Automne_2012 - page 2-3

sommaire
*
page 2
Éditorial
*
page 3
Élections : 
Antonio López Garcia
Ousmane Sow
Philippe de Montebello
*
pages 4 à 25
Dossier : 
« La critique artistique »
*
pages 26, 27
Exposition : 
Françoise Huguier
« Vertical/Horizontal,
Intérieur/Extérieur »
au Palais de
l'Institut de France
*
pages 28, 29
Exposition : 
« Rubens, Van Dyck,
Jordaens et les autres »
au Musée Marmottan Monet
*
page 30
Actualités : 
Parutions
Exposition
« La gravure en mouvement
du XV 
e
au XXI 
e
siècle »
*
page 31
Communication : 
« Lovenjoul et les œuvres
de Théophile Gautier,
de l'érudition à la collection »
par Catherine Faivre d'Arcier
*
page 32
Calendrier
des académiciens
Lettre
de
l’
Académie
des
Beaux-Arts
i n s t i t u t d e F r a n c e
Lettre de l’Académie des beaux-arts •
Directeur de la publication
 : Arnaud d’Hauterives •
Comité de rédaction
 : délégué
Paul-Louis Mignon ; membres : Yves Millecamps, Claude Abeille, Yves Boiret, Aymeric Zublena, Louis-René Berge, François-Bernard
Michel, Michaël Levinas, Lucien Clergue •
Ont contribué à ce numéro
: Lydia Harambourg, Bernard Perrine •
Conception générale,
rédaction et coordination
 : Nadine Eghels •
Conception graphique, réalisation
 : Claude-Matthieu Pezon •
Impression
 : Belzica Imprimerie
Frazier • ISSN 1265-3810 •
Académie des Beaux-Arts 23, quai de Conti 75006 Paris
2
|
| 3
« La critique est aisée... et l’art est
difficile », cet alexandrin de l’auteur
dramatique classique Destouches a
fixé les termes d’un débat, sans cesse renouvelé et jamais achevé, entre
l’artiste et le critique. Un débat animé, on imagine, par la passion
partagée des arts et de leurs techniques et, pour le critique, l’intérêt et
l’émotion ressentis lorsqu’il prend connaissance d’un talent original et
s’en fait le passeur dans l’opinion.
La confrontation ne peut éviter les susceptibilités et les impertinences,
les controverses, voire la violence de la polémique. Elle a eu longtemps
pour truchement, de nos jours, les articles et études à travers la presse
écrite. Depuis l’information a trouvé dans l’invention de la radio, de la
télévision, désormais d’Internet, d’incontournables média. La
Lettre
de l’Académie des Beaux-Arts
, attachée à promouvoir les problèmes
de la création artistique, a invité membres et correspondants de ses
différentes sections à interroger cet « au-delà » de la création que
propose l’intervention critique.
À examiner la diversité troublante, érudite et, à l’occasion, ironique
de leurs témoignages à la lumière de l’Histoire et de notre temps, le
regard critique sur l’œuvre du créateur, même dans ses parti-pris et ses
erreurs, ne prête-t-il pas à un dialogue essentiel ? Il offre aux artistes
une forme de miroir qui peut les amener à mettre en question des
aspects de leurs recherches. Artiste et critique, soucieux de favoriser
la compréhension et l’approfondissement de la création, apparaissent
comme des partenaires.
É
ditorial
Au cours de la séance plénière
du 11 avril, l’Académie des
Beaux-Arts a procédé à l’élection
de trois nouveaux Associés
étrangers : Antonio López Garcia
au fauteuil précédemment
occupé par Antoni Tàpies,
Philippe de Montebello au
fauteuil précédemment occupé
par Seiichiro Ujiie, Ousmane
Sow au fauteuil précédemment
occupé par Andrew Wyeth.
Philippe de
Montebello
N
é à Paris en 1936, puis naturalisé
américain en 1955,
Philippe
de Montebello
poursuit ses études
en histoire de l’art à l’Université de
Harvard ainsi qu’à l’Université de
New York. Il consacre essentiellement
sa carrière au Metropolitan
Museum of Art : en 1963, il y fait
ses débuts en tant que conservateur
du département des peintures
européennes, puis en devient le
directeur en 1977. Sous sa direction,
pendant trente-et-un ans, le musée
a développé d’importants projets
tant dans la rénovation de galeries
que dans l’acquisition d’importantes
collections. Depuis 2008, il siège au
conseil d’administration du Musée
d’Orsay et a été élu administrateur
honoraire du Musée du Prado en
2012.
Photo Brigitte Eymann
u
Ousmane Sow
N
é à Dakar en 1935,
Ousmane
Sow
exerce le métier de
kinésithérapeute avant de se
consacrer entièrement, à l’âge de
cinquante ans, à sa première passion,
la sculpture. En 1984, il réalise sa
première série,
Les Nouba
, avant
d’être révélé en 1987 au Centre
Culturel Français de Dakar. Il
s’attache à représenter l’homme,
s’intéresse aux ethnies d’Afrique puis
d’Amérique et puise son inspiration
dans la photographie, le cinéma
et l’histoire. En 1999, le Pont des
Arts accueille la première grande
rétrospective de son œuvre, qui
a attiré plus de trois millions de
visiteurs. Il travaille actuellement à la
création de petites sculptures
Nouba
,
et de sculptures monumentales, en
hommage aux grands hommes qui
marquèrent sa vie : dans le sillage de
Victor Hugo, du Général de Gaulle
et de Nelson Mandela, les effigies de
Martin Luther King, de Mohamed Ali
et de Gandhi sont en train de naître à
Dakar.
Photo Béatrice Soulé / Roger-Viollet
u
Antonio
López Garcia
P
eintre et sculpteur espagnol,
Antonio López Garcia,
né à Tomolleso en 1936, étudie à
l’École des Beaux-Arts de Madrid.
Il y rencontre Francisco López
Hernandez, Amalia Avia et Isabel
Quintanilla avec lesquels il forme
un groupe de peintres réalistes. En
1955 il se rend en Italie, étudiant
à cette occasion la peinture de la
Renaissance ; parallèlement à ce
voyage, il découvre la peinture
espagnole du Prado, celle de
Velázquez plus particulièrement.
Entre 1957 et 1964, son travail est
influencé par le surréalisme. Artiste
dont le talent est reconnu à travers
le monde entier, il est l’auteur de
plusieurs expositions personnelles,
notamment aux Etats-Unis et en
Espagne. En 1992, dans
Le songe de
la lumière
, le réalisateur Victor Erice
suit l’évolution en temps réel de l’un
de ses tableaux. Depuis 2004,
il est membre honoraire de
l’Académie des Arts et Lettres de
New York.
Photo DR
u
É
lections
1 4-5,6-7,8-9,10-11,12-13,14-15,16-17,18-19,20-21,22-23,...32
Powered by FlippingBook