Ete_2013 - page 2-3

Retrouvez l'intégralité du dossier thématique de la
Lettre de l'Académie des Beaux-Arts à l'adresse Internet :
T
ableaux, sculptures, mobilier, accessoires, bijoux,
vêtements et parures de cour matérialisent sous
nos yeux les destins extraordinaires d’Élisa (1777-
1820), princesse de Lucques, puis grande-duchesse de
Toscane, Pauline (1780-1825) épouse du prince romain
Camille Borghèse et Caroline (1782-1839), mariée au géné-
ral Joachim Murat et qui régna avec lui sur Naples avec un
faste inégalé : trois femmes, trois personnalités différentes,
l’une primant par la beauté, les deux autres par l’énergie, le
charme et l’intelligence. Elles ont été les témoins privilégiés
et les actrices de leur époque. Leurs trois destins hors du
commun sont présentés pour la première fois, de leur genèse
dans le Paris consulaire à leur règne italien sous l’Empire.
Autour de l’événement-charnière du sacre de Napoléon
renaissent à la fois l’intime, à travers leurs rôles de mères et
d’épouses, comme l’officiel : leurs vies de princesses et reines
d’Italie, à la cour de Rome, Florence et Naples, qui feront
des trois sœurs des symboles de l’Europe en construction.
Cette exposition qui bénéficie de l’engouement de
nombreuses institutions, collections particulières et musées
prestigieux, voit le jour aujourd’hui dans l’écrin idéal du
Musée Marmottan Monet, au cœur de l’univers de Paul
Marmottan (1856-1932) son fondateur, collectionneur
passionné par le Premier Empire. Sont réunies, entre
autres, des pièces des Musées nationaux des Châteaux de
Versailles, Fontainebleau, Malmaison, du Musée Fesch
d’Ajaccio, du Musée Fabre de Montpellier, de l’Ambassade
de Grande-Bretagne à Paris, du Musée de l’Armée, de celui
de la Légion d’honneur, du Musée d’Art moderne et d’Art
contemporain de Liège, de la Galleria Moderna di Palazzo
Pitti de Florence, du Museo Napoleonico, le Museo Praz,
des Musei di Arte Medievale e Moderna de Rome, de
Turin, Naples, Lucques, Caserte, sans omettre le Musée
Marmottan Monet.
Un événement unique offert aux regards à partir du 3
octobre pour ressusciter une page de l’Histoire et permettre
une approche inédite de l’Empire à travers l’univers féminin
des sœurs de Napoléon.
u
Musée Marmottan Monet
du 3 octobre 2013 au 2 février 2014
| 3
sommaire
*
page 2
Éditorial
*
page 3
Exposition :
« Les sœurs de Napoléon,
trois destins italiens »
au Musée Marmottan Monet
*
pages 4 à 27
Dossier :
« Danser maintenant »
*
page 28
Élections
*
page 29
Actualités :
Prix & concours :
Création du Prix de Gravure
Mario Avati - Académie des
Beaux-Arts
Exposition :
Palais de l’Institut de France
Katharine Cooper
« Les Blancs Africains,
voyage au pays natal »
Décoration :
Aymeric Zublena
Parutions :
Paul Andreu
Vladimir Vélickovic
Anne-Catherine Nesa
Hommage :
Zao Wou-Ki
*
pages 30, 31
Communications :
« Le visage dans l'œuvre
gravé de Rembrandt »
Par Claude-Jean Darmon
« Les manufactures des
Gobelins, entre tradition
et modernité »
Par Bernard Schotter
*
page 32
Calendrier
des académiciens
Lettre
de
l’
Académie
des
Beaux-Arts
i n s t i t u t d e F r a n c e
Lettre de l’Académie des Beaux-Arts •
Directeur de la publication
 : Arnaud d’Hauterives •
Comité de rédaction
 : délégué Paul-Louis Mignon ;membres : Yves Millecamps, Claude Abeille, Yves Boiret, Aymeric Zublena, François-Bernard Michel, Michaël Levinas, Lucien Clergue
Ont contribué à ce numéro
 : Lydia Harambourg, Bernard Perrine •
Conception générale, rédaction et coordination
 : Nadine Eghels •
Conception graphique,
réalisation
 : Claude-Matthieu Pezon •
Impression
 : Belzica Imprimerie Frazier • ISSN 1265-3810 •
Académie des Beaux-Arts 23, quai de Conti 75006 Paris
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« La, la, la, la, la, la ; la, la, la, bis, la, la.
En cadence, s’il vous plaît. La, la, la, la,
la jambe droite. La, la, la, ne rentrez
point tant les épaules... La, la, la, la, la.
Haussez la tête. Tournez la pointe du pied en dehors. La, la, la. Dressez
votre corps. » Cet extrait de réplique sur un air de menuet de Lully, que
Molière prête au Maître à danser du
Bourgeois gentilhomme
, créé au
Château de Chambord en 1670 devant Louis XIV, roi et danseur émérite,
n’amorce-t-il pas une chorégraphie que pérennisera, pendant deux siècles,
le ballet classique dans la grâce parfaite de ses mouvements et de ses atti-
tudes, illustré à travers les cours d’Europe, par le Français Marius Petitpa ?
Autour de 1900, une forme de révolution bouleversa tous les arts, peinture,
sculpture, musique, théâtre, la danse, avec la venue à Paris d’Isadora
Duncan, Américaine rejetant les contraintes du ballet classique et prônant
la « danse libre », et l’arrivée, de la Russie, des ballets de Serge Diaghilev,
qui se vouait à la création contemporaine, avec de nouveaux compositeurs,
des peintres pour les décors et costumes et, comme maître d’œuvre, le
chorégraphe. Pour mémoire, son étoile, Nijinsky, créa le
Prélude à l’après-
midi d’un faune
, sur la musique de Claude Debussy, et commande fut faite
à Stravinsky du
Sacre du Printemps.
Forte de cet héritage, la danse n'a cessé depuis de se réinventer grâce
aux génie des chorégraphes - parmi eux les Français Maurice Béjart et
Roland Petit -, mais également de ses interprètes : le ballet de l’Opéra de
Paris, dirigé par Brigitte Lefèvre pendant vingt ans, et les saisons choré-
graphiques du Théâtre de la Ville demeurent une terre d’accueil pour les
grands novateurs du monde.
Aujourd’hui la danse ne cesse d’étendre son empire dans les arts du
spectacle. Nous souhaitons favoriser ici son approche.
É
ditorial
Le musée Marmottan Monet consacre, à partir du 3
octobre, une exposition exceptionnelle et inédite à Élisa,
Pauline et Caroline, sœurs de Napoléon I
er
, princesses et
reines d’Italie. Grâce à des prêts d’exception provenant
des plus grands musées d’Europe et des collections
des descendants de la famille, italiens et français, 140
œuvres sont réunies pour recréer l’univers prestigieux
de la vie privée et publique des sœurs Bonaparte.
Musée Marmottan Monet
Les sœurs de Napoléon,
trois destins italiens
En haut, de gauche à droite :
Anonyme,
Portrait présumé de Caroline Murat
(détail). Huile sur toile.
Rueil-Malmaison, musée national du château © RMNGP. Service presse / musée
Marmottan Monet
René-Théodore Berthon,
Pauline Bonaparte princesse Borghèse avec
une dame de compagnie
(détail). Huile sur toile.
Collection particulière
© Etienne Hunyady. Service presse / musée Marmottan Monet
Marie Guilhelmine Benoist,
Portrait d’Elisa Baciocchi princesse de
Lucques
(détail), 1806. Huile sur toile.
Lucques, Museo nazionale di Palazzo
Mansi © Musei nazionali di Lucca. Service presse / musée Marmottan Monet
Ci-dessus : François Gérard,
Napoléon I
er
en grand costume de sacre
(détail), vers 1805. Huile sur toile.
Versailles, musée national du château
© RMNGP. Service presse / musée Marmottan Monet
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