Hiver_2012 - page 18-19

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réé en 1975, le concours est ouvert aux architectes
et étudiants en architecture de moins de 35 ans.
Entièrement organisé par l’Académie, il est doté de
trois prix et proposait cette année aux candidats de réfléchir
au thème de la maison avec « Maison garder ».
La maison a parfois mauvaise réputation au sein des archi-
tectes, qui lui préfèrent les valeurs du collectif au symbole
de l’individualisme qu’elle représente. Pourtant la maison est
au cœur des préoccupations des individus aujourd’hui et le
support d’imaginaires essentiels. Elle a d’ailleurs été partie
prenante dans de très nombreux courants de pensées archi-
tecturaux qui s’en sont servis tel un laboratoire. Le thème
de cette année propose de mettre la maison au centre de la
réflexion des candidats, afin de la repenser dans sa compo-
sition et conception, en prenant en compte les nouvelles
relations entre les individus, la famille et la communauté,
mais aussi les nouveaux besoins de la société d’aujourd’hui
(modes de vie, préoccupations écologiques, etc).
Le
Grand Prix d’Architecture de l’Académie des
Beaux-Arts et Prix Charles Abella
est décerné à
Simon
Moisière
pour son projet « Transhumance ». Né en 1988, il
est actuellement en master 2 à l’École nationale supérieure
d’architecture de Versailles. Il a suivi ses études en Arts
Appliqués puis s’est dirigé vers l’Institut Supérieur des Arts
Appliqués (LISAA) à Nantes où il a obtenu un BTS Design
d’Espace en 2008. Parallèlement, il travaille au sein du
cabinet Pericolo, architecte du patrimoine, où il participe à
la restauration du Tribunal Administratif de Nantes. Arrivé
en équivalence à l’École nationale supérieure d’architecture
de Versailles en 2008, il poursuit son expérience au sein
de l’agence X-TU (Paris) en 2009 et participe au projet
de la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise
(MCUR). Il intègre en 2010 l’agence ODBC (Odile Decq,
Benoît Cornette) et travaille sur le projet de bureaux à l’en-
trepôt Mac Donald à Paris. En 2011, après une expérience
au Labo d’Urbanisme chez Christian de Portzamparc, il
poursuit en libéral dans la même structure et travaille sur
une étude urbaine à Almere aux Pays-Bas ainsi que sur le
projet de l’EPA ORSA pour le pôle d’Orly-Rungis. Enfin,
il a été lauréat du Grand Prix d’Architecture 2011 de
l’Académie des Beaux-Arts, où il avait reçu le deuxième Prix
et Prix André Arfvidson.
Le
Deuxième Prix et Prix André Arfvidson
est
décerné à
Raphaël Masson
pour son projet « Biocénose
et biotope ». Né en 1983, il est architecte DE diplômé de
l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles. Il
obtient sa HMONP à l’École nationale supérieure d’archi-
tecture Paris la Villette en 2011. Il collabore régulièrement
depuis 2006 avec Thomas Dantec. Ils obtiennent ensemble
le deuxième prix au concours international Spain-China 2011,
organisé par Future Arquitecturas, pour le projet Cerda 3 à
Barcelone. Il est co-fondateur du collectif AKArchitectes, qui
organise en 2009 le concours étudiant « K d’écoles 09 » en
partenariat avec l’École nationale supérieure d’architecture
de Versailles, l’ENSP et la Ville de Versailles. En parallèle
de son activité en agence, il participe depuis 2007 à une
dizaine de concours ouverts, ce qui témoigne d’une volonté
d’investigation. Raphaël Masson est associé depuis 2012
avec l’agence DATA [architectes] pour un projet de pôle
commercial et tertiaire à l’Ile de la Réunion.
Le
Troisième Prix et Prix Paul Arfvidson
est décerné
à
Nicolas Simon
pour son projet « Garder la maison ». Né
en 1982, il est architecte diplômé en 2006 de l’École natio-
nale supérieure d’architecture de Paris-Belleville. Il a fondé,
avec Max Turnheim en 2007, un atelier pluridisciplinaire
dont les projets publics et privés s’étendent de l’architecture
au mobilier, du graphisme à la scénographie d’exposition.
En parallèle de sa pratique professionnelle, il enseigne
actuellement à l’École Spéciale d’Architecture, à l’École
nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville
ainsi qu’à Sciences Po Paris au sein du Master Stratégies
territoriales et urbaines.
Julie Litnhouvong
obtient une mention pour son projet
« Maison périphérique » et
Minh Tâm Ngô Velasco
pour
son projet « Le ciel dans l’œuf ».
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C
réé en 1990 par Mme Liliane Bettencourt et son époux André
Bettencourt (1919-2007), membre de l’Académie, le prix Liliane
Bettencourt pour le chant choral, l’un des plus importants en
Europe, a pour ambition de contribuer au rayonnement de cette discipline
artistique en récompensant chaque année un ensemble de chant choral.
L’ensemble lauréat est invité à se produire lors de la séance solennelle de
l’Académie au cours de laquelle le prix lui est officiellement remis.
À l’issue de la délibération du Jury, composé des membres de la section
de composition musicale de l’Académie des Beaux-Arts et d’un représentant
de la Fondation Bettencourt Schueller réunis le mercredi 23 mai 2012, le
Prix Liliane Bettencourt pour le Chant Choral est décerné à l’ensemble
Diabolus in Musica
.
Fondé il y a vingt ans à Tours par
Antoine Guerber
, l’ensemble Diabolus
in Musica, composé d’une dizaine de chanteurs, est une référence de
la musique médiévale en France et à l’étranger. Il se consacre à l’étude
et l’interprétation de toutes les musiques médiévales, du plain-chant
jusqu’aux grandes polyphonies du XV
e
siècle, avec à l’origine une prédilection
marquée pour les XII
e
et XIII
e
siècles français. À la pointe de la recherche
musicologique et historique, l’ensemble travaille directement sur les sources
manuscrites, privilégiant les répertoires et les œuvres inédits. Considéré
aujourd’hui comme le principal spécialiste du répertoire des messes polypho-
niques du XV
e
siècle (ses enregistrements des œuvres de Machaut et Dufay
ont été largement salués par la critique), l’ensemble s’ouvre depuis plusieurs
années à d’autres disciplines et répertoires ; il développe ainsi en 2012 un
projet autour du thème des chants de résistance du XII
e
au XXI
e
siècle.
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P
rix & concours
Le Grand Prix d’Architecture
Le Prix Liliane Bettencourt
pour le Chant Choral
A
ttribué pour la deuxième
fois cette année, le prix de la
Fondation Pierre Gianadda a
été créé par Leonard Gianadda, Associé
étranger de l’Académie. Ce prix,
ouvert à toutes les formes d’expression
sculpturale, récompense un sculpteur
pour l’ensemble de son œuvre.
Le
Prix de Sculpture 2012
est décerné
à
Martine Demal
. Sculpteur, diplômée
de l’École Nationale des Beaux-Arts de
Nancy, Martine Demal vit et travaille
à Paris. Elle expose régulièrement en
France et à l’étranger. L’originalité de
son art a été couronnée de plusieurs prix.
Formée au graphisme, Martine Demal
travaille dans la ligne et le trait. La
notion de vide est, pour elle, importante.
Tout y est ombre et lumière, question-
réponse, mémoire et vibration, dans
un souci d’architecture, de rencontre
de formes statiques et en mouvement,
d’une interpénétration des plans. Si la
densité de ses sculptures est donnée par
la matière et par la patine, ce n’est qu’en
tournant autour qu’elles prennent forme.
Les regarder, se les approprier, c’est
dialoguer avec soi-même.
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Le Prix de la
Fondation
Pierre Gianadda
En haut : « Transhumance », le projet
de Simon Moisière, Grand Prix.
Ci-dessus : Raphaël Masson, Deuxième
Prix, « Biocénose et biotope ».
À gauche : projet « Garder le maison »
de Nicolas Simon, Troisième Prix.
Ci-dessus : l’ensemble Diabolus in Musica, fondé par Antoine Guerber,
Prix Liliane Bettencourt pour le Chant Choral.
Photo Juliette Agnel
En haut : Martine Demal, lauréate du Prix de Sculpture de la Fondation Leonard Gianadda.
Photo Juliette Agnel
. À droite : Martine Demal, Signes et Ecritures n°3.
Photo C. Baraja
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