Ete 2010 - page 24-25

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A
ctualités
Élection
A
u cours de la séance plénière du mercredi 5 mai 2010,
l’Académie des Beaux-Arts a élu
Patrick de Carolis
au fauteuil précédemment occupé par André Bettencourt,
dans la section des Membres libres.
Patrick de Carolis est né à Arles en 1953. Après des études
d’art dramatique et de danse à Montpellier, il décide de
se consacrer au journalisme et sort diplômé en 1974 de
l’Ecole supérieure de journalisme de Paris.
Après un début de carrière à France-Régions 3 (FR3),
il entre en 1975 à TF1 comme reporter au service des
informations générales, puis devient chef de rubrique au
service politique jusqu’en 1983. Grand reporter à Antenne
2 en 1984, il rejoint ensuite les équipes de la nouvelle
chaîne privée “La Cinq” où il crée plusieurs magazines
comme “Reporters”, “Nomades” ou “Réussites”.
En 1992, nommé Directeur de l’information, il crée sur
M6 le magazine “Zone interdite”.
1997 marque son retour sur le service public en tant que
Directeur des documentaires et magazines sur France 3 ;
il y crée et présente jusqu’en 2005 le magazine culturel
“Des racines et des ailes”, émission consacrée au
patrimoine français et européen.
En parallèle, Patrick de Carolis a également exercé des
responsabilités au sein de la presse écrite ; il est ainsi
Directeur général du
Figaro Magazine
entre 2001 et 2004.
Le 6 juillet 2005, il est élu Président de France Télévisions
pour une durée de cinq ans.
Patrick de Carolis a créé en 2001 le festival “Les
Eclectiques de Rocamadour”, qui réunit chaque année de
grands interprètes de musique et de théâtre.
Il a notamment publié
Les Demoiselles de Provence
(roman
historique) en 2005 ainsi que
Refuge pour temps d’orage
(poésie) en 2009. Il a reçu, entre autres distinctions, le Prix
Roland Dorgelès en 2003.
Photo DR
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Voyage à la
Casa de Velasquez
D
u 26 au 28 avril, certains de nos confrères sont
allés à la Casa de Velasquez à Madrid, afin
d’assister à l’exposition des plasticiens qui a eu lieu au
Circulo de Bellas Artes.
Faisaient partie du voyage : Edith Canat de Chizy,
Jacques Taddei, Lucien Clergue, Louis-René Berge
et Aymeric Zublena.
Cette manifestation a permis d’apprécier la créativité
des pensionnaires, confirmée par une visite des
ateliers. Au cours de cette visite, chaque artiste a fait
don à la Casa d’une œuvre réalisée dans l’année.
Le deuxième temps fort de ce voyage fut le concert
donné par le quatuor Diotima, organisé par Yvan
Nommick, directeur des études artistiques.
De gauche à droite : Lucien Clergue, Louis-René Berge, Edith
Canat de Chizy, Aymeric Zublena, Jacques Taddei.
Photo DR
I
nvoquant notre complicité, cher Leonardo, les confrères
me font l’honneur de me solliciter pour rédiger quel-
ques lignes en hommage à l’ami disparu ; hommage qui
te sera rendu ultérieurement, selon, l’usage sous la Coupole,
lors de la prochaine séance solennelle de l’Académie.
Je me bornerai ici à me livrer à la prosopopée ; je te laisse
donc la parole, le dernier mot dans un ultime geste de com-
plicité. Voici un extrait d’une de tes interventions consignée
au procès-verbal sur la notion de discipline lors de la séance
du 6 février 2002, qui démontre la qualité de ton engage-
ment, ta conscience de tes responsabilités académiques, du
rôle qui devait être le tien au sein de l’institution.
Pierre Carron
, membre de la section de Peinture
Les disciplines artistiques que nous représentons, à
mon avis, ne sont plus académiques puisqu’elles sont
de plus en plus au chômage, puisque l’officialité vraiment
académique fait la promotion des
disciplines technologiques.
En réalité, déjà depuis longtemps, nous avons mis nos
disciplines au service de notre singularité avec l’avantage
de l’imaginaire, avec la faiblesse de la grammaire.
Depuis un siècle, pour que nos disciplines disparaissent,
on fait l’éloge du primitif, du faux ou du sauvage, sans
jamais se douter que cet éloge pourrait être la culture
de la violence. Nos disciplines ont le privilège non
rentable de développer entre la main et la tête la force
individuelle de la passion, du désir de beauté. Nous
avons le devoir et le droit de prendre position publique
à l’encontre de toutes les manifestations officielles qui
trahissent nos disciplines, autrement comment justifier
tous les patrimoines qui continuent à être confiés à
l’Académie des Beaux-Arts au nom de nos disciplines ?
Notre silence est déjà devenu l’authentification
de la dégradation officielle, une authentification
qui se pratique avec la Coupole et le costume.
De toute façon, je voudrais signaler que la mise en abîme
de nos disciplines n’est pas quelque chose de récent. C’est
une mise en abîme qui commence déjà au début du siècle
avec la pratique des avant-gardes. Avec la pratique des
avant-gardes, on a vivisectionné le corps disciplinaire de
nos œuvres, c’est-à-dire la peinture, on l’a vivisectionné
dans un morceau qui s’appelait « cubisme » au nom de
la forme ; on l’a vivisectionné dans un autre morceau qui
s’appelait « couleur » au nom du fauvisme, et ainsi de suite
au nom de la matière informelle etc., jusqu’à arriver à la
disparition de ce corps de l’œuvre qui se vérifie aujourd’hui
dans toute sa splendeur cynique. [...] »
Leonardo Cremonini
H
ommage
Leonardo
Cremonini
Le peintre italien Leonardo Cremonini,
assoc ié ét ranger de l’Académie des
Beaux-Arts, nous a quittés le 12 avril
dernier. Son confrère Pierre Carron lui
rend hommage.
Distinctions
Le film
La 317
e
section
de
Pierre Schœndœrffer
a
été inscrit au Patrimoine du Cinéma.
Une nouvelle version entièrement rénovée a été
projetée au Festival de Cannes.
Robert Werner
, correspondant de l’Académie des
Beaux-Arts, a reçu à l'Institut de France, des mains
d’Yves Boiret, membre de la section d’Architecture,
les insignes d’Officier de l’Ordre national du Mérite.
En haut : Leonardo Cremonini, en 2004.
Photo Christina Filetto
A droite :
La deposizione
(1956-1960).
1...,4-5,6-7,8-9,10-11,12-13,14-15,16-17,18-19,20-21,22-23 26-27,28-29,30-31,32
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