de 1978 à 1983.
    A 34 ans, l’artiste, qui a commencé son itinéraire par la peinture, se met à travailler avec détermination le volume. De fait, comme il le souligne lui-même, il a toujours été attiré par le volume dans la peinture et par la couleur dans la sculpture. Peu à peu, il a mixé les deux approches et soudain la couleur est devenue un élément essentiel de sa sculpture. Dans sa démarche artistique, ces deux disciplines, la peinture et la sculpture, vont donc de pair et se renvoient sans cesse l'une à l'autre, permettant à sa vision d'évoluer en s'affinant ; il va les pratiquer à égalité.
    Pour ses œuvres, Cabanes utilise les matériaux suivants : le plâtre, la terre, le polystyrène, la résine époxy ou encore la gouache. De façon prépondérante ses dernières réalisations en terre cuite émaillée se tournent vers la figuration. Elles nous donnent à contempler toute une galerie de personnages d'une taille majoritairement située entre 50 cm et 1 m. Chaque personnage semble atteint d'une sorte de mélancolie, être l'objet d'un abandon ou d'une blessure singulière à laquelle il parait résigné.


  • Portrait de l’artiste dans son atelier, 2008 © Andreas Mühe

    Le Grand Prix artistique, décerné en Sculpture en 2015, été attribué à Markus Lüpertz, figure majeure de la scène artistique allemande.

    Né en 1941 en République tchèque, le sculpteur, peintre et graveur Markus Lüpertz vit et travaille à Düsseldorf. Après avoir étudié à l'école des beaux-arts de Krefeld et de Düsseldorf, il s'installe à Berlin-Ouest où il crée en 1962 la galerie Großgörschen 35 avec Bernd Koberling et Karl Horst Hödicke. Professeur en 1976 à l’Académie des Beaux-Arts de Karlsruhe, il enseigne par la suite en 1986 à l’Académie des beaux-arts de Düsseldorf qu’il dirige dès 1988.

    Markus Lüpertz appartient à cette génération d’artistes, parmi lesquels Immendorff, Baselitz, Kiefer et Penck dont il est proche, qui ont réinventé l’art allemand d’après-guerre et joué un rôle capital sur la scène de l’art contemporain. S’opposant à l’Art conceptuel, au Pop art et à l’Art minimal qui dominent le milieu artistique des années 1960 et 1970, Markus Lüpertz s’impose par un retour à la « peinture peinture », avec la présentation en 1964 de la série « peintures dithyrambiques ». L’ensemble de son œuvre restera fidèle à ce principe.
    La plasticité, les données inhérentes à la peinture et à la sculpture seront toujours mises au premier plan dans son travail. Cette œuvre se déploie sur une trajectoire qui utilise tous les langages inventés par l’art moderne : il expérimente ainsi l’abstraction informelle, l’abstraction géométrique, l’expressionnisme, de même que les déformations de la figure humaine qu’inventa Picasso. L’art classique l’inspire également, entre autre les œuvres de Poussin et de Corot.

    Ces dernières années, la sculpture de Markus Lüpertz renoue avec les figures mythologiques de la Grèce antique. Cet ensemble d’œuvres propose une reconstruction du corps humain qui bien que foncièrement figurative est habitée par l’abstraction et un fort expressionnisme. La puissance de son modelé et de ses proportions fait de ses sculptures quelque chose d’absolument contemporain qui intègre néanmoins profondément l’art du passé. Cette série aboutira à l’Hercule, une sculpture de 18 mètres de haut installée sur le site de l’ancienne mine de charbon Nordstern Gelsenkirchen en 2010.

    Markus Lüpertz, exposé partout en Europe, bénéficie de sa première rétrospective en France au musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, du 17 avril au 19 juillet 2015.



    Le Prix de confirmation en Peinture a été attribué en 2015 à Marc Desgrandschamps.


    Né à Sallanches en 1960, Marc Desgrandchamps qui s’est formé à l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris entre 1978 et 1981, vit et travaille à Lyon. Figure majeure de la scène artistique française et internationale, il réalise depuis une trentaine d’années une œuvre singulière. Il ne cesse d’expérimenter de nouvelles voies telles que l’expressionnisme ou l’abstraction avant de questionner la photographie et le cinéma. Née de ces hybridations, sa peinture ne se laisse enfermer dans aucun style. Elle représente un monde toujours plus énigmatique et fonctionne comme un piège visuel et mental : des corps évanescents menacés d’effacement par l’emploi de peu de matière, peints dans des couleurs fluides à dominantes froides appliquées en coulures dans des paysages translucides.

    Marc Desgrandchamps ne parle pas de vide, ni d’absence, mais de « battages de cartes ». Son œuvre se veut une interrogation sur ce qu’est le regard, l’étrange association entre nos perceptions immédiates et nos souvenirs, réalisée par notre œil et notre cerveau.

    Plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées en France : aux musées des Sables d’Olonne, de Strasbourg et de Lyon dès 2004, au Centre Pompidou en 2006, au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 2011, ainsi qu’à la Fondation Salomon pour l’art contemporain à Alex en 2013.

    Son œuvre est présente dans de nombreuses collections privées et publiques, notamment au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, au Centre Pompidou, au Fonds national d’art contemporain ou encore au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg.
    (Photo : crédit Renaud Monfourny)

    Le communiqué de presse (sculpture, peinture)





    Le Prix de commande (Composition musicale)
    a été attribué en 2015 à Philippe Leroux.

    Né à Boulogne sur Seine en 1959, Philippe Leroux entre au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris en 1978 dans les classes d'Ivo Malec, Claude Ballif, Pierre Schäeffer et Guy Reibel. Il y obtient trois premiers prix. Il étudie notamment, durant cette période, avec Olivier Messiaen, Franco Donatoni, Betsy Jolas, Jean-Claude Eloy et Iannis Xénakis. Pensionnaire de la Villa Médicis en 1993, il y séjourne jusqu’en 1995. Il enseigne la composition à l'IRCAM dans le cadre du cursus d'informatique musicale de 2001 à 2006, et y compose deux œuvres significatives : Voi(rex) en 2003 et Apocalypsis, œuvre récompensée en 2006 par le prix Salabert. Il rejoint, de 2007 à 2009, en tant qu’artiste en résidence, l'Arsenal de Metz ainsi que l'Orchestre National de Lorraine. Depuis 2011, il est professeur de composition agrégé à la l'université McGill de Montréal et compositeur en résidence à l’ensemble Meitar de Tel-Aviv.
    La musique de Philippe Leroux, toujours très vivante et souvent pleine de surprises, est marquée par un usage original de gestes sonores frappants. Son catalogue, riche de plus soixante-dix œuvres symphoniques, acousmatiques, vocales, pour dispositifs électroniques, et de musique de chambre, est régulièrement interprété et diffusé sur la scène française et internationale. Auteur d’un grand nombre d’articles sur la musique contemporaine, il donne également des conférences et master classes dans maintes universités telles que Berkeley, Harvard, Columbia aux Etats-Unis, à Toronto et Montréal au Canada, ou encore dans les conservatoires de Copenhague et de Moscou.





    Le Prix d'interprétation (Composition musicale)
    a été attribué en 2015 à Fayçal Karoui.

    Né à Paris en 1971, Fayçal Karoui étudie le piano au Conservatoire de Saint-Maur dans la classe de Catherine Collard avant d’entrer au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris, où il obtient en 1997 son premier prix de direction d’orchestre. Lauréat du Concours international de jeunes chefs d'orchestre de Besançon, il devient l’assistant de Michel Plasson à l’Orchestre national du Capitole de Toulouse pendant six ans.
    Directeur musical de l'orchestre de Pau Pays de Béarn depuis 2002, il a su motiver un très important public et populariser la musique classique au-delà de son auditoire traditionnel à travers, notamment, des concerts pour les enfants, à l’université, en prison, à la foire-exposition. L'orchestre programme de nombreuses œuvres de musique contemporaine et Faycal Karoui est à l'origine d’un grand nombre de commandes faites à des compositeurs de toutes tendances esthétiques.
    Grand amoureux de la danse, il a été directeur musical du New York City Ballet de 2006 à 2012. Nommé à la direction musicale de l'Orchestre Lamoureux de 2011 à 2014, il a renoué avec la tradition des commandes aux compositeurs français et fut entre autres le dédicataire de pièces de Guillaume Connesson, Karol Beffa, Nicolas Bacri et Thierry Escaich.
    Invité à diriger de nombreux orchestres français ou étrangers, il accompagne de nombreux solistes dont Tharaud, Bertrand Chamayou, Xavier Phillips, Alexander Ghindin, Gauthier Capuçon, et des artistes lyriques comme Nora Gubisch et Patricia Petibon.

    Le communiqué de presse (composition musicale)

  • Le Grand Prix artistique, décerné en Peinture en 2014, été attribué à Gérard Titus-Carmel.

    Né à Paris en 1942, Gérard Titus-Carmel vit et travaille à Oulchy-le-Château, dans l’Aisne. Après des études de gravure à l’École Boulle à Paris, il choisit de se consacrer exclusivement au dessin, à la peinture et à l’écriture. Dès les années 1970, il travaille essentiellement sur des suites de dessins et de peintures, explorant et analysant des motifs qu’il s’approprie. Entre 1994 et 1996, il réalise une importante série composée de cent cinquante-neuf dessins et d’une grande peinture inspirée de la Crucifixion du retable d’Issenheim de Matthias Grünewald où il interprète et transpose à sa manière ce chef-d’œuvre de la peinture ; cette Suite Grünewald fut accueillie en 2009 dans la grande nef du Collège des Bernardins. On lui doit la réalisation d’œuvres monumentales pour le Ministère des Finances à Paris, la Cité des Congrès de Nantes et l’Espace Olivier Messiaen à Châlons-en-Champagne.

    Figure importante de la scène artistique française et internationale dont l’œuvre est représentée dans une centaine de musées et de collections publiques, il a participé à près de 500 expositions collectives et réalisé plus de 200 expositions personnelles – tant dans les galeries (Daniel Templon, Maeght, puis Lelong, etc.) que dans les musées et grandes institutions publiques. Une douzaine de rétrospectives, parmi lesquelles celle du Musée national d’art moderne en 1978, lui ont été consacrées à travers le monde. Gérard Titus-Carmel a officiellement représenté la France dans des manifestations internationales telles que la Biennale de Paris en 1969, Osaka en 1970, la Biennale d’Alexandrie en 1972, la Biennale de Venise en 1972 et 1984, l’Exposition Universelle de Séville en 1992.

    Parallèlement à son œuvre artistique, Gérard Titus-Carmel est écrivain ; il a publié une quarantaine de livres de poésie, ainsi que des essais sur l’art et la littérature.

     


    Le Prix de confirmation en Sculpture pour l'année 2014 a été attribué à Yukichi Inoué.

    Né au Japon en 1942, Yukichi Inoué arrive en France en 1966 et entre à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Depuis 1978, il est artiste résident à la Commanderie des Templiers de la Villedieu et enseigne la sculpture à l’École municipale d’arts plastiques de la ville d’Élancourt. En 1999, il découvre l'Auvergne et ses paysages volcaniques qui lui rappellent son pays natal. La pierre de lave, « mystérieuse pierre noire », devient son matériau de prédilection. Les œuvres conçues depuis témoignent plus que jamais de la fusion de deux cultures, dans des paysages figurant le monde visible mais évoquant aussi ce qui se dissimule derrière : la mémoire, le temps, les racines, le voyage, la vie.

    Depuis 1972, il a effectué 247 expositions collectives et personnelles en France et à l'étranger, et a réalisé 22 sculptures monumentales en pierre. Il a également participé à de nombreux symposiums internationaux de sculpture en Égypte, Burkina Faso, Belgique, ex-Yougoslavie et France. Yukichi Inoué a été reconnu dans son travail sur la pierre de Volvic par l’obtention du Prix de la Fondation Coubertin au Salon de Mai et du Prix de la Fondation Pierre Gianadda de l’Académie des beaux-arts en 2011.

    Depuis plusieurs années, il développe un projet ambitieux et original : sculpter mille et une têtes dans la pierre d’Okinawa importée spécialement du Japon, en référence à une légende qui dit que dans le temple du XIIe siècle des « Mille et un Bouddhas » de Kyoto, on peut retrouver dans le visage des statues les traits des êtres chers dont on est séparé par l’éloignement ou la mort.

    Le communiqué de presse (peinture et sculpture)



    Le Prix de commande (Composition musicale) a été attribué en 2014 à
    Régis Campo.

    Né à Marseille en 1968, Régis Campo étudie l’écriture et la composition auprès de Georges Bœuf et de Jacques Charpentier au conservatoire de sa ville natale ainsi que la philosophie à la faculté de lettres d’Aix-en-Provence. Il rejoint ensuite le Conservatoire national supérieur de Musique de Paris dans la classe de Gérard Grisey où il obtient un Premier prix de composition en 1995. Il rencontre alors à Paris de grands compositeurs indépendants comme Edison Denisov ou encore Henri Dutilleux.
    Il est pensionnaire de la Villa Médicis, Académie de France à Rome, de 1999 à 2001, puis enseigne la composition au Conservatoire National de Région de Marseille.
    La musique de Régis Campo, souvent qualifiée de ludique est remplie d'humour et de couleurs. Riche de plus de cent soixante œuvres de concert, d'opéra, de film, etc., son catalogue aborde diverses formations instrumentales et vocales. Ses pièces sont créées en Europe et à travers une trentaine de pays du monde entier par les plus grands interprètes.
    Parmi les nombreuses distinctions qui ont déjà salué son parcours, on peut citer le prix des professeurs pour le Grand prix lycéen des compositeurs en 2006 pour son cd « Pop-art » qui a également reçu le Coup de cœur de l’Académie Charles Cros, le Prix Sacem des jeunes compositeurs en 2005, le Prix Pierre Cardin décerné par l’Académie des beaux-arts en 1999, ainsi que le Prix Dutilleux en 1996.



    Le Prix d'interprétation (Composition musicale)
    a été attribué en 2014 à Marie Vermeulin.

    Née à Courcouronnes en 1983, Marie Vermeulin débute ses études de piano avec Jacquline Dussol, puis avec Marie-Paule Siruguet au Conservatoire national de Région de Boulogne avant d’entrer au Conservatoire national supérieur de Musique et de Danse de Lyon dans les classes d’Hortense Cartier-Bresson et d’Edson Elias. Parallèlement, elle étudie pendant quatre ans avec Lazar Berman à Florence, puis à l’Accademia Pianistica Internazionale d’Imola, et se perfectionne auprès de Roger Muraro.
    Elle donne diverses conférences et master-classes en lien avec ses concerts, notamment sur l'œuvre d'Olivier Messiaen, et s'investit dans la musique contemporaine ; elle collabore ainsi avec des compositeurs tels que Mauro Lanza, Ramon Humet, Philippe Fénelon, Alain Louvier, Bruno Ducol ou encore, Pierre Boulez. Sa carrière internationale en Europe et en Asie qu’elle mène depuis une dizaine d’années est jalonnée de plusieurs prix et distinctions : deuxième Grand Prix au concours international Olivier Messiaen en 2007, Premier Grand Prix du Tournoi international de Musique en 2004.


    Le communiqué de presse (composition musicale)

     


  • œuvre de Jean-Michel Meurice

    Le Prix de Peinture de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2013 a été décerné à Jean-Michel Meurice.

    Né en 1938, Jean-Michel Meurice est l’un des cofondateurs du mouvement Supports/Surfaces. Ses œuvres, présentes dans le monde entier au sein de collections publiques et privées, se caractérisent par leur intensité colorée et les traces répétitives et parallèles portées par le pinceau sur des supports variés (films d’aluminium, toile trouée, vinyls…). Jean-Michel Meurice a réalisé des œuvres pour l’architecture dont un plafond pour le Musée Picasso d’ Antibes et le sol des salles d’embarquement de l’Aéroport de Roissy. Il conduit parallèlement depuis 1963 une carrière d’auteur, réalisateur et producteur de films documentaires, pour lesquels il a reçu en 1992 le Grand Prix National de l'Audiovisuel et en 2010 le Grand Prix de la SCAM.

    Responsable de l’Unité de programmes documentaires à Antenne 2 entre 1981 et 1984, il a tenu un rôle majeur dans la fondation de la chaîne de télévision ARTE.

    Il a conçu en 1990 une collection d'investigation géo-politique, « Histoire d'Actualité », pour laquelle il réalise ou co-réalise 24 films parmi lesquels : Apartheid (1990), Palestine, Histoire d'une terre, Colombie, la guerre de la Drogue et Europe, notre histoire. Il est également l’auteur de documents d'investigation, dont Mafia Rouge, « Série noire au Crédit Lyonnais » et « Elf, une Afrique sous influence ».

     

    Le Pr
    ix de Sculpture de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2013 a été décerné à Fábian Sánchez.

    Fábian Sánchez, d’origine péruvienne, vit et travaille en France depuis fort longtemps. De sensibilité surréaliste, il a construit un monde fantasmagorique et parfaitement original à partir d’un matériau de base dont notre mémoire collective est très éprise, la machine à coudre de nos grands-parents.

    Il découpe, articule, engage un système électrique à l’intérieur des éléments d’acier ; il recompose ainsi cette machine pour la transformer en personnages mobiles et particulièrement étranges.

    Ces figures un peu inquiétantes nous mettent en relation avec l’univers fantasque et ludique de l’enfance.

    Le choix d’avoir gardé le métal noir brillant d’origine et les décorations dorées amplifient l’esprit baroque de son œuvre. La maîtrise, la virtuosité technique ajoutent à son œuvre une perfection professionnelle.

     


    Le Prix de Composition musicale de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2013 a été décerné à Pierre Henry.

    Né en 1927, il étudie la musique dès l’âge de sept ans et suit les classes d’Olivier Messiaen, Félix Passerone et Nadia Boulanger au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. De 1944 à 1950, il compose quelques œuvres instrumentales et mène une carrière de musicien d’orchestre en tant que pianiste et percussionniste. Il commence dès lors des recherches sur une lutherie expérimentale.

    En 1948, il compose une première musique de film Voir l’invisible interprétée avec des objets acoustiques. Il rejoint Pierre Schaeffer en 1949 et créent ensemble la Symphonie pour un homme seul en mars 1950. Il dirige les travaux au Groupe de Recherche de Musique Concrète (GRMC) de la radio de 1950 à 1958.

    En 1958, il quitte la R.T.F. et fonde le premier studio privé consacré aux musiques expérimentales et électroacoustiques, APSOME. Il y poursuit seul ses recherches pures, en y associant des techniques nouvelles et des procédés électroniques dont il est l’inventeur. Il autofinance son studio jusqu’en 1982, en réalisant de nombreuses musiques de films, de scènes et publicitaires. En 1955, le chorégraphe Maurice Béjart utilise la Symphonie pour un homme seul. Suivront quinze ballets en collaboration entre les deux artistes. Il collabore par ailleurs avec les chorégraphes Georges Balanchine, Carolyn Carlson, Merce Cunningham, Alwin Nikolaïs, Maguy Marin. Parmi ses nombreuses musiques de films, on peut citer L’Homme à la Caméra de Dziga Vertov. Il réalise enfin des performances avec les plasticiens Yves Klein, Jean Degottex, Georges Mathieu, Nicolas Schöffer, Thierry Vincens.

    Entre 1967 et 1980, Philips produit dix-huit disques des œuvres de Pierre Henry dans la collection Prospective du 21° siècle, et une édition de dix-neuf disques présentant trente-deux œuvres majeures du compositeur.

    En 1982, il est le directeur artistique du nouveau studio SON/RE subventionné par le Ministère de la Culture et la Ville de Paris. Plus de soixante-dix œuvres nouvelles y seront réalisées, dont Intérieur/Extérieur (1996), Histoire Naturelle (1997), La Dixième remix (1998), Les sept péchés capitaux (1998), Une Tour de Babel (1999), Tam Tam du Merveilleux (2000), Concerto sans orchestre (2000), Hypermix (2001), Poussière de soleils (2001), Dracula (2002), Carnet de Venise (2002), Zones d’ombre (2002), Labyrinthe! (2003), Faits divers (2003), Duo (2003), Lumières (2004) et Voyage initiatique en 2005 dans le cadre des soirées “Pierre Henry chez lui III” au domicile du compositeur, Comme une symphonie, hommage à Jules Verne (2005), Orphée dévoilé et plus récemment Pulsations (2007), Objectif terre (2007). A l’occasion de ses 80 ans, il a composé trois œuvres nouvelles, Utopia créée à la Saline Royale d’Arc et Senans, Trajectoire, donnée Salle Olivier Messiaen de Radio France le jour de son anniversaire, ainsi qu’à la Cité de la Musique.

    Les nombreux concerts de ses œuvres sont donnés dans le monde entier, avec le souci constant d'une grande maîtrise de la spatialisation. Novateur dans le domaine de l'exploration du son, défenseur d'une esthétique libre et ouverte, pionnier dans les recherches technologiques, Pierre Henry a ouvert la voie à de nombreux univers des musiques nouvelles, notamment électroniques. Depuis 1995, toute une génération des musiques actuelles lui rend hommage pour ses inventions, reprises pour la plupart par les technologies manufacturées d’aujourd’hui.


  • Antonio Seguí © Mariano Garate

    Le Prix de Peinture de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2012 a été décerné à Antonio Seguì.

    Antonio Seguí, peintre dessinateur graveur et sculpteur, est né à Cordoba en Argentine en 1934 ; à la suite de plusieurs voyages en Amérique latine, Etats-Unis, Europe - et notamment Espagne, il s’établit en France à Paris en 1964. Après quelques tentatives dans le domaine de l’abstraction, avec un intérêt particulier porté à la matière, Seguí entame une aventure picturale en inventant un monde qui n’appartient qu’à lui, aux racines puisées dans la culture et la société latino américaines, mettant en scène d’innombrables petits personnages stéréotypés qui peuplent encore ses images aujourd’hui. Les images qu’il nous propose sont dotées d’un humour féroce et critique, joyeux et tragique à la fois, plaçant l’homme au centre de ses intérêts. Son écriture, originale à tous points de vue, son métier et son savoir faire lui ont permis de s’épanouir tout au long des années et des décennies en évoluant dans la continuité, restant fidèle à ce personnage qu’il a inventé et qui n’est que lui-même.

    Largement reconnu à travers le monde, participant à de nombreuses expositions collectives et surtout personnelles dans des galeries de réputation internationale, dans de prestigieuses institutions muséales (comme en 2005 au Centre Georges Pompidou), dans des fondations et différents centres d’art. Lauréat de plusieurs prix nationaux et internationaux pour la peinture et la gravure, Antonio Seguí a également réalisé des œuvres dans des lieux publics (fresques céramiques, mosaïques, sculptures).



    Le Prix de Sculpture de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2012 a été décerné à Jean Anguera.


    Jean Anguera est né à Paris en 1953. Il s’oriente d’abord vers des études d’architecture qu’il poursuit jusqu’en 1978. Entre temps, il a fréquenté l’atelier du sculpteur César à l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts. Diplômé en architecture, il n’exercera pas cette discipline, mais se consacrera à la sculpture et au dessin.

    Il est particulièrement marqué par l’enseignement de Jacques Bosson, architecte et scénographe, et par les cours de Jacques Lecoq et Gérard Koch.

    Jean Anguera fonde avec Jean Bescos, Pierre Lafon et Laure de Ribier le groupe « Tendre Conspiration » avec lequel il exposera à la galerie Ducroux (Paris-1983) et à la triennale européenne de sculpture au Jardin des Plantes (Paris-1985).

    Ses œuvres douces et massives, monolithes et complexes s’attachent à la représentation de l’homme dans sa dimension d’éternité.

    En 2010, il a reçu le Prix Delmas décerné par l’Institut de France, sur proposition de l’Académie des beaux-arts.

    (photo : Jean Anguera - Haris Yiakoumis 2011)


    Le Pri
    x de Composition musicale de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2012 a été décerné à György Kurtag.

    György Kurtag est né en Roumanie en 1926.
    Il étudie à partir de 1940 le piano avec Magda Kardos et la composition avec Max Eisikovit.
    En 1946, il étudie la composition à l’Académie Ferenc Liszt de Budapest avec Sándor Veress et Ferenc Farkas, la musique de chambre avec Leó Wiener et le piano avec Pál Kadosa. En 1948, il est naturalisé hongrois. Il obtient ses diplômes de piano et de musique de chambre en 1951. Il reçoit pour la première fois le prix Erkel de l’État hongrois et obtient son diplôme de composition en 1955. L’année suivante, le prix Erkel lui est de nouveau décerné.

    Il séjourne à Paris, entre 1957 et 1958, où il étudie avec Marianne Stein et suit les cours de Darius Milhaud et d’Olivier Messiaen. Ces influences, auxquelles s'ajoutent celles des concerts du Domaine Musical dirigé par Pierre Boulez, l'imprègnent des techniques de l'Ecole de Vienne : Arnold Schoenberg et Anton Webern puis des Gruppen de Karlheinz Stockhausen. Ce séjour marque donc profondément ses idées sur la composition. La première œuvre qu’il signe de retour à Budapest, le Quatuor à cordes, est qualifiée d’opus n°1.

    Professeur de piano, puis de musique de chambre à l'Académie de Budapest de 1967 à sa retraite en 1986, il poursuit encore aujourd’hui sa tâche de pédagogue. Le cycle de pièces pour piano destiné particulièrement aux enfants et inspirés de leurs jeux, Játékok (1973-1976) témoigne de son grand investissement dans l’enseignement et d’une approche pédagogique nouvelle.

    En 1987, il est élu membre de la Bayerische Akademie der Schönen Künste à Munich (Académie des Beaux-Arts de Bavière), et de l'Akademie der Künste de Berlin (Académie des arts).

    En 1993 il reçoit le Prix de Composition Musicale de la «Fondation Prince Pierre de Monaco » pour son double concerto Grabstein für Stephan. Il est distingué par le prix Herder de la fondation « Freiherr-vom-Stein » de Hamburg, et du « Premio Feltrinelli » de l'Accademia dei Lincei, Rome. La même année il est invité comme compositeur en résidence à la Wissenschaftskolleg zu Berlin auprès du Berliner Philharmoniker.

    En 1994 il reçoit le prix des compositeurs européens de l’État d’Autriche et le prix Denis de Rougemont de l’Association Européenne des Festivals. En 1952, il réside une année à Vienne comme compositeur et enseignant à la Wiener Konzerthaus. En 1996, il reçoit le prix Kossuth de l’État hongrois pour l’ensemble de son œuvre. En 1996, il est professeur honoraire au Conservatoire Royal de la Haye et séjourne comme invité de plusieurs institutions pendant deux années en Hollande. En 1998 il est Citoyen d'honneur de la République autrichienne et reçoit le prix de la musique de la Fondation Ernst von Siemens.

    György Kurtág ne cherche pas à faire école. Lui-même d’ailleurs ne suit le cours d’aucun « courant » identifié, quoiqu’il s’inscrive de manière délibérée et réfléchie dans la tradition de la musique savante occidentale. Sa position sera toujours restée la même : à l’écoute et à l’écart. Sa musique, aussi marquée soit-elle par quelques grandes figures, exigeantes de préférence, de Machaut à Messiaen et Boulez, en passant par Schütz, Bach, Beethoven, Schumann, Bartók et Webern, ne ressemble à aucune autre, ni dans les formes qu’elle se choisit, ni dans l’allure qu’elle dessine. Conçue comme le recueil fragmentaire de microcosmes musicaux ouverts sur l’histoire de la musique, l’œuvre s’ancre dans le biographique et les circonstances même de la composition – voire de la recomposition ; elle se précipite souvent en un matériau condensé à l’extrême, d’une richesse expressive incomparable.


    Les Prix de musique, prix d'encouragement, ont été attribués à Georges Bériachvili (pianiste), Thomas Lacôte (organiste), Diego Tosi (violoniste) et Karen Wierzba (soprano).


  • Erró © Philippe Bonan

    Le Prix de Peinture de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2011 a été décerné à Erró.

    De son vrai nom Gudmundur Gudmunson, Erró est né le 19 juillet 1932 à Ólafsvík en Islande.
    Après avoir étudié à l’Académie des beaux-arts de Reykjavik et à l’Académie d’art d’Oslo, il voyage en Espagne, en Allemagne et en France. Il s’installe à Paris en 1958 où il vit et travaille depuis cette date. Grand représentant du mouvement de la Figuration narrative, auteur de centaines d’expositions personnelles et collectives ainsi que de nombreuses commandes publiques, Erró occupe une place majeure dans la peinture d’aujourd’hui. Chroniqueur des évènements qui bousculent la planète, il met notre monde à nu afin de faire appel à nos consciences ; sa peinture se veut témoignage.
    Son univers plastique, vaste puzzle très souvent composé de collages, mêle des personnages réels ou imaginaires constitutifs de la culture occidentale – il n’est pas rare d’y croiser des personnages de Walt Disney côtoyant des dieux grecs ou des personnages de bande dessinée dialoguant avec des dictateurs du XXe siècle. Fasciné par le monde des images, Erró collectionne tout ce qu’il peut glaner ici et là au travers de la bande dessinée, des comics, de la presse alternative, de la publicité, des dessins d’illustration et autres publications marginales.
    Il exploite ce réservoir d’images pour réaliser tout un monde de petites saynètes tour à tour drôlatiques, ironiques ou militantes qu’il transpose sur la toile et où tout se télescope dans une détonante jubilation formelle et chromatique.
    En 2010, le Centre Georges Pompidou a accueilli la rétrospective de son oeuvre : Cinquante ans de collages.
     




    Le Prix de Sculpture de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2011 a été décerné à Jean-Paul Philippe.


    Jean-Paul Philippe est né en 1944 à Alfortville ; il se consacre à ses débuts dans les années 1960 à la peinture et commence vers 1971-1972 à sculpter seul, expérimentant la force de la pierre et les possibilités infinies de l’œuvre tridimensionnelle. Il s’adonne à la sculpture en solitaire, à l’écart des mouvements et des écoles. Son chemin se dessine dans l’intimité de l’atelier et voit son prolongement dans l’espace public. C’est là, plus qu’ailleurs, que Jean-Paul Philippe trouve la raison d’exercer son métier. Depuis les années 1980, il répond à de nombreuses commandes pour des monuments publics. A Cherbourg, Foix, Lille, Rennes, Le Caire ou Bruxelles, il conçoit des œuvres qui s’inscrivent de façon singulière dans leur environnement. En témoigne, Miroirs du ciel, sa dernière commande installée dans le parc Albert Marquet.
    D’une certaine manière, il joue avec les pierres et les matières mais également avec les inclinaisons et les dispositions façonnant des espaces propices à la promenade et à la redécouverte perpétuelle des formes. Quelques interventions monumentales, telles que Neuf pierres à déchiffrer et Site transitoire (réalisées en 1993), dessinent des archéologies intérieures autant qu’elles rendent compte des préoccupations d’un artiste hanté par la force de la pierre, la fragilité d’une inclinaison, l’immobilité et le mouvement dans l’espace et le temps.
    En 2011,  il a présenté une rétrospective de son œuvre au Musée d’Art Contemporain Fernet Branca à Saint-Louis en Alsace, près de Bâle.
     



    Le Prix de Composition musicale de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2011 a été décerné à Philippe Boesmans.


    Philippe Boesmans est né à Tongres (en Belgique) en 1936. Après des études de piano au Conservatoire Royal de Musique de Liège où il obtient un premier prix, il renonce finalement à une carrière de pianiste (à part quelques interventions lors de concerts avec l’ensemble Musique Nouvelle), préférant se consacrer à la composition qu’il étudie en autodidacte. Il est par la suite nommé professeur au Conservatoire de Liège.
    Ses rencontres avec Pierre Froidebise, Henri Pousseur avec lequel il fonde le Centre de recherche musicales de Wallonie, Célestin Deliège et André Souris, ainsi que des stages à Darmstadt déterminent et assurent sa volonté de composer.
    Ses premières œuvres datent du début des années 1960 et témoignent de la profonde influence (à travers les œuvres de Berio, Boulez, Pousseur et Stockhausen) d’un sérialisme qui se fissure néanmoins progressivement.
    Producteur à la RTBF, il est, de 1985 à 2007, compositeur en résidence au Théâtre Royal de la Monnaie, dont les directeurs Gérard Mortier puis Bernard Foccroulle lui commandent de nombreuses pièces comme les Trakl-Lieder (1987), une transcription de l'opéra de Monteverdi Le Couronnement de Poppée (1989) et plusieurs œuvres scéniques.
    Ses opéras tels Reigen en 1993, Wintermärchen en 1999, Julie en 2005 créé au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, ou plus récemment Yvonne, princesse de Bourgogne, créé en 2009 à l’Opéra Garnier (en collaboration avec Luc Bondy) ont participé au renouvellement du genre opératique à la fin du XXe siècle. Son œuvre qui comprend également de nombreuses pièces de musique instrumentale et de musique de chambre, témoigne d’une souplesse dans la forme et d’une liberté de langage qui la situent en dehors des clivages souvent marqués de la musique contemporaine.
    (photo : crédit Bernard Coutant)

    Les quatre Prix d’encouragement décernés à de jeunes musiciens ont été attribués à Emmanuel Ceysson, harpiste, Romain Leleu, trompettiste, Maxime Pascal, chef d’orchestre et Debora Waldman, chef d’orchestre.

    Communique de presse


  • Thierry Pécou, Gérard Koch et Jean Le Gac © Eric Lefeuvre

    Le Prix de Peinture de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2010 a été décerné à Jean Le Gac.

    Jean Le Gac est né en 1936 à Alès. Adolescent, il est très vite remarqué pour son talent pour le dessin : il décide qu’il sera peintre. Mais la quasi disparition d’une pratique picturale traditionnelle remet en question son projet. Il se met alors à manipuler des objets naturels et à photographier ses interventions dans la nature en y ajoutant des mots. Puis, afin de contourner le système clos des galeries, il adresse par la poste aux personnes repérées sur le fichier de la galerie Gévaudan, sous forme de lettres anonymes, ses photographies accompagnées de textes. Paradoxalement, c’est ce choix du deuil de la peinture et d’activités apparemment régressives qui vont lui ouvrir les portes du monde de l’art. Pour la première fois, il expose dans une grande manifestation artistique internationale : la Documenta de Kassel en 1972. Il a 36 ans et c’est un artiste sans œuvre. Il dit : « J’ai regroupé sous forme de cahiers mes lettres et mes photos élaborées durant les années 1969-1970. »
    Dès lors, il expose régulièrement et entre à la galerie Templon à Paris. Cependant, il refuse de se laisser entraîner dans les nouveaux courants de l’art qu’il avait pourtant semblé inaugurer par des démarches proches du Land Art ou de la Performance. Il replonge alors dans les livres de son enfance, dans cette littérature illustrée et désuète qui avait contribué à sa vocation de peintre, et dans un esprit de modestie et d’authenticité, il poursuit une œuvre où le peintre, lui-même, devient le sujet-objet. Désormais, l’illustration et la légende, toujours décalées, resteront le vocabulaire de base de la construction mythique d’une figure d’artiste.




    Le Prix de Sculpture de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2010 a été décerné à Gérard Koch.


    Gérard Koch, sculpteur français, est né le 10 mars 1926 à Kaiserslautern en Allemagne. Il fait son apprentissage à La Grande Chaumière à Paris, avec Zadkine et Auricoste, puis il entre à l’École des Beaux-Arts de Paris.
    En 1956 a lieu sa première exposition personnelle à la galerie La Spirale à Paris. Lauréat en 1965 de la Ford Foundation à Berlin, il séjourne ensuite aux États- Unis où il enseigne à Interlochen (Michigan). En 1968, il réalise la statue de Pierre de Coubertin pour les Jeux Olympiques de Grenoble. Puis il se tourne vers la non figuration, dont témoignent en 1976 ses « Boîtes » exposées au Musée d’art moderne de la Ville de Paris et ses sculptures en verre.
    L’évolution de l’oeuvre de Gérard Koch, cheminement que le sculpteur qualifie lui-même de « poétique », est éloquente en ce qu’elle reflète l’histoire de la sculpture depuis 1950. La technique de l’assemblage y joue un rôle essentiel, dans des rapports de complicité avec la musique, l’architecture et la nature qu’il inscrit dans le graphisme sinueux de ses plaques mouvementées.

    (photo : Gérard Koch, Rondeau-lieds, 1986)


    Le Prix de Composition musicale de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2010 a été décerné à Thierry Pécou.

    Né en 1965 à Paris, Thierry Pécou découvre la musique à l’âge de neuf ans par l’apprentissage du piano. Venu d’abord spontanément à la composition, il reçoit, parallèlement à ses études de piano au Conservatoire national de région de Paris, l’enseignement de l’harmonie et du contrepoint. Il entre ensuite dans la classe de composition au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où il obtient les Premiers Prix d’Orchestration et de Composition en 1987 et 1988.
    En tant que compositeur, Thierry Pécou s’est engagé très tôt dans un itinéraire singulier, à l’écart des notions d’avant-garde et de post-modernité. Au fil de ses créations et de ses nombreux voyages, il est allé à la rencontre de cultures éloignées dans l’espace et dans le temps : les langues et l’imaginaire de l’Amérique précolombienne et des sociétés amérindiennes dans La Symphonie du Jaguar et la cantate Passeurs d’eau, les mythes grecs qui ont inspiré Les Filles du feu, les traces de l’Afrique et de l’Amérique dans Tremendum un carnaval brésilien, Outre-Mémoire et L’Oiseau innumérable, mais aussi la Chine ancienne, la spiritualité tibétaine… En rencontrant ces traditions, il rêve de « faire résonner le monde entier », et cherche à redonner à la musique sa dimension rituelle.
    Thierry Pécou a fondé en 1998 son propre ensemble de musique de chambre, intitulé « Zellig », qui a déjà produit cinq disques monographiques. Son catalogue compte plus de 80 œuvres, et inclut aussi bien des quatuors à cordes ou des œuvres vocales que des concertos, et pas moins de trois opéras. Tout récemment, son dernier opéra L’Amour coupable d’après la pièce de Beaumarchais, créé le 23 avril 2010 au Théâtre des Arts de Rouen, a rencontré un vif succès auprès du public et de la critique.
    Parmi les nombreuses distinctions qui ont déjà salué le parcours de Thierry Pécou, on peut citer le Prix Musique SACD 2008 décerné à son opéra Les Sacrifiées (livret de Laurent Gaudé, mise en scène de Christian Gagneron), ainsi que le Grand Prix de la Critique de la Meilleure création musicale 2007 pour L’Oiseau innumérable – Alexandre Tharaud, Ensemble Orchestral de Paris, direction Andrea Quinn.

    La Fondation Simone et Cino del Duca a également attribué, sur proposition de l’Académie des beaux-arts, quatre prix d'encouragement à Magali Léger, soprano, Hélène Schmitt, violoniste, Bertrand Chamayou, pianiste et Gilles Durot, percussionniste.

    Le dossier de presse

  • Le Prix de Peinture de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2009 a été décerné à Ernest Pignon-Ernest.

    Ernest Pignon-Ernest est né en 1942 à Nice. Il vit  et travaille à Paris. Hanté par les ombres de Nagasaki et d'Hiroshima, il appose depuis trente ans des images peintes, dessinées, sérigraphiées sur les murs des cités, dans des cabines téléphoniques. Ces images se fondent dans l'architecture urbaine et sont acceptées par les populations qui les protègent de la dégradation. « Au début il y a un lieu, un lieu de vie sur lequel je souhaite travailler. J'essaie d'en comprendre, d'en saisir à la fois tout ce qui s'y voit : l'espace, la lumière, les couleurs, et, dans le même mouvement, ce qui ne se voit pas, ne se voit plus : l'histoire, les souvenirs enfouis, la charge symbolique... Dans ce lieu réel saisi ainsi dans sa complexité, je viens inscrire un élément de fiction, une image. Cette insertion vise à la fois à faire du lieu un espace plastique et à en travailler la mémoire, en révéler, perturber, exacerber la symbolique... »


    Le Prix de Sculpture de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2009 a été décerné à Raymond Mason.

    Raymond Mason est né en 1922 à Birmingham. Il s’installe en 1946 à Paris. En 1952, son premier bas-relief L'homme dans la rue marque le début de son œuvre, caractérisée par la couleur et la représentation de l’humain. Ses grandes compositions humaines, pouvant représenter jusqu’à 99 personnages sculptés participent d’une sculpture « symphonique » qui relie les êtres et les choses pour en faire une même totalité. En 1982, le London Arts Council présente la première rétrospective de son œuvre, avant le Centre Pompidou en 1985 puis le musée Maillol en 2000.


    Le Prix de Composition musicale de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2009 a été décerné à Tristan Murail.

    Né en 1947, Tristan Murail est l’un des fondateurs et théoriciens de l’école dite « spectrale », mouvement majeur de la création musicale de la fin du XXe siècle, s’appuyant sur la découverte de la nature du timbre musical et la composition du spectre. Actuellement titulaire de la chaire de composition de l’université de Columbia depuis 1997, il continue à participer au rayonnement de la musique française. Parmi les traits caractéristiques d’une oeuvre abondante et variée d’une soixantaine d’opus, il faut noter la poésie suggestive des titres et des contenus, ainsi que l’usage audacieux des technologies les plus modernes – guitares électriques et synthétiseurs se mêlant à des instruments plus classiques.
    Parmi ses oeuvres les plus marquantes peuvent être citées Gondwana pour orchestre, Mémoire/érosion pour petit ensemble, Territoires de l’oubli pour piano.
     

    La Fondation Simone et Cino del Duca a également attribué sur proposition de l’Académie des beaux-arts quatre prix de musique pour un montant total de 50.000 € à Aurélienne Brauner, violoncelliste, Karen Vourc’h, soprano, David Guerrier, trompettiste et corniste, et Antoine Tamestit, altiste.



    Le communiqué de presse


     

  • Le Prix de Peinture de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2008 a été attribué à Geneviève Asse.

    Geneviève Asse, artiste à la fois secrète et internationalement reconnue, a conduit au long de sept décennies l’œuvre exemplaire qu’elle nous a donnée, dont l’aboutissement serein est le témoignage évident de la force du projet initial. Cette artiste méditative et active a voué sa vie et son œuvre avec une intraitable fidélité aux certitudes de son rêve, ce qui a permis toutes les variations, les déclinaisons, les certitudes, les incertitudes mêmes que nous lui connaissons, peintes, gravées, mentales, décidées ou proposées de la métaphysique du Bleu.

    Le Prix de Sculpture de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2008 a été attribué à Philippe Scrive.

    Connu et reconnu depuis longtemps par le monde de la sculpture, Philippe Scrive a su édifier une œuvre d’une grande liberté et d’une grande richesse d’inspiration. Il est fait dans sa démarche une large place au travail du bois qui rappelle parfois les mats totémiques des Indiens d’Amérique du Nord mais aussi une grande ouverture aux influences du terrain et du pays qu’il traverse. C’est ainsi qu’il utilise volontiers les lauzes des Cévennes où il habite souvent, pour ponctuer et accentuer ses architectures de bois. 


    Le Prix de Composition musicale de la Fondation Simone et Cino del Duca pour l’année 2008 a été attribué à Georges Aperghis.

    Georges Aperghis est né à Athènes en 1945. D’origine grecque, il habite Paris depuis 1963. Il est aujourd'hui à la tête d'une oeuvre considérable et s'est particulièrement illustré dans le genre lyrique qu'il a contribué à renouveler profondément, en y associant de nombreux éléments dramatiques allogènes traités sur le même plan. Le texte en est l'élément fédérateur et déterminant. Il a composé sept ouvrages lyriques. Il a résumé son oeuvre lui-même « faire musique de tout ».


    La Fondation Simone et Cino del Duca a également attribué, sur proposition de l’Académie des beaux-arts, cinq bourses d'un montant total de 50.000 € à Marion Baglan, soprano colorature, Clément Deroyer, chef d’orchestre,  Clément Mao-Takacs, chef d’orchestre, pianiste et compositeur, Olivier Marron, violoncelliste, et Fabrice Millischer, tromboniste.

  • Le Prix de Peinture de la Fondation Simone et Cino del Duca a été attribué en 2007 à Gérard Garouste.

    Né en 1946, Gérard Garouste est un des peintre français les plus célèbres de sa génération. Son œuvre, depuis ses commencements, est forte et singulière par l’invention des thèmes - comme celui du Classique et de l’Indien. L'imaginaire et le réel se côtoient dans tous ses développements ultérieurs au sein d'une oeuvre à la fois proche et mythique, libre dans ses audaces mais nourrie de la rigueur ancienne de la tradition de la peinture baroque.


    Le Prix de Sculpture de la Fondation Simone et Cino del Duca a été attribué en 2007 à Michel Charpentier.

    Né en 1927 à Auvers-sur-Oise, Michel Charpentier est l’auteur d’une œuvre aussi hétérodoxe que significative. Son univers est peuplé de créatures fantasmagoriques, femmes, hommes, animaux évoquant parfois des figurines primitives. Les chairs affaissées, déformées, les postures étranges et parfois obscènes de ces totems de la modernité expriment un monde tour à tour burlesque et effrayant.


    Le Prix de Composition musicale de la Fondation Simone et Cino del Duca a été attribué en 2007 à Gilles Tremblay.

    Âgé de 75 ans, le compositeur Gilles Tremblay est aujourd’hui la figure dominante de la musique au Québec. Musicien complet, compositeur, pianiste, ondiste, auteur d’une œuvre mondialement reconnue, il n’a cessé, un demi-siècle durant, de jouer un rôle de premier plan au Canada dans toutes ses activités de pédagogue, de conférencier ou d’homme de radio.


    La Fondation Simone et Cino del Duca a également attribué, sur proposition de l’Académie des beaux-arts, deux bourses d'un montant total de 50.000 € aux deux pianistes Jean-Claude Pennetier et à Alexandre Tharaud.

  • Le Prix de Peinture de la Fondation Simone et Cino del Duca a été attribué en 2006 à Claude Viallat.

    Né à Nîmes en 1936, Claude Viallat est membre fondateur du groupe Supports/Surfaces créé en 1969. Le procédé d'empreintes répété sur une toile libre, qu’il adopte à partir de 1966, est emblématique de sa création qui cherche à se libérer de l’élément représentatif de la peinture. Ses œuvres plus récentes reposent sur l’exaltation des dynamiques internes au support : couleur, intensité, brillance. Il est aujourd’hui professeur dans plusieurs écoles d’art - Nice, Limoges, Marseille, Nîmes -, ainsi qu’à l’ENSBA.
     

    Le Prix de Sculpture de la Fondation Simone et Cino del Duca a été attribué en 2006 à Caroline Lee.

    Née en 1932 à Chicago et installée en France, Caroline Lee est une spécialiste du bronze et du métal. Présentes dans de nombreuses collections publiques en France et à l’étranger, ses œuvres souvent monumentales expriment dans le même temps force et délicatesse onirique. " Je me conçois comme un transformateur, exerçant une transformation de courant arrivant de l'extérieur, assujettie à mes énergies propres de l'intérieur. Je travaille pour recréer le rôle social du sculpteur, intégration personnelle ultime, sur une base d'enracinement plus organique."


    Le Prix de Composition musicale de la Fondation Simone et Cino del Duca a été attribué en 2007 à François Bayle.

    Né à Madagascar en 1932, de formation principalement autodidacte, François Bayle rejoint Pierre Schaeffer et le Groupe de Recherches Musicales qu’il dirigera de 1966 à 1997 (au sein de l’INA à partir de 1975). Dans le cadre de ces structures, il rassemble et constitue les éléments de son expérience, acquiert et développe ses techniques personnelles d’un métier du son acousmatique. Quittant le GRM en 1997, François Bayle installe son propre atelier audionumérique et multiphonique: le Studio Magison où il se consacre désormais complètement à la recherche, l'écriture et la composition. 

    La Fondation Simone et Cino del Duca a également attribué, sur proposition de l’Académie des beaux-arts, deux bourses d'un montant total de 50.000 € au Trio Wanderer et à l’altiste Gérard Caussé

  • L’Académie des beaux-arts a attribué les prix de peinture, de sculpture et de composition musicale de la Fondation Simone et Cino del Duca, dotés chacun d’un montant de 50.000 €. La Fondation, abritée sous l’égide de l’Institut de France depuis le décret du 25 janvier 2005, poursuit les missions et objectifs fixés par Simone del Duca, généreuse donatrice, décédée en mai 2004.

    Le Prix de Peinture de la Fondation Simone et Cino del Duca a été attribué en 2005 à Eduardo Arroyo.

    Né en 1937 à Madrid, Eduardo Arroyo s’est exilé à Paris en 1958 pour des raisons politiques. Son rejet du dogmatisme artistique et de l’arbitraire politique fait alors de lui l’un des inspirateurs du mouvement « Figuration narrative ». Sa peinture est à la fois polémique et nimbée d’ironie et de lyrisme. Il a fait l’objet d’expositions dans le monde entier et ses oeuvres sont présentes dans les grands musées d’art contemporain européens et américains.


    Le Prix de Sculpture de la Fondation Simone et Cino del Duca a été attribué en 2006 à Robert Couturier.

    Les œuvres de Robert Couturier, dont on fête cette année le centenaire de la naissance, sont présentes dans les musées, aussi bien à Paris, Bayeux, Poitiers, qu’à l’étranger, à Madrid, Rio de Janeiro, Boston, Jérusalem, Anvers, La Havane… La Fondation Dina Vierny – Musée Maillol présentera du 23 juin au 19 septembre une rétrospective de l’œuvre du sculpteur à travers une centaine d’œuvres. Des plâtres aux sculptures calligraphiques des années 50 jusqu’à Août 96 et aux sculptures d’assemblage, le public y suivra un itinéraire inédit dans une œuvre riche et foisonnante.


    Le Prix de Composition musicale de la Fondation Simone et Cino del Duca a été attribué en 2007 à Pascal Dusapin.

    Né en 1955, Pascal Dusapin a été l’élève de Iannis Xenakis. Ses œuvres sont interprétées par les plus grands musiciens et ensembles spécialisés dans le répertoire contemporain. L’art de ce compositeur est fugitif, veut déranger l’auditeur par un langage fait de puissance, d’énergie et de procédés d’écriture radicaux. Son opéra Perelà, l’homme de fumée a été créé à l’Opéra de Paris Bastille en février 2003.
     

    La Fondation Simone et Cino del Duca a également attribué, sur proposition de l’Académie des beaux-arts, deux bourses d'un montant total de 50.000 € récompensant deux jeunes interprètes. Les lauréats sont le violoniste Olivier Charlier et le violoncelliste Henri Demarquette.

  • Le Prix de Peinture de la Fondation Simone et Cino Del Duca 2004, attribué sur proposition de l'Académie des beaux-arts, a été décerné à Hervé Télémaque.


    Le Prix de Musique de la Fondation Simone et Cino Del Duca 2004,
    attribué sur proposition de l'Académie des beaux-arts, a été décerné au compositeur Gilbert Amy.

    Créé en 1995 par Madame Simone Del Duca, correspondant de l’Académie des beaux-arts, ce prix est décerné chaque année, en alternance à un interprète français, soliste de moins de quarante ans, et à un compositeur, français de préférence, pour l’ensemble de son œuvre.

    Né en 1936 à Paris, Gilbert Amy obtient à la fin de ses études secondaires le premier prix au Concours général de philosophie. Il décide alors de s'orienter définitivement vers la musique et entre au Conservatoire de Paris où il sera l'élève de Simone Plé-Caussade, Henriette Puig-Roger, Darius Milhaud et Olivier Messiaen. 
    Quelques années plus tard, il fait la connaissance de Pierre Boulez qui lui commande Mouvements, partition jouée au Domaine musical en 1958. Dès lors ses oeuvres seront exécutées dans tous les hauts lieux de la création musicale : Donaueschingen, Darmstadt, Venise, Royan, Berlin, Varsovie... 
    C'est en 1967, à l'âge de 31 ans, qu'il succède à Pierre Boulez à la direction des concerts du Domaine musical, et ce jusqu'au début de 1974, date à laquelle cesseront les activités de l'ensemble. 
    Parallèlement, Gilbert Amy a poursuivi une carrière de chef d'orchestre en France et à l'étranger, dirigeant un répertoire très étendu. Citons, parmi les orchestres qu'il a dirigés, l'Orchestre de Paris, l'Orchestre national de France, l'Orchestre de l'Opéra de Paris, l'Orchestre symphonique de la BBC, l'Orchestre de la radio de Hambourg, l'Orchestre de la radio Bavaroise, l'Orchestre de Chicago, l'Orchestre de la Suisse romande... 
    En 1976, Gilbert Amy fonde le Nouvel orchestre philharmonique de Radio-France, dont il sera le premier chef d'orchestre et le directeur artistique jusqu'en 1981. Il assure avec cette formation près de cent concerts et enregistrements, ainsi que plusieurs tournées en France et à l'étranger. On peut citer, parmi les activités pédagogiques entreprises à l'époque, la session de direction d'orchestre du centre Acanthes en 1979 avec György Ligeti. 
    En 1982, il enseigne la composition et l'analyse musicale à l'université américaine de Yale. Il est directeur du Conservatoire national supérieur de musique de Lyon en 1984. 
    Gilbert Amy a reçu en 1979 le Grand Prix national de la musique, en 1983 le Grand Prix de la Sacem, en 1986 le Grand Prix Musical de la Ville de Paris, en 1987 le Prix du Disque de l'Académie Charles-Cros et le Prix de la Critique Musicale pour la Missa cum jubilo.

     

  • Le Prix de Sculpture de la Fondation Simone et Cino Del Duca 2003 a été attribué à Ipoustéguy.
    Ce prix, créé en 1995 par Madame Simone Del Duca, correspondant de l’Académie des beaux-arts, est décerné chaque année, en alternance à un peintre et à un sculpteur. Cette année encore, la Fondation Simone et Cino Del Duca s’est associée à l’Académie des beaux-arts pour décerner le prix récompensant un sculpteur.

    De son vrai nom Jean Robert, le sculpteur est né en 1920 dans l’Est de la France. Il a commencé sa formation artistique en 1938 aux cours du soir de la Ville de Paris. Après la guerre, il installe ses ateliers à Choisy le Roi où il vit et travaille toujours. C’est à partir des années 1960 que la reconnaissance et les commandes se succèdent pour lui. En 1978, une rétrospective à la Fondation nationale des Arts plastiques fait reconnaître Ipoustéguy de la presse quotidienne et artistique, du monde des musées et lui procure un nouveau public.

    En 1984, il reçoit la Légion d’Honneur, et en 1988 la médaille de l’Académie d’architecture lui est remise pour l’ensemble de son œuvre.

    Différentes rétrospectives sont organisées au long des années 1990 à Berlin, à Bar-le-Duc, à Chelsea en Angleterre.

    Ipoustéguy, artiste solitaire au style très personnel, à l’écart des courants officiels contemporains, jouit aujourd’hui d’une renommée mondiale.
     

    Le Prix de Musique de la Fondation Simone et Cino Del Duca 2003 a été décerné à la harpiste Marie-Pierre Langlamet.

    Ce prix, créé en 1995 par Madame Simone Del Duca, correspondant de l’Académie des beaux-arts, est décerné chaque année, en alternance à un interprète français, soliste de moins de quarante ans, et à un compositeur, français de préférence, pour l’ensemble de son œuvre.



    Née en 1967, Marie-Pierre Langlamet a effectué ses études musicales au conservatoire de Nice, et suivi des masterclasses auprès notamment de Lily Laskine. Elle part ensuite aux Etats-Unis pour approfondir sa formation à Philadelphie. Elle remporte très tôt de nombreux prix internationaux : Concours International de l'île de Man, Concours Louise Charpentier, et en 1986, Concours International de Genève, Concours International de Harpe d'Israël. Elle est aussi lauréate Juventus (Conseil de l'Europe).

    Depuis 1993, Marie-Pierre Langlamet est harpe solo de l'Orchestre Philharmonique de Berlin (direction : Simon Rattle), après avoir occupé le même poste à l'Orchestre du Metropolitan Opera de New York de 1988 à 1993. Parallèlement, Marie-Pierre Langlamet poursuit sa carrière de soliste et de chambriste. Elle a joué notamment avec le Philharmonique d'Israël, l'Orchestre de la Suisse Romande, l’Orchestre National de Lille, l'Ensemble Orchestral de Paris, l’Orchestre de Picardie...

    En France, elle s'est déjà produite au Théâtre de la Ville, au Théâtre des Champs Elysées, 
    au Théâtre du Châtelet, au Festival de Gargilesse, à Arc et Senans, au Festival des Flâneries de Reims, au Festival de Musique Sacrée de Nice, au Théâtre de Cambrai, au Festival du Haut Anjou, au Festival de Saint-Riquier et au Festival International de Colmar.

    Ses partenaires en musique de chambre sont Emmanuel Pahud (flûte), Tabea Zimmermann (alto), Jana Bouskova (harpe).

    Marie-Pierre Langlamet a enregistré, pour EMI, le Concerto pour Flûte et Harpe de W.A. Mozart avec Emmanuel Pahud et l'Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Claudio Abbado (EMI). Pour Egan Records, elle a gravé un disque consacré à des études de divers compositeurs pour harpe solo, et pour Assai, le concerto de Ginastera avec l’Orchestre de Picardie et Edmon Colomer.

    Elle donne régulièrement des master-classes à la Juilliard School de New York.
     

  • Le Prix de Peinture de la Fondation Simone et Cino Del Duca 2002 a été attribué à Vincent Bioules.


    Le Prix de Musique de la Fondation Simone et Cino Del Duca 2002 a été attribué à la soprano colorature Natalie Dessay, née en 1965 à Lyon.

    Après un premier prix au Concours international Mozart de Vienne déterminant pour le début de sa carrière en 1991, Natalie Dessay intègre en 1993 la troupe de l'Opéra de Vienne où elle chante Blondchen (L'Enlèvement au Sérail) ; Olympia (Les Contes d'Hoffmann), puis elle est la Reine de la Nuit au Festival d'Aix en Provence et au Metropolitan Opera de New York. Elle chante Lakmé à l'Opéra Comique et à nouveau Olympia pour ses débuts à la Scala. De retour à Vienne, elle est Aminta (La Femme silencieuse). Pierre Boulez la dirige dans le rôle titre du Rossignol de Stravinsky, au Châtelet.

    C'est avec la Reine de la Nuit que Natalie Dessay fait ses débuts au Festival de Salzbourg. De nouveau accueillie au Met, elle chante Ariadne auf Naxos et Les Contes d'Hoffmann. A Lausanne, elle aborde Amina (La Sonnambula). A l'Opéra National de Paris, elle est invitée pour Die Zauberflöte, Alcina et Les Contes d'Hoffmann. A Toulouse et au Châtelet, elle chante Hamlet.

    Au lieu de se cantonner dans le genre aimable et brillant qui lui vaut des triomphes, elle est à la recherche de rôles porteurs de vérité humaine, et se définit comme " une actrice qui chante " : on a récemment pu l'apprécier dans Lucia de Lammermoor de Donizetti (qui fera l'objet d'un documentaire sur Arte le 8 décembre prochain).

    La discographie de Natalie Dessay est des plus brillantes : son album-récital " Vocalises " a reçu un Diapason d'Or et un Classique d'Or RTL en 1998. L'enregistrement chez EMI de Lakmé avec le chef d'orchestre Michel Plasson a été récompensé comme Enregistrement Français de l'année aux Victoires de la Musique. En 2000 est sorti le CD " Héroïnes de Mozart " (Virgin Classics).

  • Le Prix de Sculpture de la Fondation Simone et Cino Del Duca a été attribué en 2001 à Galtiero Busato.

    Le Prix de Musique de la Fondation Simone et Cino Del Duca a été attribué en 2001 au compositeur Philippe Hersant.

  • Le Prix de Peinture a été attribué à Sze To Lap.

    Le Prix de Musique concernait pour l'année 2000 l'interprétation et a été attribué à l'organiste Olivier Latry.
    Titulaire des grandes orgues de Notre-Dame de Paris et professeur d'orgue au conservatoire national supérieur de Musique de Paris, sa nomination à la première cathédrale de France en 1985, à l'âge de 23 ans, l'a propulsé sur la scène internationale ; Il s'est déjà fait entendre dans plus de trente pays t a enregistré des œuvres de Jean-Sébastien Bach, Wolfgang-Amadeus Mozart, Robert Schumann, Charles Marie Wodor, Louis Vierne, Maurice Duruflé et son Maître Gaston Litaize. Sans toutefois vouloir se spécialiser dans un répertoire précis, Olivier Latry se veut l'ambassadeur à l'étranger de la musique française du XVIIe au Xxè siècle, qu'il attache à faire vivre parallèlement à l'art de l'improvisation à l'orgue, dont il est l'un des plus brillants représentants. Il effectue depuis plusieurs années un important travail sur l'œuvre d'orgue d'Olivier Messiaen, qui se conclura prochainement par l'enregistrement de l'intégrale sur les grandes orgues de Notre-Dame de Paris et la parution d'un livre sur le compositeur.

  • Le Prix de Peinture 1998 n’ayant pas été attribué, il a été reporté en 1999, conjointement à l’attribution du Prix de Sculpture.

    Le Prix de Peinture a été décerné à Gilles Aillaud.

    Né à Paris en 1928, philosophe de formation, auteur de pièces de théâtre et de nombreux écrits, Gilles Aillaud se consacre à la peinture à partir de 1949. Depuis 1950, ses œuvres sont régulièrement présentées dans de nombreuses expositions personnelles ou collectives tant en France qu’à l’étranger. Il réalise également de nombreux décors et costumes pour le théâtre.


    Le Prix de Sculpture a été décerné à Ilio Signori.

    Né en Italie en 1929, Ilio Signori fréquente l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts (Atelier Gimond) et présente sa première exposition personnelle à Paris en 1966. Il obtient le Prix Fénéon 1958 et le Prix Despiau-Wlérick en 1968. Le début des années 1980 représente pour lui des « années charnières » avec l’utilisation de nouveaux matériaux permettant une structuration articulée de la forme, plaques d’acier ou de cire. Il réalise également de nombreuses œuvres monumentales pour l’architecture dans différentes villes de France, sculptures en bronze, en aluminium, en cuivre repoussé, etc.

    Le Prix de Musique 1999 (interprétation) a été attribué à la violoncelliste Sonia Wieder-Atherton.
    Le parcours de cette artiste a la particularité de réunir deux écoles de violoncelle très renommées : l'école française et l'école russe.
    Née à San Francisco en 1961, elle rencontre toute jeune Mstislav Rostropovitch qui lui donne cours et conseils, et suit son travail encore aujourd'hui. Parallèlement, elle étudie au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris (classes de Maurice Gendron, Philippe Muller et Jean Hubeau), où elle obtient deux premiers prix, musique de chambre (1980) et violoncelle (1981). La même année, elle part à Moscou, où elle suivra pendant deux ans les cours de Natalia Chakovskaia, chef de chaire au Conservatoire Tchaïkovsky et élève privilégiée de Mstislav Rostropovitch.

    A son retour de Moscou, Sonia Wieder-Atherton effectue un troisème cycle de musique de chambre au Conservatoire de Musique dans la classe de Jean Hubeau, avec le pianiste Laurent Cabasso. En 1986, elle est lauréate du Concours international Rostropovitch avec Mention Spéciale du Jury puis, l'année suivante, le Salon international de la Musique lui décerne l'Etoile de la Meilleure Interprête Féminine de l'année 1987.

    Sonia Wieder-Atherton donne de nombreux concerts et récitals en soliste et en musique de chambre, tant en France qu'à l'étranger.

  • Le Prix de Peinture de la Fondation Simone et Cino Del Duca non attribué en 1998, a été reporté en 1999.

    Le Prix de Musique de la Fondation Simone et Cino Del Duca a été attribué en 1998 au compositeur Charles Chaynes.

  • Le Prix de Sculpture de la Fondation Simone et Cino Del Duca 1997 a été décerné à Philippe Jourdain et Daniel Alquin.

    Le Prix de Musique de la Fondation Simone et Cino Del Duca a été attribué en 1997 au violoncelliste Raphaël Oleg.

  • Le Prix de Peinture de la Fondation Simone et Cino Del Duca 1996 a été décerné à Julie Polidoro.

    Le Prix de Musique de la Fondation Simone et Cino Del Duca a été attribué en 1996 à Patrick Burgan.

  • Un prix annuel consacré aux Arts plastiques a été créé en 1995 par Madame Simone Del Duca, correspondant de l’Académie des beaux-arts. Il est décerné chaque année, en alternance à un peintre et à un sculpteur, sur proposition de l'Académie des beaux-arts.

    Un prix de musique, créé également en 1995, est décerné chaque année, sur proposition de l'Académie des beaux-arts, en alternance à un interprète français, soliste de moins de quarante ans, et à un compositeur, français de préférence, pour l’ensemble de son œuvre.

    En 1995, le Prix de Sculpture de la Fondation Simone et Cino del Duca a été attribué à Jeanne Bouchart.
    Le Prix de musique a été décerné au pianiste Marc Laforet.

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