Automne 2006 - page 12

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La restauration de la tapisserie de la Manufacture Royale des Gobelins,
Hommage de Bacchus à Ariane
d'après les cartons de Charles de la Fosse, a été réalisée grâce à l’association des Amis de la Villa Ephrussi
de Rothschild et au partenariat de la maison Chevalier Conservation.
Décorations
Lors de la promotion du 14 juillet 2006 :
Michel Folliasson
a été fait Chevalier de la Légion d'Honneur,
Jean Prodromidès
a été promu Officier de la Légion d'Honneur,
Hugues R. Gall
a été promu Commandeur de la Légion d'Honneur,
Zao Wou-Ki
a été élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur,
Jacques Taddei
a été fait Chevalier des Palmes Académiques.
D
epuis l'an 2000, les Amis de la
Villa Ephrussi de Rothschild
souhaitaient faire restaurer ce
chef-d'œuvre.
La somme demandée pour ce travail
par la maison Chevalier Conservation
semblait très difficile à réunir. Aussi,
cinq années ont été nécessaires pour
y parvenir.
La restauration a été réalisée grâce à la
générosité de tous les amis et donateurs,
notamment Mme Lydia Varsano, la
Banque Morgan Stanley - Zurich, le
Conseil Général des Alpes Maritimes
et la Maison Chevalier Conservation qui
a pris en charge une partie des frais.
La tapisserie a été remise en état en six
mois grâce au travail intense de nomb-
reux artisans. Elle a été installée dans
le Salon des Tapisseries du premier
étage de la villa.
L'inauguration de la tapisserie s'est
déroulée à la Villa, au printemps dernier
en présence de nombreuses personna-
lités de la région, d’Arnaud d'Hauterives,
Secrétaire perpétuel de l’Académie des
Beaux-Arts, Président de l’association
des Amis de la Villa Ephrussi de
Rothschild, et de Pierre Chevalier.
u
À
sa mort en 1926, Claude Monet
lègue sa propriété de Giverny
à son fils cadet Michel. Il lui
laisse également sa collection person-
nelle qui comprenait, outre ses œuvres
et des peintures de ceux qui avaient été
ses amis, un ensemble très important
d’estampes japonaises.
En 1966, Michel lègue au Musée
Marmottan les tableaux hérités de son
père. La collection d’estampes japo-
naises, constituée de deux cent trente
et une gravures, reste dans la demeure
de Giverny où elle est encore exposée
aujourd’hui. Mais, si l’accrochage voulu
par Monet a pu être reconstitué dans la
salle à manger et le salon bleu grâce à
des documents photographiques, il ne
reste aucun témoignage précis sur la
présentation du reste de la collection.
Commencée en 1871, dès les prémisses
du Japonisme en France, cette collec-
tion de gravures Ukiyo-e présente deux
axes d’intérêt majeur.
Le premier a trait au choix des
estampes, qui reflète ses propres recher-
ches et préoccupations artistiques. Ce
n’est pas le fait du hasard si l’on trouve
37 Utumaro, 21 Hokusai et 49
Horishige. Avec les œuvres de ces deux
premiers notamment, on a pu noter dans
celles de Monet certaines correspon-
dances dans le choix et la construction
des sujets. Ce qui ne fait pas pour autant
de ces graveurs des sources de sa
peinture, mais on peut sans doute expli-
quer en partie la faveur particulière dont
bénéficie Monet au Japon. Le second
réside dans son essence même : elle a
été réunie par un connaisseur et un
passionné des images du “temps qui
passe”. Plus que ses amis Rodin, Van
Gogh, Degas ou Pissaro, Monet a voulu
constituer un ensemble représentatif de
l’art Ukiyo-e, d’Harunobu à Yoshitoshi
en passant par Sharaku.
Pour que le public puisse vraiment
prendre la mesure de cette collection,
elle est présentée pour la première fois
de manière chronologique et dans un
lieu unique.
u
Musée Marmottan Monet
du 15 novembre 2006
au 25 février 2007
En haut, à gauche : Kiyonaga Torii, 1752-1815,
jeune femme coiffée d’un large chapeau de
paille, elle est suivie d’une compagne qui porte
un furoshiki et d’une servante.
Photo D.R.
En haut, à droite : Hiroshige Utagawa,
1797-1858, vue nocturne de la rue Saruwaka.
Photo D.R.
E
xposition
La collection d’estampes
japonaises de Claude Monet
au Musée Marmottan Monet
Conservée à peu près dans son
unité, la fabuleuse collection
d’estampes japonaises de Claude
Monet, deux cent trente et une
œuvres constituant un ensemble
représentatif de l’ukyio-e, “images
du temps qui passe”, est présentée
pour la première fois au public.
La maison Chevalier
Conservation
Depuis quatre générations, la
famille Chevalier Conservation
voue une véritable passion à la
tapisserie ancienne. Musées,
collectionneurs, décorateurs,
particuliers et entreprises lui font
confiance pour l'expertise, l'achat-
vente, le nettoyage,
la conservation ou la restauration
des objets les plus rares :
tapisseries, tapis, textiles anciens,
modernes et contemporains.
Restauration de la tapisserie
Hommage de
Bacchus à Ariane
à la Villa Ephrussi de Rothschild
A
ctualités
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