Ete 2008 - page 12

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Election
Au cours de sa séance plénière
du 28 mai 2008, l’Académie des
Beaux-Arts a élu Pierre Edouard
au fauteuil d’Albert Féraud dans
sa section de Sculpture.
N
é en 1959, c’est par le dessin et
la peinture que Pierre Edouard
vient progressivement à la sculpture,
dans laquelle il voit une mise en
abîme du vide à travers la lumière.
Appelée à l’éclosion charnelle, la
figure humaine est dans son œuvre
morcelée en autant de fragments
flottants comme en apesanteur.
“L’idée que je me fais de la sculpture
est un peu particulière, en ce sens
qu’elle ne doit pas être totalement
incarnée mais doit posséder cette
immatérialité qui peut exister
dans le dessin. Je crois avoir, en ce
sens, toujours cherché à anéantir une
des données fondamentales de la
sculpture : la masse physique et
la pesanteur”.
Pierre Edouard a reçu en 2003 le
Grand Prix de S.A.S Le Prince
Rainier III, XVIII
e
Prix international
d’art contemporain de
Monte-Carlo.
Décorations
L
e 23 juin dernier, la ministre de
la Culture et de la
Communication, Christine Albanel à
promu
Trémois
, membre de la
section de Gravure, Officier de la
Légion Honneur et nommé
Edith
Canat de Chizy
, membre de la
section de Composition musicale,
Chevalier de la Légion d'Honneur.
Doyen de notre Académie dont il fut un temps Président,
l’architecte Marc Saltet nous a quittés dans sa cent-unième année
(1906-2008).
Photo Studio de France et Gérard Delorme.
La discrétion de son départ reste dans la ligne droite du
comportement apprécié de ce personnage élégant et de haute taille.
Immobilisé physiquement, il admettait difficilement son impression
d’inutilité et je ne serais pas surpris qu’en l’instant de son ultime départ, il
ait pensé à ce qu’il exprimait fréquemment : “... c’est bien ainsi !...”.
Quelle fut en ce Palais de l’Institut de France, où la notion de création est
l’une des préoccupations de ses membres, celle de Marc Saltet ?
Il y fut porteur d’une mission ! Son désintéressement des “affaires”, son
autorité morale naturelle le désignaient au traitement et à la transmission
des beautés issues de l’histoire au milieu desquelles il vivait quotidiennement.
Dans sa famille, son épouse et ses deux fils manifestaient les mêmes centres
d’intérêts, ce qui représentait une possibilité d’échanges renouvelés. Son
épouse, très discrète, dont l’architecte Jacques Couëlle disait qu’elle était “un
vitrail”, manifestait à ses côtés des qualités appréciées de distinction
naturelle et d’humanité.
Mais de telles missions étaient toujours au service du “Patrimoine
National” dont il faut savoir faire vivre le passé, le présent mais aussi
prolonger l’avenir.
S’il vécut ainsi quotidiennement pendant vingt ans dans le Domaine
National de Versailles et des Trianons ce qui, prétendait-il, lui avait fait
contracter la “maladie de Versailles”, il n’en fut jamais guéri, quelles qu’aient
pu être les multiples fonctions éminentes qui lui ont été confiées par ailleurs.
Mais c’est incontestablement au sein de l’Institut de France, dans ce Palais
qu’il aimait tant, qu’il sut démontrer son sens de l’honneur et du devoir dont
il portait admirablement témoignage. Toujours disponible, ponctuel,
représentatif de sa fonction, il était certes conscient de l’honneur qui lui était
accordé en l’accueillant, mais en échange il était pénétré de ses devoirs.
Et c’est pourquoi ses confrères l’ont toujours admiré et respecté.”
Yves Boiret
, membre de la section d’Architecture
H
ommage
Marc Saltet
Manufacture
nationale de Sèvres
Place de la Manufacture, 92310 Sèvres
Tél. 01 46 29 22 00 | Fax 01 46 29 22 08
Galeries de la Manufacture
Place de la Manufacture, 92310 Sèvres
Tél. 01 46 29 22 10 | Fax 01 46 29 22 15
4 place André Malraux, 75001 Paris
Tél. 01 47 03 40 20
Fax 01 42 61 40 54
L’amour Falconet
, devant les grands fours à bois
de la Manufacture.
Photo CmPezon.
Dossier
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