Académie des Beaux-Arts
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Prix de la Fondation Pierre Gianadda

Attribué pour la première fois en 2011, le Prix de la Fondation Pierre Gianadda a été créé par Leonard Gianadda, membre Associé Étranger de l'Académie des beaux-arts.

Ce prix d'un montant de 10.000 euros, ouvert à toutes les formes d'expression sculpturale, récompense un sculpteur pour l'ensemble de son œuvre.

   
  • Edition 2017
  • Edition 2016
  • Edition 2015
  • Edition 2014
  • Edition 2013
  • Edition 2012
  • Edition 2011

  • Eternité 2 © Olivier Maire

    Le Prix a été décerné en 2017 à André Raboud.

    Né en 1949 à Strasbourg, André Raboud, après s’être intéressé à la peinture, se consacre exclusivement à la sculpture dès 1969 et s’installe en Suisse. Il présente ses premières expositions en 1970. Son travail est profondément marqué par la connaissance et le respect du matériau qu’il utilise principalement, la pierre, le travail de la pierre en taille directe. Les voyages et les rencontres jalonnent son évolution stylistique.

    Ses œuvres portent successivement les empreintes de ses voyages notamment en Crète, en Amérique centrale, en Inde et au Japon. Le sacré, le corps, le passage ou la souffrance sont, avec leur charge symbolique, des thèmes qui habitent profondément son œuvre. Voyages d'études en Amérique centrale, aux Indes et au Japon.

    andreraboud.ch


  • oeuvre de François Weil

    Le Prix a été décerné en 2016 à François Weill.

    Né en 1964, François Weil utilise, en assemblage, certains des matériaux classiques de la sculpture, tels que le marbre noir de Belgique, le marbre bleu de Belgique ou le granit de Brusvily, ainsi que des pierres plus communes comme la pierre de Volvic ou l’ardoise de Trélazé. Il organise ou assemble les blocs et les éclats, grâce à des armatures ou des systèmes métalliques animés. Changer de dimension, exprimer la monumentalité et la matérialité de la pierre au travers d’un medium différent, passer du volume à la surface plane. Weil passe de la sculpture à la gravure, de la mise en volume à la mise à plat de façon étonnante.

    A travers la gravure, il change d’échelle et retranscrit la densité et le grain de la pierre, son poids et sa présence massive sur une chute de bois. Son travail est à la fois traditionnel – archéologie imaginaire, exploitation des richesses minérales, emploi du socle – et contemporain – récupérations, procédés mécaniques, défi des lois de la physique. La sculpture exposée démontre que le granit, pierre dure et dense, peut lui aussi s’animer d’un subtil mouvement dans l’espace.

    www.francoisweil.eu/


  • « Piano », 1978-79, Wangué, 100x140x103cm, Collection Saleh Barakat

    En 2015, le Prix a été remis à Chaouki Choukini.

    Né en 1946 à Choukine, village du Sud du Liban, Choukini a fait ses études à l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris. La plus remarquable de ses expositions en France a été organisée en 1991 par l'Institut du Monde Arabe. Il vit et travaille en France. La galerie Claude Lemand le représente depuis de nombreuses années.

    Depuis 1973, il expose régulièrement à la Jeune Sculpture et dans les Salons. Choukini taille le bois et la pierre, le bois surtout. Maître absolu de sa technique, du poli et des évidements, du rythme des vides et des pleins, il fait de la taille directe une pénétration de la matière par la lumière. Ses sculptures, comme sans masse, semblent n’être que le développement de surfaces laissant affleurer des formes d’objets. Luth ou table de jeu, piano ou métier à tisser, ces machines métaphysiques, « sobrement baroques » (Salah Stétié), émergent de la lumière première pour y retourner. On peut y trouver les citations qui font la séduction de la sculpture postmoderne. Mais si la sculpture moderne se définit par la recherche paradoxale de l’immatériel, sa « folie de lumière » fait de Choukini l’un des sculpteurs de ce siècle.

    www.choukini.fr/


  • œuvre de Pierre Tual © D. Huchon

    En 2014, il a été décerné à Pierre Tual.

    Né en 1941 à Basse-Indre (Loire-Atlantique), Pierre Tual vit et travaille dans le Perche. Les affinités de l’artiste avec le métal remontent à l’enfance, passée dans le sud de la Bretagne, une région de chantiers navals. De 1958 à 1960, il est étudiant à l’école des Beaux-arts de Nantes, puis de 1960 à 1962, aux Beaux-arts de Paris. Durant cette seconde période, il pratique aussi la gravure dans l’atelier de Friedlaender. C’est ici qu’il découpe ses premières plaques de cuivre, récupérées à l’atelier de gravure. « Quand je plie une feuille de métal, l’espace entre dedans.» Il découpe, plie, assemble, déplie, écrase, froisse quelquefois.

    Pierre Tual a de nombreuses expositions à son actif, en France, aux États-Unis et au Canada.

    www.pierre-tual-sculpture.com/


  • œuvre de Katsuji Kishida

    Le Prix a été décerné en 2013 à Katsuji Kishida.

    Né en 1937 à Tokyo, Katsuji Kishida vit à Paris depuis 1970. Ses sculptures ont une allure ascensionnelle et aspirent à la monumentalité, ramassées sur leur écorce crevassée et couturée, tressée de plaques parfois couronnées d’unités lamelliformes, arc-boutées sur une colonne vertébrale stabilisatrice : c’est toujours l’acier peint monochrome qui prête son épiderme fractionné aux combinatoires syncopées de Kishida. Entre ressacs structurels et géométrie régulatrice, tradition orientale et avancées occidentales, Kishida creuse sa propre route avec autorité, en traduisant ce qu’il ressent au plus profond de lui-même.

    www.kishidakatsuji.com/


  • "Signes & Ecritures n°3", Martine Demal, crédit C.Baraja

    Le Prix a été attribué en 2012 à Martine Demal.

    Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Nancy en 1970, Martine Demal vit à Paris et travaille dans son atelier d’Ivry-sur-Seine.
    Enseignante à ses débuts, elle travaille comme graphiste puis céramiste avant de se consacrer pleinement à la sculpture après avoir obtenu le prix « Louis Derbré » lors de sa première exposition en 1990.
    Martine Demal travaille dans la ligne et le trait. La notion de vide est, pour elle, importante. Tout y est ombre et lumière, question-réponse, mémoire et vibration, dans un souci d’architecture, de rencontre de formes statiques et en mouvement, d’une interpénétration des plans. Si la densité de ses sculptures est donnée par la matière et par la patine, ce n’est qu’en tournant autour qu’elles prennent forme. Elle expose régulièrement en France et à l’étranger.

    « [...] Ses sculptures ont une volonté de puissance réunissant la stabilité et l’élan, promesse de l’invisible mais présence dans le temps. Dans un ordre aux structures élémentaires dont elle a progressivement dégagé les passages, les cadences, elle reste à l’écoute de la mouvance des tensions…
    Martine Demal interroge la matière pour éveiller la vie secrète, les énergies en puissance. Ancrées dans le sol, ses sculptures se dressent dans le ciel et aspire à libérer l’esprit de la matière.» Lydia Harambourg


  • "Forêt"

    Le Prix a été décerné en 2011 à Yukichi Inoué.

    Né au Japon en 1942, Yukichi Inoué arrive en France en 1966 et entre à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Depuis 1978, il est artiste résident à la Commanderie des Templiers de la Villedieu et enseigne la sculpture à l’École municipale d’arts plastiques de la ville d’Élancourt. En 1999, il découvre l'Auvergne et ses paysages volcaniques qui lui rappellent son pays natal. La pierre de lave, « mystérieuse pierre noire », devient son matériau de prédilection. Les œuvres conçues depuis témoignent plus que jamais de la fusion de deux cultures, dans des paysages figurant le monde visible mais évoquant aussi ce qui se dissimule derrière : la mémoire, le temps, les racines, le voyage, la vie.

    Depuis 1972, il a effectué 247 expositions collectives et personnelles en France et à l'étranger, et a réalisé 22 sculptures monumentales en pierre. Il a également participé à de nombreux symposiums internationaux de sculpture en Égypte, Burkina Faso, Belgique, ex-Yougoslavie et France. Yukichi Inoué a été reconnu dans son travail sur la pierre de Volvic par l’obtention du Prix de la Fondation Coubertin au Salon de Mai.

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