Hiver 2008 - page 18-19

P
rix & concours
Prix d’ouvrages
L'Académie décerne, chaque année,
de nombreux prix récompansants
des ouvrages d'art.
Prix
René Dumesnil
,
attribué à
Peter Hill
et
Nigel Simeone
pour leur ouvrage sur
Olivier Messiaen
(Editions Fayard).
Prix
Bernier
,
attribué à l’ouvrage réalisé sous
la direction de
Philippe Comar
,
Figures du
corps, une leçon d’anatomie à l’Ecole des Beaux-
Arts
(Beaux-Arts de Paris Editeur).
Prix
Paul Mamottan
,
attribué à
Philippe
Lhantony
pour son ouvrage intitulé
Des
Yeux pour peindre
(Editions RMN).
Prix
Adolphe Boschot
,
attribué à
L’Art de la
photographie, des origines à nos jours,
ouvrage réalisé
sous la direction d’
André Gunthert
et
Michel
Poivert
(Editions Citadelles et Mazenod).
Prix
Catenacci
,
attribué à
Brigitte François-
Sappey
pour
Félix Mendelssohn, la lumière
de son temps
(Editions Fayard).
Prix
de Jœst
,
attribué à
Philippe Sénéchal
pour
l’ouvrage consacré à
Giovan Francesco Rustici
(1475-1554), un sculpteur de la Renaissance
entre Florence et Paris
(Editions Arthena).
Prix
Houllevigue
,
attribué à
Patrick Donabédian
pour son ouvrage sur
L’âge d’or de l’architecture
arménienne,VII
e
siècle
(Editions Parenthèses).
Prix
Richtenberger
,
attribué à
Annick Lemoine
pour son ouvrage sur
Nicolas Régnier, Peintre,
collectionneur et marchand d’art
(Editions Arthena).
A
ctualités
Barenboïm de lui trouver un professeur : elle voulait jouer
du violon. Barenboïm lui a permis d’apprendre.
Ce désir de faire de la musique ne peut venir que
d’une expérience première et fondatrice : l’écoute d’un
concert, la rencontre d’un musicien, la séduction d’un
instrument. Comme le dit ce petit israélien de onze ans,
né à Nazareth, qui a découvert la musique à la télévision :
« J’ai commencé tout seul, personne ne m’a poussé. J’avais
cinq ans et je me suis dit : je veux étudier le violon. » Il fait
maintenant partie du Divan Orchestra dont il est le plus
jeune musicien.
Tous ceux qui se penchent sur la nécessité d’améliorer
l’enseignement musical en France s’accordent à insister
sur le développement de la pratique musicale, que ce soit
celle du chant choral ou celle des pratiques d’ensemble.
C’est donc aussi à partir d’initiatives et de réalisations
concrètes que nous pourrons mettre en évidence
l’incidence de la pratique de la musique sur l’éducation
des jeunes. »
En haut : la coupole de l'Institut lors de la séance.
Ci-dessus : Edith Canat de Chizy
Photos Institut de France - Brigitte Eymann
Séance solennelle des cinq
académies
Grand Prix d’Orgue
Jean-Louis Florentz
Dans le cadre du Printemps des Orgues du Maine et
Loire. Décerné à
Gabriel Bestion de Camboulas
.
Prix Paul-Louis Weiller
Prix de Gravure décerné à
Rodrigo Barrientos
.
Prix de Composition musicale décerné à
Frédérick Martin
.
Prix Georges
Wildenstein
Décernés aux pensionnaires artistes, boursiers de
l’Etat, ayant achevé leur séjour à la Casa de Velazquez
en 2008 :
Bruno Arbesu
,
Noriko Baba
,
Carlos
Ceacero Ruiz
,
Francesco Filidei
,
Eva Husson
,
Raphaël Larre
,
Bénédicte Volmerange
.
Le mardi 28 octobre a eu lieu sous la
Coupole de l’Institut de France la séance
solennelle de rentrée des cinq académies
S
ous la présidence de Monsieur Jean-François Jarrige,
président de l’Institut deFrance, président de l’Acadé-
mie des Inscriptions et Belles-Lettres, la séance avait
pour thème cette année : « De l’éducation aujourd’hui ».
Différents discours ont été prononcés à cette occasion :
Réinstituer l’éducation en sa raison
par Monsieur Ber-
nard Bourgeois, délégué de l’Académie des Sciences
Morales et Politiques
La science pour tous : illusion ou nécessité ?
par Monsieur
Pierre Léna, délégué de l’Académie des Sciences.
Éducation en Asie : des enjeux pertinents pour l’Europe ?
par Monsieur Franciscus Verellen, délégué de l’Académie
des Inscriptions et Belles-lettres.
Enseignement et éducation
par Madame Jacqueline de
Romilly, déléguée de l’Académie française.
L’Académie des Beaux-Arts était représentée par
Edith
Canat de Chizy
, membre de la section de Composition musi-
cale, dont le discours était intitulé :
L’importance de l’enseigne-
ment de la musique dans l’éducation.
En voici un extrait :
Car il y a dans l’enseignement musical en France
un divorce entre le savoir et la pratique, entre jouer
d’un instrument et savoir jouer d’un instrument.
Aristote avait déjà noté ce rapport paradoxal et se
demandait « comment on pouvait apprendre à jouer de
la cithare, puisque pour apprendre à jouer de la cithare,
il faut jouer de la cithare et que, si l’on joue de la cithare,
c’est que l’on sait déjà jouer de la cithare ».
Cercle vicieux d’où l’on ne peut sortir que par le
courage de faire sans savoir déjà faire, tout comme celui
qui a appris à nager en équilibre sur un tabouret doit
inéluctablement avoir le courage de se jeter à l’eau…
Courage, mais aussi confiance en ses propres capacités
d’expérimenter, et surtout désir : c’est le désir qui pousse un
enfant à expérimenter beaucoup plus qu’il ne peut, comme
cette petite palestinienne de Ramallah qui a supplié Daniel
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