Ete_2013 - page 28-29

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Prix & concours
Création en 2013 du
Prix de Gravure Mario
Avati - Académie des Beaux-Arts
en hommage au
graveur Mario Avati, grâce à la donation d’Helen et
Mario Avati, parrainée par CAFAmerica. D’une valeur
de 40 000 US$, ce prix annuel qui récompense un
artiste confirmé, de toute nationalité, sera remis pour la
première fois sous la Coupole en novembre 2013, lors
de la Séance solennelle de l’Académie des Beaux-Arts.
Une exposition des œuvres du lauréat sera organisée au
Palais de l’Institut de France.
Exposition
Katharine Cooper
« Les Blancs Africains, voyage au pays natal »
L’Académie des Beaux-Arts présentera à l’automne
prochain le travail de Katharine Cooper, lauréate du
Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière -
Académie des beaux-arts 2012. De janvier à mai 2013,
la photographe est retournée sur les traces de son
enfance en Afrique du Sud et au Zimbabwe afin de
réaliser “un portrait de la minorité blanche qui perdure,
depuis quatre siècles, dans ce pays de beauté brutale”.
Palais de l’Institut de France
du 24 octobre au 24 novembre 2013
Décoration
Le 3 juin dernier,
Aymeric Zublena
, membre de la
section d’Architecture, a été fait Officier de l’Ordre
du Mérite de la République italienne.
Parutions
À la faveur d’un déménagement, l’architecte
Paul
Andreu
revisite son parcours dans son ouvrage
Archi-mémoires
, paru aux Éditions Odile Jacob.
Des expériences vécues, des chantiers menés, des
concours réussis ou ratés, que reste-t-il aujourd’hui ?
De l’art à la science, un chemin de création qui passe
par le dessin, la peinture, l’écriture.
Sortie du livre
Trait
, autour des carnets de dessin au
stylo bille de
Vladimir Vélickovic
, aux Éditions
Aréa, à Paris.
Parution d’
ImmortElles
,
ouvrage d’
Anne-
Catherine Nesa
, graveur et ancienne pensionnaire
de la Casa Velazquez de Madrid, consacré aux
membres de l’Académie des Beaux-Arts, Édith Canat
de Chizy et Brigitte Terziev, ainsi qu’à Florence
Delay (Académie française) et Dominique Meyer
(Académie des Sciences).
A
ctualités
H
ommage
Zao Wou-Ki
Le peintre français d’origine chinoise Zao Wou-ki
nous a quittés le 9 avril dernier. Son confrère, le
peintre Jean Cortot lui rend hommage.
Photo © Brigitte Eymann
Très cher, doux, amical, souriant Wou-Ki, paisible
dans la vie, talentueux, grand, divers, anxieux dans
ton œuvre qui nous parle et nous enchante. Cher Wou-Ki,
tu nous as quittés. Nous sommes en deuil dans le chagrin et
le regret. La tristesse de l’Adieu à cet instant de la vie qu’est
la Mort. Moment que Paul Valéry dit être « une surprise de
l’inconcevable sur le concevable ».
Cher grand Wou-Ki, saches que depuis le jour où tu es
parti, nombreuses sont les images-souvenirs, les retours au
passé qui nous assaillent, ainsi ce jeune homme, ce jeune
peintre arrivant en 1947 de la Chine, pays historiquement
immense qui pouvait paraître plus loin de l’Europe qu’il ne
le semble aujourd’hui, ce jeune peintre de 27 ans.
C’est toi, jeune Wou-Ki accompagné de ta première épouse
Kan-Ni. Ni les tâtonnements du début de votre installation
à Paris, à Montparnasse, ni l’apprentissage de la langue
française, ni des évènements familiaux n’ont contrarié ta
volonté catégorique de dédier ton énergie et ta constance à
la décision de choisir la France comme lieu d’enracinement
et de travail.
Et ce que tu avais décidé s’avéra ! Dans la succession de
quelques années s’ajoutant à d’autres par ton talent, par
ton travail, tes amis, Pierre Loeb, Miro, Pierre Soulages,
Hartung, Viera da Silva, Riopelle, Henri Michaux,
René Char, André Malraux (qui fit de toi un citoyen
français). Tout dans ta vie prit la forme rêvée dans les
commencements.
Ainsi tu es devenu un peintre notoire et admiré en France,
en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Chine, au
Japon, exposé dans les plus grands musées du monde.
Dans les trois dernières décennies du vingtième siècle, tu
deviens un des peintres-phares qui donnent à la France
son éclat légitime. Le grand peintre chinois, que tu es, est
regardé comme un grand peintre français universellement
reconnu.
Mon cher Wou-Ki, en ce moment d’adieu, saches qu’à
l’Académie des Beaux-Arts nous restons tes amis fidèles,
dans la grande admiration pour l’œuvre que tu as donnée
au monde. »
u
É
lections
Au cours des séances plénières des 27
février et 6 mars, l’Académie des Beaux-
Arts a élu Jean Anguera au fauteuil
précédemment occupé par François Stahly,
dans la section de Sculpture ; Alain-Charles
Perrot au fauteuil précédemment occupé
par Christian Langlois, dans la section
d’Architecture ; Gilbert Amy au fauteuil
précédemment occupé par Serge Nigg, et
Thierry Escaich au fauteuil précédemment
occupé par Jacques Taddei, tous deux dans
la section de Composition musicale.
instruments
en 1958, ce sera le début de sa carrière ; ses
oeuvres seront dès lors jouées dans le monde entier. Il lui
succède à la direction du Domaine Musical en 1967, puis en
1976, il fonde le Nouvel Orchestre Philharmonique de Radio
France ; le concept de « géométrie variable » qu’il invente
à cette occasion lui permettra d’adapter cet orchestre à
toutes sortes de programmations. De 1984 à 2000, il dirige le
Conservatoire national supérieur de Lyon. Son œuvre couvre
tous les domaines de la création musicale, de la musique de
chambre à l’opéra, en passant par la musique symphonique
ou la musique sacrée.
Photo © Haris Yiakoumis
C
ompositeur, organiste et improvisateur,
Thierry
Escaich
(né le 8 mai 1965) considère les trois aspects
de son art comme des éléments indissociables. Organiste
titulaire de la tribune de Saint-Étienne-du-Mont à Paris
depuis 1997, il se produit comme organiste dans le monde
entier, mêlant oeuvres du répertoire et improvisations à ses
propres compositions. En 2011, il devient compositeur asso-
cié de l’Orchestre de chambre de Paris. Son catalogue est
joué par les plus grands artistes et orchestres internationaux.
Il vient de créer à l’Opéra de Lyon un opéra sur un livret
de Robert Badinter, d’après la nouvelle de Victor Hugo,
Claude Gueux
. Depuis 1992, Thierry Escaich enseigne au
Conservatoire de Paris, où il a lui-même remporté huit
premiers prix. Les différentes facettes de son art s’illustrent
dans une discographie abondante, largement récompensée.
Photo © Sébastien Erone
N
é en 1953,
Jean Anguera
poursuit des études d’archi-
tecture tout en fréquentant l’atelier de César à l’École
nationale supérieure des beaux-arts ; dès 1978, il se consacre
entièrement à la sculpture et au dessin. Il est particuliè-
rement marqué par l’enseignement de Jacques Bosson,
architecte-scénographe, et par les cours de Jacques Lecoq et
Gérard Koch qui influenceront les recherches formelles de
sa sculpture. En 1981, il choisit d’utiliser un matériau auquel
il restera fidèle, la résine de polyester, qui lui permet de
reproduire avec précision les modelages qu’il effectue dans
l’argile. Formes humaines, paysages, promeneurs, senti-
nelles, silhouettes assises faisant corps avec le sol, ses œuvres
douces et massives, monolithes et complexes s’attachent à
la représentation de l’homme dans sa dimension d’éternité.
Photo © Haris Yiakoumis
N
é en 1945,
Alain-Charles Perrot
est Architecte en
Chef des Monuments Historiques. De 1992 à 1996,
il est élu Président de la Compagnie des Architectes en
Chef. Il met en place le Cahier des Charges pour la restau-
ration de la Place Vendôme à Paris, et lance la restauration
des Arènes d’Arles. En 1994, il participe aux actions de
sauvetage du Parlement de Bretagne, puis conçoit et réa-
lise la restauration du monument. En 1995, il est nommé
Architecte de l’Opéra Garnier. À Paris, il conduira plusieurs
grands chantiers, dont la restauration du Grand Palais,
du Théâtre de l’Odéon, de la Sainte Chapelle, de l’Eglise
Saint-Roch, de l’Eglise Saint-Eustache, de l’Oratoire du
Louvre... Nommé Inspecteur Général des Monuments
Historiques, il sera aussi appelé à suivre les restaurations de
« grands domaines » : Châteaux de Versailles, de Chantilly,
Fontainebleau…
Photo © Atelier Alain-Charles Perrot
N
é à Paris le 29 août 1936,
Gilbert Amy
, intéressé par la
philosophie comme par l’architecture, s’oriente vers la
musique et entre au Conservatoire de Paris, où il compte au
nombre de ses professeurs Simone Plé-Caussade, Henriette
Puig-Roger, Darius Milhaud ou encore Olivier Messiaen.
Depuis le milieu des années 1950, il ne cesse de composer.
Pierre Boulez, lui commande
Mouvements pour dix-sept
1...,8-9,10-11,12-13,14-15,16-17,18-19,20-21,22-23,24-25,26-27 30-31,32
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