Hiver_2012 - page 2-3

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sommaire
*
page 2
Éditorial
*
page 3
Actualités :
Séance solennelle
des cinq académies
*
pages 4, 5
Actualités :
Séance publique annuelle
de l’Académie des Beaux-Arts
*
pages 6 à 15
Dossier :
« L'Académie, lieu de débats »
« Journée Claude Debussy »
« Une journée à l’Académie
des Beaux-Arts »
*
pages 16 à 27
Actualités :
Palmarès des
Prix et concours 2012
*
pages 28, 29
Actualités :
Parutions
Distinction
Exposition :
« Les artistes de la
Casa de Velázquez »
à l'Espace Évolution
Pierre Cardin
*
pages 30, 31
Communications :
« Douleurs et représentation
dans l’Art, la douleur
transcendée par les artistes »
Par Patrice Queneau
« Travaux récents menés
dans la Pyramide à degrés
de Djéser »
Par Bruno Deslandes
*
page 32
Calendrier
des académiciens
Lettre
de
l’
Académie
des
Beaux-Arts
i n s t i t u t d e F r a n c e
Lettre de l’Académie des Beaux-Arts •
Directeur de la publication
 : Arnaud d’Hauterives •
Comité de rédaction
 : délégué
Paul-Louis Mignon ; membres : Yves Millecamps, Claude Abeille, Yves Boiret, Aymeric Zublena, Louis-René Berge, François-Bernard
Michel, Michaël Levinas, Lucien Clergue •
Ont contribué à ce numéro
: Lydia Harambourg, Bernard Perrine •
Conception générale,
rédaction et coordination
 : Nadine Eghels •
Conception graphique, réalisation
 : Claude-Matthieu Pezon •
Impression
 : Belzica Imprimerie
Frazier • ISSN 1265-3810 •
Académie des Beaux-Arts 23, quai de Conti 75006 Paris
2
|
Résumer en quelques lignes une année
académique expose au risque d’une
énumération fastidieuse, échouant, qui
plus est, à donner un reflet exact de
cette année écoulée. On en retiendra ici les événements reliant au mieux
ce passé de l’Académie aux perspectives futures.
L’Académie a été endeuillée par la perte de trois de ses membres
titulaires, Pierre Schœndœrffer, Georges Mathieu, Jacques Taddei et
d’une correspondante, Brigitte Engerer. Hommage a été rendu à ces
personnalités brillantes, si précieuses pour notre Compagnie.
De nombreux motifs de réconfort et des moments de joie ont heureuse-
ment consolé notre tristesse. Deux réalisateurs, parmi les plus brillants et
les plus renommés du cinéma français, Régis Wargnier et Jean-Jacques
Annaud ont été reçus sous la Coupole par Marc Ladreit de Lacharrière
et Roman Polanski, en présence de représentants prestigieux du monde
du cinéma. Trois associés étrangers, Antonio Lopez Garcia, Philippe de
Montebello et Ousmane Sow, élus cette année, seront accueillis en 2013.
Trois institutions, parmi les plus brillantes du patrimoine de l’Académie,
ont confirmé en 2012 leur vitalité et leur force attractive pour un nombreux
public : la Fondation Claude Monet à Giverny sous la responsabilité
d’Hugues R. Gall, le Musée Marmottan-Monet et sa bibliothèque,
sous l’impulsion de Jacques Taddei, la Villa Ephrussi de Rothschild à
Saint-Jean-Cap-Ferrat.
L’objectif de l’Académie des Beaux-Arts et de son président tout au long
de cette année fut de développer la communication de l’Académie, non
pas, comme cela pourrait être envisagé, pour sa promotion et celle de
ses membres, mais pour illustrer son image institutionnelle, trop souvent
méconnue. Deux journées publiques exceptionnelles ont été organisées
dans ce sens : « Hommage à Claude Debussy », où Gilles Cantagrel a
excellemment réuni les meilleurs spécialistes du compositeur pour une
belle réflexion sur la personnalité et l’œuvre de Debussy. « Une journée
à l’Académie des Beaux-Arts », a associé la présentation individuelle des
académiciens, préparée par Lydia Harambourg, à un après-midi avec les
membres participant à la « commission des débats », animé par Guy Boyer
de la Revue
Connaissance des Arts
. La plupart des académiciens présents
et des auditeurs a apprécié ces séances à thème. Sans les multiplier, il faut
en préparer d’autres, les programmer, les enrichir. Nous nous y attacherons.
François-Bernard Michel
,
Président de l’Académie des Beaux-Arts
É
ditorial
A
ctualités
L
e 25 octobre 1795, en créant l’Institut de France,
la jeune République lui confie comme mission que
« ce que tous les hommes savent y soit enseigné dans
sa plus haute perfection ». Depuis, tous les ans, la « Séance
solennelle de rentrée des cinq académies » est l’occasion
pour l’Institut de France de réaffirmer les valeurs qui sont
les siennes et le rôle qui lui est imparti dans le perfectionne-
ment et la diffusion des savoirs. Sous la Coupole, le mardi le
plus proche du 25 octobre, les cinq Académies se réunissent
autour d’un thème choisi collégialement.
Cette année, la séance était présidée par Hélène Carrère
d’Encausse, Présidente de l’Institut de France, Secrétaire
perpétuel de l’Académie française, et le thème retenu était :
« La transparence ».
Un représentant de chacune des académies a prononcé
un discours élaboré pour l’occasion : « Transparence et
démocratie » par Jean-Claude Trichet, délégué de l’Aca-
démie des Sciences morales et politiques ; « Un univers
opaque et transparent » par Catherine Cesarsky, déléguée
de l’Académie des Sciences ; « Voile et dévoilement » par
Jean-Pierre Mahé, délégué de l’Académie des Inscriptions
et Belles-lettres ; « Au péril de la transparence » par Jean
Clair, délégué de l’Académie française ; et enfin « La trans-
parence : ce qui transparaît ? »  par le compositeur Michaël
Levinas, délégué de l’Académie des Beaux-Arts, dont voici
un extrait :
Les sons peuvent-ils être transparents ? Y aurait-il
des musiques que l’on pourrait qualifier de transparentes ?
La question semble paradoxale, à moins qu’elle ne conduise
à aborder d’emblée la question de la métaphore, de l’allé-
gorie et de la transmutation dans les arts. Est-il nécessaire
de préciser que la transparence est un critère utilisé par
les acousticiens pour définir une analyse objective d’un
enregistrement stéréophonique ? La transparence, pour un
ingénieur du son, est en quelque sorte un critère de perfec-
tion de l’enregistrement, ce que l’on appelle « une percep-
tion sans voile ». Il est aussi d’usage en acoustique d’utiliser
les critères d’analogies spectrales avec les  couleurs pour
définir certains bruits et certains sons, comme le bruit
blanc ou le bruit rose par exemple. Un son transparent
serait-il alors un son sans composantes spectrales, ou, pour
le dire autrement, un son inaudible ? Certes non.
En musique la transparence engendre souvent 
le trans-
paraître
. Le lien entre ces deux termes est important.
J’entends par
transparaître
, dans le domaine sonore, non
seulement le fait qu’un timbre se manifeste au travers un
autre et non pas qu’il se superpose, mais aussi que l’un
est transformé par l’autre selon diverses modalités qui se
déroulent dans le temps : un son qui s’en va fait place à
un autre son, selon deux ondes acoustiques qui donnent
naissance à une succession de battements complexes et
suggestifs de ce « transparaître » progressif qui temporalise
le passage d’un son à l’autre, sans être pour autant, ni
un mixage, ni un principe cinématographique de fondu-
enchaîné. De ce fait, le son subit des modifications, des
métamorphoses qui ouvrent un champ important de
composition et d’interprétation. Comme compositeur et
pianiste, j’attache une importance primordiale à ces phéno-
mènes psycho-acoustiques spectraux, notamment dans
l’art de l’orchestration, l’écriture et le toucher pianistique
depuis le XIX
e
siècle ou bien encore dans  les mixtures de
l’orgue.
Transparaître
 : ce terme n’est pas utilisé par les
acousticiens, mais il requiert d’emblée pour moi une dimen-
sion métaphorique déterminante. »
Séance solennelle
des cinq académies
Le mardi 23 octobre a eu lieu sous la Coupole de l’Institut de France
la séance solennelle de rentrée des cinq académies
Sur le thème retenu,
« La transparence », le
compositeur Michaël Levinas,
délégué de l’Académie des
Beaux-Arts, dévellopait par
son intervention
« La transparence : ce qui
transparaît ? »
Photos : Didier Plowy
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