Hiver_2002 - page 12

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Prix
et
concours
Prix
et
concours
Prix de Musique
de la Fondation
Simone
et
Cino
Del Duca
2002
L
’Académie des beaux-arts a décerné
le Prix de Musique de la Fondation
Simone et Cino Del Duca 2002 d’un
montant de 38 000 euros.
Ce prix, créé en 1995 par Simone Del
Duca, correspondant de l’Académie des
beaux-arts, est décerné chaque année, en
alternance à un interprète français, soliste
de moins de quarante ans, et à un com-
positeur, français de préférence, pour
l’ensemble de son œuvre. Cette année
encore, la Fondation Simone et Cino Del
Duca s’est associée à l’Académie des
beaux-arts pour décerner le prix récom-
pensant un interprète.
Le jury s’est réuni le mercredi 16 octobre
au Palais de l’Institut, et le Prix a été attri-
bué à la soprano
colorature
Natalie
Dessay
, née en 1965 à Lyon.
Après un premier prix au Concours inter-
national Mozart de Vienne déterminant
pour le début de sa carrière en 1991,
Natalie Dessay intègre en 1993 la troupe
de l’Opéra de Vienne où elle chante
Blondchen
(
L’Enlèvement au Sérail
) ;
Olympia
(
Les Contes d’Hoffmann
), puis
elle est la
Reine de la Nuit
au Festival d’Aix-
en-Provence et au Metropolitan Opera de
New York. Elle chante
Lakmé
à l’Opéra
Comique et à nouveau
Olympia
pour ses
débuts à la Scala. De retour à Vienne, elle
est
Aminta
(
La Femme silencieuse
). Pierre
Boulez la dirige dans le rôle titre du
Rossignol
de Stravinsky, au Châtelet.
*
*
C’est avec la
Reine de la Nuit
que
Natalie Dessay fait ses débuts au Festival
de Salzbourg. De nouveau accueillie au
Met, elle chante
Ariadne auf Naxos
et
Les
Contes d’Hoffmann.
A Lausanne, elle
aborde
Amina
(
La Sonnambula
). A l’Opéra
National de Paris, elle est invitée pour
Die
Zauberflöte
,
Alcina
et
Les Contes
d’Hoffmann
. A Toulouse et au Châtelet,
elle chante
Hamlet
.
Au lieu de se cantonner dans le genre
aimable et brillant qui lui vaut des
triomphes, elle est à la recherche de rôles
porteurs de vérité humaine, et se définit
comme “une actrice qui chante” : on a
récemment pu l’apprécier dans
Lucia de
Lammermoor
de Donizetti (qui a fait
l’objet d’un documentaire sur Arte le 8
décembre dernier).
La discographie de Natalie Dessay est des
plus brillantes : son album-récital
Vocalises
a reçu un Diapason d’Or et un Classique
d’Or RTL en 1998. L’enregistrement chez
EMI de
Lakmé
avec le chef d’orchestre
Michel Plasson a été récompensé comme
Enregistrement Français de l’année aux
Victoires de la Musique. En 2000 est sorti
le CD
Héroïnes de Mozart
(Virgin Classics).
Ce prix a été remis officiellement à Natalie
Dessay au cours de la Séance publique
annuelle de l’Académie des beaux-arts,
le mercredi 20 novembre 2002, sous la
Coupole de l’Institut de France.
Le
Prix Bernier
(prix annuel, donné
au gré de la Commission), d'un montant
total de 7 623 euros, a été attribué au
Monde médiéval
, ouvrage réalisé sous
la direction de
Robert Bartlett
,
Editions du Rocher
Ê
.
Le
Prix Richtenberger
(biennal,
donné au meilleur ouvrage sur la
peinture de la Renaissance ou sur des
peintres du 14
e
, 15
e
ou 16
e
siècle), d'un
montant de 2 287 euros, a été attribué à
Maurice Brock
pour son ouvrage
Bronzino
, Editions du Regard
Ë
.
Le
Prix Paul Marmottan
(annuel,
donné à un ouvrage sur l'art), d'un
montant de 6 098 euros, a été partagé
en deux prix de 3 049 euros. Le premier
Prix a été attribué à
Augustin de
Buttler
pour les textes qu’il a réunis,
présentés et annotés dans
Renoir,
écrits, entretiens et lettres sur l’art
,
Editions de l’Amateur
.
Le second Prix a
été décerné à
Pierre Pinon
pour
l'ouvrage intitulé
Atlas du Paris
haussmannien, la ville en héritage
du Second Empire à nos jours
,
Editions Parigramme
Ì
.
Le
Prix Catenacci
(biennal, à un
ouvrage sur la musique), d'un montant
de 2 287 euros, a été décerné à
Jérôme de la Gorce
pour son ouvrage
Jean-Baptiste Lully
, Editions Fayard
.
Le
Prix Jules et Louis Jeanbernat
et
Barthélemy de Ferrari Dorniat
(quinquennal, donné à un ouvrage sur
l’art d’un jeune auteur français), d'un
montant de 1 830 euros, a été attribué à
l'ouvrage de
Michel Pastoureau
intitulé
Bleu, histoire d’une couleur
,
Editions Point
.
Le
Prix René Dumesnil
(biennal,
donné à un ouvrage de critique musicale
ou de musicologie), d'un montant de
9 147 euros, a été attribué à
Dominique Jameux
pour son ouvrage
L’Ecole de Vienne
, Editions Fayard
.
Prix
Pierre Cardin
2002
L
’Académie des beaux-arts a décerné les Prix Pierre Cardin d’un montant de
7 623 euros chacun. Cette année encore, l’Académie a décerné cinq prix,
dont les lauréats sont, pour le Prix de Peinture :
Pierre Bendine-Boucar
, pour le
Prix d’Architecture :
Jean-Luc Maignan
, pour le Prix de Gravure :
Frank Denon
,
pour le Prix de Sculpture :
Johan Roffler
, pour le Prix de Composition musi-
cale :
Richard Dubugnon
.
Ces prix ont été remis officiellement aux lauréats au cours de la Séance publique
annuelle de l’Académie des beaux-arts, le 20 novembre, au Palais de l’Institut
Grand Prix
d’
Orgue
de
l’Académie des
beaux-arts
Organisé les 4 et 5 mai derniers par
l’Association pour la connaissance,
la sauvegarde et la promotion des
orgues du Maine et Loire, le Grand
Prix d’orgue de l’Académie des
beaux-arts 2002 a été décerné à
Brice Montagnoux.
L
’Académie des beaux-arts vient de
décerner le Prix de Peinture de la
Fondation Simone et Cino Del Duca
2002 d’un montant de 38 000 Euros.
Créé en 1995 par Madame Simone Del
Duca, correspondant de l’Académie des
beaux-arts, ce prix est décerné chaque
année, en alternance à un peintre et à
un sculpteur. Cette année encore, la
Fondation Simone et Cino Del Duca
s’est associée à l’Académie des beaux-
arts pour décerner le prix récompensant
un peintre, et le Prix 2002 a été attribué
à
Vincent Bioulès
.
Né en 1938 à Montpellier, baigné d’une
culture méditerranéenne et issu d’une
famille sensible à l’art, Vincent Bioulès
opte dès son enfance pour la peinture.
En 1957, il entre à l’Ecole des beaux-arts
de Montpellier et à la faculté de Lettres,
puis à l’Ecole des beaux-arts de Paris en
1961. Il découvre la peinture américaine
à la Biennale de Venise en 1966. A partir
de 1968, il fonde à Montpellier le groupe
ABC productions avec Tjord Alkema,
Jean Azémard et Alain Clément. En
1970, il participe à la première exposi-
tion du groupe Support / Surface, dont
il invente le nom. Il ne cesse cepen-
dant de dessiner sur le motif. En 1975,
il laisse éclater la contradiction et expose
côte à côte paysages et œuvres non figu-
ratives. Il met sa culture au service du
plaisir de peindre la réalité qui l’entoure
et redécouvre Matisse : c’est par le thème
de la fenêtre qu’il retourne au paysage
pour ne plus le quitter.
Souvent repéré pour son parcours inso-
lite, de Support / Surface à un retour à
la figuration, Vincent Bioulès dit : “Je ne
suis pas revenu au figuratif, car je n’ai
jamais cessé d’en faire”.
Ce prix lui a été remis officiellement
au cours de la Séance publique annuelle
de l’Académie des beaux-arts, le 20
novembre, au Palais de l’Institut.
En haut : Vincent Bioulès,
Carnon,
1989-92, huile sur toile.
Prix de Peinture de la Fondation
Simone et Cino Del Duca
2002
Prix d’
Ouvrages
2002
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