Automne_2002 - page 12

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A
u cours de sa séance du mercredi 3 juillet, l'Académie
des beaux-arts a proclamé les résultats de son Grand
Prix d'Architecture 2002.
Ce concours, créé en 1975, se base sur la composition. Il
est ouvert aux architectes et étudiants en architecture, de
nationalité française, âgés de moins de 35 ans.
Depuis sa création, l'Académie choisit chaque année un
thème d'actualité et conçoit un programme afin de “mettre
en situation” les candidats, leur demandant de conjuguer
imagination et connaissances théoriques.
L'Académie, en 2002, a entièrement rénové ce Grand Prix
en y introduisant, dès la première épreuve, l'informatique, inno-
vation qui constitue une première dans l'histoire du Grand Prix
d'Architecture de l'Académie des beaux-arts. Les vingt candi-
dats, retenus pour la deuxième esquisse en loge, ont travaillé
sur du matériel informatique de très haute technologie, mis
à leur disposition gracieusement par la société
Hewlett-
Packard
(stations de travail, imprimantes, et même une table
traçante) et sur des logiciels prêtés par plusieurs sociétés
éditrices :
Eurostudio et ACA
(Arc+Progress),
Graphland
et Bentley
(Microstation Triforma),
Progistik et Autodesk
(Autocad ADT),
Discreet
(3Dstudio Max),
Abvent
(Archicad
et Art*Lantis),
Nemetschek
(Allplan),
Adobe
(Photoshop et
Illustrator). L'Académie se réjouit de ce partenariat sans lequel
cette évolution importante n'aurait pu aboutir.
En 2002, le thème du Grand Prix d'Architecture était :
UNE
ACADEMIE DES SPORTS.
Le site choisi s'inscrit dans un ensemble de 160 hectares,
sur un terrain plat, en bordure de mer (Golfe Persique). Un
stade de football et d'athlétisme sera réalisé ainsi que de
nombreux équipements de plein air et couverts. Ces équipe-
ments serviront à l'université toute proche.
Le programme comporte, d’une part, l'académie des sports
avec résidences, cafétéria, salles de conférence et un musée du
sport. D'autre part, une halle des sports comprenant outre des
salles d'athlétisme et des ateliers sportifs, un terrain de foot-
ball avec 5000 places en tribunes et en sous-sol, des salles de
sports, des vestiaires, des locaux de presse. Un programme de
piscines, avec bassin d'échauffement, et une cafétéria complé-
teront cet ensemble. Dix terrains de football et une piste de
400 mètres seront situés à l'extérieur du bâtiment. Il est prévu
également une administration et une clinique médicale.
Ce concours comporte traditionnellement trois épreuves :
une première esquisse, une deuxième esquisse en loge, un
rendu définitif présenté sur un châssis de 5m sur 3m.
Sur 80 inscrits, 29 ont rendu la première esquisse, 18 ont
été retenus pour la deuxième esquisse en loge, et c'est parmi
les 9 déposants sur 10 candidats admis pour l'épreuve défi-
nitive que l'Académie a attribué :
Le
Grand Prix
et
prix Charles Abella 2002
, d'un
montant de 53 000 Euros (350 000 F) à
Philippe
Hennequin
, né en 1976, élève de Jean-Louis Latour,
Professeur à l'Ecole d'Architecture Paris-Val de Seine.
Le deuxième prix et prix
André Arfvidson 2002
, d'un
montant de 18 000 Euros (120 000 F) à
Loïc Coquin
, né en
1976, également élève de Jean-Louis Latour.
Le troisième prix et
prix Paul Arfvidson
d'un montant
de 9 000 Euros (60 000 F) à
Thimotée Berger
, né en 1976,
élève de Jean-Louis Nouvian, Professeur à l'Ecole
d'Architecture de Paris-Val de Seine.
Former et accompagner
Cette année, pour la première fois dans l’histoire de
l’Académie des beaux-arts, la deuxième épreuve d’esquisse du
Grand Prix d’Architecture s’informatise. Ce changement
radical traduit la volonté affirmée de l’Académie des beaux-
arts de se tourner vers les technologies d’informations dans ce
secteur.
Cette nouvelle politique de concours est rendue possible grâce
à un partenariat solide avec des sociétés internationales, et
notamment avec Hewlett-Packard.
En mettant à la disposition des candidats ses produits les plus
performants sur le marché des architectes, Hewlett-Packard,
partenaire incontournable dans ce domaine, a su démontrer
ses capacités tant dans la formation et l’accompagnement des
candidats que dans la fourniture de solutions innovantes. Les
candidats ont ainsi manipulé pendant plus de quinze heures
des outils professionnels Hewlett-Packard (stations de travail,
imprimantes jet d’encre A3, imprimantes jet d’encre Hewlett-
Packard designjet du format A4 à A0) associés à des éditeurs
de logiciels (Abvent, Aca Europe, Autodesk, Adobe, Progistik,
Bentley, Graphland, Nemetschek).
Ce premier contact avec les technologies de pointe visait
également à leur donner un avant-goût des systèmes qu’ils
exploiteront en milieu professionnel.
En prenant une part active dans l’organisation de ce Grand
Prix, Hewlett-Packard a permis à de futurs utilisateurs de
découvrir une partie de son offre pour les métiers de
l’architecture.
Constructeur informatique dynamique, Hewlett-Packard
s’appuie en effet sur une démarche pédagogique et
professionnelle afin de répondre efficacement aux besoins des
entreprises.
Sylvie Klajman
Chef de marché Hewlett-Packard France
Architecture et informatique
Depuis une douzaine d’années l’environnement professionnel
de l’architecte s’est profondément transformé, les
interlocuteurs concernés par un projet se multipliant, les
contraintes économiques se durcissant, la sophistication des
études et la demande de réactivité augmentant. Pour satisfaire
ces exigences, l’architecte a dû intégrer l’informatique dans
son activité, le dessin d’architecte faisant alors une grande
place à l’infographie.
Outre la possibilité de faire des dessins - plans, coupes, façade,
plans d’exécution d’ouvrage… -, et au travers de ces plans
informatisés de créer les pièces écrites nécessaires - métrés,
devis... -, le développement de l’infographie a doté la
représentation architecturale d’un nouveau médiateur :
l’image de synthèse qui rend possible une simulation plus
complète, car réaliste et dynamique.
Une autre révolution au sein des agences est celle d’Internet et
des réseaux. Rien de plus simple maintenant que la
consultation (en ligne) de catalogues de fabricants de produits
de construction, la recherche de nouvelles documentations
techniques, réglementaires ou administratives, l’échange
d’informations et de fichiers entre les différents partenaires du
projet au travers de véritables armoires à plans
(électroniques).
Ainsi l’informatique, comme outil, tient de plus en plus une
place prépondérante au sein de la profession, et il n’est plus
utopique de parler aujourd’hui, pour certaines d’entre elles,
d’agences d’architectures (numériques).
Olivier Bouet,
enseignant-chercheur à l’Espace Virtuel
de Communication en Architecture et en Urbanisme (EVCAU)
Prix
et
concours
Une première dans l’histoire du
Grand Prix d’Architecture de
l’Académie des beaux-arts”
En 2002, l’Académie a décidé de rénover entièrement son
Grand Prix d’Architecture en y introduisant dès la
première épreuve l’utilisation de l’informatique. Cette
innovation constitue une première dans l’histoire de ce
Grand Prix.
Le niveau des candidats s’est révélé de qualité. Les trois
lauréats sont des étudiants, tous trois âgés de 26 ans. Ils
maîtrisent l’instrument informatique et ont présenté des
projets dont le parti architectural est simple et clairement
exprimé, mettant en évidence les différentes composantes
du programme, développant le parti constructif des
grandes halles couvertes et fermées.
Le Grand Prix s’est singularisé par l’écriture très affirmée
et volontaire de son parti de composition, constitué de
deux axes perpendiculaires : l’axe majeur largement
dimensionné conduit le public au cœur des halles de sport
climatisées et de leurs tribunes, l’axe secondaire dessert
de manière linéaire piscines, administration,
amphithéâtres, presse, cafétarias, et en extrémité du
dispositif et légèrement isolée, la clinique médicale,
profitant d’un accès indépendant. La vision générale des
constructions et la belle coupe sur les halles de sport
montrent que le candidat maîtrise parfaitement son sujet.
En conclusion, l’innovation s’est révélée positive et
très encourageante pour le développement de cette
nouvelle formule de Grand Prix d’Architecture de
l’Académie des beaux-arts.
Michel Folliasson, président du jury
Le
Grand Prix
d’
Architecture
2002
Le lauréat du concours, Philippe Hennequin, féli-
cité par Michel Folliasson, président du jury,
à gauche, et Arnaud d’Hauterives,
secrétaire perpétuel de l’Académie.
Les participants et leurs
nouveaux “outils” lors du concours.
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