Académie des Beaux-Arts
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Casa de Velazquez - Académie de France à Madrid

La Casa de Velazquez - Académie de France à Madrid accueille chaque année des membres qui souhaitent développer un travail de création artistique en péninsule Ibérique, dans les différentes disciplines représentées : architecture, arts plastiques, art vidéo, cinéma, composition musicale, photographie.

L’Académie des beaux-arts prend une large part dans la gestion et dans le concours d’admission à la Casa de Velazquez, grand établissement français situé à Madrid, dépendant du Ministère de l'Education nationale et de la Recherche ; elle assure, en outre, l’organisation matérielle de ce concours.

 

  • Année 2017-2018
  • Année 2016-2017
  • Année 2015-2016
  • Année 2014-2015
  • Edition 2010
  • Edition 2009
  • Edition 2008
  • Edition 2007
  • Edition 2006
  • Edition 2005
  • Edition 2004
  • Edition 2003
  • Les candidatures pour l'année 2017-2018 sont closes. Les résultats seront communiqués aux candidats fin juin 2017.
    Plus d'informations

  • Liste des artistes membres de l'Académie de France à Madrid en 2016-2017

    Juan ARROYO (1981), composition musicale

    Anaïs BOUDOT (1984), photographie

    Nathalie BOURDREUX (1976), peinture

    Elise EERAERTS (1986), sculpture

    Lucas FAGIN (1980), composition musicale

    Ana María GOMES (1982), cinéma

    Nino LAISNÉ (1985), vidéo

    Keita MATSUMIYA (1980), composition musicale

    Baktash SARANG (1981), dessin

    Giorgio SILVESTRINI (1985), peinture

    Keen SOUHLAL (1982), sculpture

    Benjamin TESTA (1987), sculpture

    Marianne WASOWSKA (1988), photographie

    Alejandro RAMÍREZ ARIZA (1981), vidéo, Boursier Diputación de Zaragoza

    Ernesto CASERO (1980), dessin, Boursier Ayuntamiento de Valencia

  • L’exposition Itinérance 2016 a présenté du 13 au 22 décembre, à l’Académie des beaux-arts, le travail des artistes membres de l’Académie de France à Madrid en 2015-2016 : Charles-Élie Delprat, Romuald Dumas-Jandolo, Thierry Gilotte, Vir Andres Hera, Vicky Méndiz, Miguel Moraes Cabral, Maria-do-Mar Rêgo, Linda Sanchez, Anna-Katharina Scheidegger, Marjan Seyedin, Aurore Valade, Nelo Vinuesa, Samuel Yal.

    Le dossier de presse

    Plus d'informations

  • L’exposition Itinérance 2015 présente, à l’Académie des beaux-arts, le travail des artistes de l’Académie de France à Madrid, membres en 2014-2015 : Esaú Acosta, Tania Blanco, Hélène Damville, Baptiste Fompeyrine, Didier Hamey, Guillaume Lemarchal, Albert Merino, Sarah Navasse-Miller, Renaud Perrin, Agathe Pitié, Pierre Primetens, Quentin Ravelli, Esther Señor.

    Les treize artistes ont développé, durant un an, le projet artistique pour lequel ils ont été sélectionnés en résidence. L’exposition regroupe ainsi différentes disciplines artistiques : dessin, gravure, photographie, architecture, cinéma et art vidéo.

    Accueillis de septembre 2014 à juillet 2015 à la Casa de Velázquez, ils ont pu trouver le temps et l’espace nécessaires pour se dédier entièrement à leurs créations, tout en profitant de la proximité d’autres artistes - de cultures et d’horizons divers - pour expérimenter des techniques nouvelles et enrichir leurs créations.

    L’exposition collective Itinérance se compose des œuvres des onze artistes membres de l’Académie de France à Madrid pour l’année 2014-2015, et de deux artistes, boursières de la ville de Valence (Espagne) et de la Diputación Provincial de Zaragoza.
    Elle clôt son parcours à l’Académie des beaux-arts après une première présentation au public en juin 2015 à la Casa de Velázquez (Madrid) et une étape saragossane, au Monastère Royal de Santa María de Veruela, au mois de septembre dernier.


    Le dossier de presse
     

  • La Casa de Velázquez a présenté à l’Espace Évolution Pierre Cardin les artistes de sa promotion 2010, dans le cadre d’une exposition collective qui réunit à Paris le travail des onze pensionnaires au terme de leur année de résidence. 

    Issus de disciplines, de formations et d’horizons différents, ces onze artistes français et espagnols ont travaillé avec une liberté totale et exploré de nouveaux espaces d’expression durant une année. Huit d’entre eux sont des plasticiens qui utilisent les techniques du dessin, de la sculpture, de la gravure ou de la peinture ; quatre s’expriment à travers la photographie, le cinéma et l’art vidéo.

     

    Le dossier de presse

  • Alors que s’ouvre une année de plus dans la longue histoire qui lie nos deux institutions, l’Académie des Beaux-Arts à la Casa de Velasquez qui, depuis 1916, incarne avec brio la rencontre fructueuse entre deux grandes cultures, je me prends à rêver d’Espagne. Ce grand voisin rival, ennemi ou ami de notre pays en fonction des aléas de l’histoire, a toujours fasciné la France et particulièrement les artistes français comme une sorte de tentation de l’excès, de la démesure. Il est étonnant de constater combien la seule évocation de l’Espagne fait surgir dans l’inconscient ou dans la mémoire certaines visions mêlées de gloire et de sévérité, d’exubérance et de ferveur. En Espagne la joie et la tristesse paraissent plus intenses, les émotions plus définitives, c’est un pays où la lumière aveugle et la chaleur fait suffoquer, où l’amour et la beauté font souvent mourir.

    Je me souviendrai toujours de l’éblouissement, de la symphonie de sensations que fut pour moi la découverte de ce pays et le tournant que ce séjour de deux ans représenta dans mon itinéraire d’artiste, à l’image de celui de mes compagnons d’alors, Jean Cardot ou Guy de Rougemont. 
    Du sentiment d’étonnement que je ressentis également face au mystère émanant de ce pays et de ses habitants, de cette coexistence de traditions immémoriales et d’énergie vitale qui saisit le visiteur dès son arrivée.

    C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis toujours curieux d’observer la manière dont les pensionnaires d’aujourd’hui utilisent cette parenthèse de temps et d’espace privilégiée, s’approprient l’esprit des lieux, en partant dans une quête éperdue d’images et de sensations ou bien en approfondissant certains questionnements intérieurs grâce aux conditions matérielles exceptionnelles que leur apporte leur séjour.

    Dans les moments de crise et de doute, l’existence de tels endroits apparaît à la fois plus luxueuse et plus que jamais nécessaire en nous rappelant que l’art est l’une des rares activités permettant à l’homme de se recentrer autour de sa nécessité intérieure. Aussi notre Académie est-elle particulièrement fière de contribuer à la gestion de cet établissement unique qu’est la Casa de Velasquez et d’accompagner le cheminement artistique de ses pensionnaires, dont ce catalogue permet de garder l’empreinte lumineuse.

    Arnaud d’Hauterives 
    Secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts

  • Comme chaque année, voici venu un moment cher à mon cœur, celui de la découverte des œuvres des pensionnaires de la Casa de Velasquez. Et comme chaque année, les membres du conseil artistique et moi-même avons peine à réprimer notre impatience. Car c’est toujours une grande joie que de découvrir les œuvres d’artistes que nous avions juste croisés, dont nous n’avions fait que pressentir ce qui, fécondé par le temps et la richesse d’un environnement propice, se révèle dans toute sa fraîcheur, s’épanouit dans toute sa nouveauté.

    La Casa de Velasquez est l’un de ces très rares établissements permettant aux heureux élus ayant la chance d’y séjourner, d’approfondir, en prenant tout le temps nécessaire, leurs intuitions, de confronter leurs idées ou leurs sensations à celles d’artistes pratiquant d’autres disciplines, mais également à celles de chercheurs en sciences humaines. Et tout cela à travers la découverte d’une culture dont le dynamisme et la créativité n’ont d’égale que la force des traditions qu’elle a su conserver au cours des siècles et qui, revisitées par les générations successives, lui insufflent une force intemporelle.

    C’est une relation d’amitié fidèle que celle entretenue par l’Académie des Beaux-Arts à la Casa de Velasquez, dont beaucoup parmi nous ont été pensionnaires. J’aime à penser que certains jeunes artistes seront peut-être à leur tour, dans quelques décennies, membres de notre Compagnie et qu’ils aideront à leur tour les jeunes artistes de leurs conseils... Cette idée de transmission m’est chère et est au cœur de la vocation de notre Académie qui ne cesse de soutenir les nouvelles générations d’artistes.

    Je souhaite saluer ici M. Jean-Paul Etienvre et son équipe et le féliciter pour cette première année de direction riche de dynamisme et déjà, de belles réalisations.

    Je suis heureux, au nom de l’Académie des Beaux-Arts et en mon nom propre, de parrainer ce catalogue qui gardera la trace des œuvres des pensionnaires de cette année 2007-2008. Je souhaite qu’il soit pour chacun de ces artistes le gage d’une reconnaissance méritée et pour les lecteurs qui le parcourront l’occasion de passionnantes découvertes.

     

    Arnaud d’HAUTERIVES 
    Secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts 

  • Aujourd’hui plus que jamais se fait sentir le besoin de lieux dévolus à la création et habités par une exigence de dialogue entre les disciplines. Dans un temps de plus en plus rétréci et envahi par les innombrables sollicitations de la modernité, les espaces où la liberté prend le luxe de la lenteur, où la création s’épanouit dans un temps émancipé des exigences de la vie matérielle, sont aussi rares que nécessaires.

    Le communique de presse

    La Casa de Velasquez est l’un de ces espaces privilégiés. Depuis plusieurs décennies, cet établissement offre en effet aux jeunes artistes français de toutes disciplines le temps, l’espace et les conditions les plus propices à l’épanouissement de leurs projets. Il favorise également, en leur permettant de côtoyer pendant toute la durée de leur séjour, des littéraires, des historiens, sociologues et autres spécialistes de sciences humaines, des rencontres et un brassage féconds.

    L’Académie des Beaux-Arts, au nom de laquelle je m’exprime ici, est heureuse de sa contribution au fonctionnement de cette belle Ecole, tant à travers sa participation au conseil d’administration qu’au conseil artistique, aux épreuves d’admission ou encore au suivi des travaux des pensionnaires. L’accompagnement concret et régulier par les membres de notre Compagnie des jeunes générations d’artistes incarne l’idée de transmission intergénérationnelle chère à notre institution. Cet engagement prend corps également dans la présentation, chaque année, des œuvres des pensionnaires au Palais de l’Institut.

    C’est une évidence de dire qu’aujourd’hui, l’Europe de la culture est plus une incantation qu’une réalité. Pourtant, lorsque je regarde les œuvres de ces jeunes peintres, sculpteurs, graveurs, architectes, compositeurs, cinéastes, photographes, habitées par la rencontre d’un autre pays, d’une autre culture, je me prends à croire que cette Europe culturelle existe bien à la Casa de Velasquez.

    Arnaud d’HAUTERIVES 
    Secrétaire perpétuel de l’Académie des Beaux-Arts 

  • Velásquez aimait, dit-on, installer son chevalet à l’emplacement actuel de la Casa portant aujourd’hui son nom, dans le patio ouvert, à l’ouest, sur la Sierra de Guadarrama. Est-ce dans cet imposant massif, longtemps frontière entre l'Espagne chrétienne et musulmane, que le maître puisait la sève de son œuvre lumineuse et puissante, de ses visions tranchantes et virtuoses ? Velásquez, donc, est la figure tutélaire veillant sur les jeunes artistes d’aujourd’hui ayant gagné par leur talent la chance d’y séjourner.

    Cette exposition, devenue depuis de nombreuses années déjà un moment important de la vie de l’Académie, témoigne de la vitalité de la création lorsqu’elle se nourrit, telle l’œuvre de Velásquez en Italie, d’une autre culture, d’une autre lumière, mais aussi de la fertilité des rencontres que ce lieu unique autorise et favorise.

    Rares en effet sont les institutions qui incarnent mieux ou aussi bien que la Casa de Velásquez l’idéal humaniste de réunion des disciplines et de dialogue entre les « arts ». C’est une véritable abbaye de Thélème que la Casa, où se retrouvent aussi bien artistes (peintres, sculpteurs, graveurs, architectes, compositeurs, cinéastes, photographes) que scientifiques, historiens, archéologues, sociologues. Pendant un ou deux ans, ces derniers peuvent se consacrer entièrement à leurs créations ou à leurs recherches, en bénéficiant de l’émulation et de la richesse des multiples contacts qui s’offrent à eux.

    Fidèle à sa vocation d’encouragement aux jeunes talents qu’elle soutient par de très nombreuses actions, l’Académie des Beaux-Arts suit avec beaucoup d’attention et de joie les travaux des pensionnaires de la Casa, découverts chaque automne au sein de l’exposition statutaire au Palais de l’Institut. Présente au sein du conseil d’administration et du conseil artistique de la Casa de Velasquez, l’Académie des Beaux-Arts est heureuse de sa contribution à la vie de cette institution unique dans le paysage des écoles françaises à l’étranger. Je salue ici pour la quatrième année consécutive l’action menée par son Directeur, Gérard Chastagnaret.

    Il est maintenant plus que temps de laisser la parole aux artistes. Je souhaite que cette exposition rassemblant les œuvres réalisées par les pensionnaires plasticiens, photographes et vidéastes au cours de l’année 2005-2006 soit pour ses visiteurs l’occasion de belles découvertes, et pour les artistes qu’elle présente le début d’une reconnaissance méritée.

     

    Arnaud d'Hauterives
    Secrétaire Perpétuel de l'Académie des Beaux-Arts

    Ci-dessous, une oeuvre de chacun des artistes plasticiens en résidence (2004-2006)

     

  • En 1916, accueillant une idée lancée par Charles-Marie Widor et soutenue par Henri Bergson, le roi Alphonse XIII confia à l'Académie des Beaux-Arts le soin de construire et de gérer la Casa de Velàzquez, réplique madrilène de la Villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome. Depuis plusieurs décennies, de jeunes artistes français, peintres, sculpteurs, graveurs, architectes, compositeurs, cinéastes, photographes, retrouvent à Madrid des universitaires de leur génération, qui mènent sur le monde ibérique des recherches de haut niveau.
    C'est ce qui fait l'originalité de cette institution au sein du réseau des grands établissements que le ministère de l'Éducation nationale entretient hors de France. 
    Dans un cadre enchanteur, aux portes de Madrid, les jeunes artistes et scientifiques peuvent se consacrer, pendant un an ou deux, à leurs créations ou à leurs recherches, dégagés de tout souci matériel. Cet indéniable privilège n'est rien, comparé à la découverte de la civilisation hispanique et de ses richesses, à la confrontation de deux cultures à la fois voisines et dissemblables, au bénéfice des échanges interdisciplinaires, qu'ils soient artistiques ou scientifiques.
    Aujourd'hui encore, l'Académie des Beaux-Arts est très présente au sein du conseil d'administration et du conseil artistique de la Casa de Velàzquez, et ses représentants travaillent dans un climat de parfaite confiance avec son actuel directeur, Monsieur Gérard Chastagnaret. Ils suivent avec le plus grand intérêt les progrès des pensionnaires qui ont la chance d'y séjourner et remplissent ainsi l'une des missions fondamentales de l'Académie des Beaux-Arts qui est de découvrir et d'encourager les jeunes talents. 
    C'est donc une joie de retrouver à Paris les œuvres de cette jeunesse studieuse, enrichie et fortifiée sous le soleil madrilène. 
    Je suis heureux, au nom de l'Académie des Beaux-Arts et en mon nom propre, de parrainer ce catalogue présentant les œuvres des membres de la section artistique réalisées durant l'année 2004-2005, d'avoir suivi avec attention leurs travaux et projets, et de leur renouveler mes plus vifs encouragements et mes vœux les plus sincères de réussite.

  • Chaque année, une grande impatience nous saisit quand vient le moment de découvrir les œuvres des pensionnaires de la Casa de Velazquez. C’est une tradition désormais bien ancrée : l’exposition statutaire des travaux de ces jeunes créateurs prometteurs se tient au mois de mai à Madrid, puis au mois de septembre à Paris, au Palais de l’Institut.

    L’Académie des Beaux-Arts, qui soutient avec constance les jeunes artistes, en octroyant des bourses, en décernant des prix d’encouragement, ou encore en soutenant ce fleuron des Ecoles françaises à l’étranger qu’est la Casa de Velazquez, est très attentive à l’évolution de l’inspiration des générations montantes de l’art. Notre Compagnie s’attache à maintenir une juste harmonie entre le respect de l’héritage du passé, terrain d’enracinement indispensable, et la création contemporaine, qui n’exclut nullement la connaissance de règles immuables.

    Alors que nous venons de fêter, en 2003, le soixante-quinzième anniversaire de la Casa de Velazquez, il nous plaît de relire les listes de noms des pensionnaires, dont beaucoup sont devenus des artistes renommés. Pendant un an ou deux, ils ont bénéficié des bienfaits d’un séjour dans ce lieu où peuvent se développer librement leurs activités créatrices, dans une émulation et un brassage fécond des disciplines. Une quinzaine d’artistes, peintres, sculpteurs, graveurs, architectes, compositeurs, cinéastes, photographes formant la section artistique côtoient en effet les archéologues, historiens, géographes, littéraires, linguistes, sociologues, économistes réunis au sein de la section scientifique. De cette proximité naissent parfois des rencontres insolites dont les fruits se récoltent tout au long des carrières des uns et des autres.

    Je souhaite rendre hommage à Gérard Chastagneret, directeur de cette belle institution, qui assume cette responsabilité depuis maintenant deux ans. Avec lui, comme avec ses prédécesseurs, se nouent des relations empreintes de respect et d’estime mutuelle.

    Mais le temps est venu de vous laisser découvrir le florilège d’œuvres et de talents en pleine éclosion, réunis au sein de cette exposition et du catalogue qui l’accompagne : je vous souhaite de vivre de belles émotions esthétiques lorsque vous les parcourerez, sous le ciel de Madrid ou celui de Paris.

  • La Casa de Velazquez... la simple évocation de ce lieu, lorsque l'on a eu comme moi la chance d'y séjourner, suffit à faire remonter à la surface de la mémoire un bouquet de moments heureux et lumineux, de souvenirs d'escapades dans la campagne madrilène, de découvertes éblouies, de paysages brûlés de soleil. C'est aussi l'occasion de se réjouir de tant d'amitiés durables, parfois imprévues, fruits du mélange stimulant des disciplines. La Casa de Velazquez reçoit en effet aussi bien des artistes, peintres, sculpteurs, architectes, musiciens, cinéastes, que des scientifiques, historiens, archéologues.

    Les artistes, particulièrement perméables aux émotions éprouvées et aux influences reçues au début de leur carrière, sont bien souvent marqués pour toute leur vie par le passage en ce lieu merveilleux qui, en les dégageant des soucis matériels, leur permet de libérer leur créativité et de lancer les perspectives de leur œuvre en devenir.

    C'est dire l'importance de ce séjour pour tout jeune artiste dont le talent lui ouvre les portes de la Casa de Velazquez. L'Académie des Beaux-Arts, fidèle à sa vocation d'encouragement des talents prometteurs, est donc très attachée à son rôle dans le fonctionnement artistique de cette École française à l'étranger, dont la mission est de développer les activités de recherche et de création liées au monde hispanique, et de promouvoir la coopération intellectuelle et artistique entre la France et l'Espagne. Je salue ici l'action menée depuis l'année dernière par son Directeur Gérard Chastagnaret.

    Chaque année, notre Compagnie est heureuse de soutenir la présentation des travaux des pensionnaires de la Casa: les œuvres exposées à Madrid au mois de mai et à Paris à l'automne 2003, au Palais de l'Institut, sont les fruits de l'inspiration de ces jeunes artistes, mûris au soleil de Madrid; elles sont autant de prémices passionnantes. C'est avec beaucoup de plaisir que je vous invite à les découvrir.

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