Sur la proposition de Laurent Petitgirard, son secrétaire perpétuel, l’Académie des beaux-arts a créé, en 2023, les « Grands Prix de l’Académie des beaux-arts ». Ces distinctions complètent la soixantaine de prix que l’Académie attribue déjà chaque année.
9 Grands Prix, correspondants aux 9 sections de l’Académie sont ainsi décernés, à raison de 3 par an. Ils viennent mettre à l’honneur des artistes de nationalité française ou étrangère s’étant illustrés grâce à l’excellence de leur carrière ou le caractère particulièrement remarquable d’une œuvre récente ou d’une action récemment menée. Agnès Jaoui (mise en scène), Germaine Acogny (chorégraphie), Robert Carsen (membres libres), Georges Aperghis (composition musicale), Gérard Traquandi (peinture), Willem (gravure et dessin), Sarah Moon (photographie), Herzog & de Meuron (architecture), Pascale Marthine Tayou (sculpture) en ont été les premiers lauréats.
Ces prix sont dotés de 30 000 euros chacun, financés par l’Académie. Cette somme est mise à la disposition de chaque lauréat, qui est invité à la répartir entre plusieurs artistes ou personnalités dont il apprécie l’œuvre ou l’action.
En 2026 le Grand Prix de l’Académie des beaux-arts en mise en scène a été attribué à Cédric Klapisch.
Cédric Klapisch
Cédric Klapisch est réalisateur, scénariste et producteur de cinéma. Né le 4 septembre 1961 à Paris, il effectue ses études au lycée Rodin à Paris, où il rencontre notamment Santiago Amigorena, qui deviendra son co-scénariste sur plusieurs films, ainsi qu’Alexis Galmot. Après une hypokhâgne et une khâgne au lycée Lakanal, il poursuit des études de cinéma à l’Université Paris III – Censier, puis à l’Université Paris VIII – Saint-Denis. À 23 ans, il part à New York pour suivre un Master à la Tisch School of the Arts de la New York University, où il séjourne pendant deux ans.
De retour en France en 1985, il débute sa carrière comme électricien sur des tournages puis réalise plusieurs courts métrages dont : In transit et Ce qui me meut récompensés par de nombreux prix dans des festivals. Ce dernier, réalisé en 1989, donnera son nom à sa maison de production.
En 1991, il signe son premier long métrage, Riens du tout. Il a depuis réalisé quinze longs métrages : Le péril jeune, Chacun cherche son chat, Un air de famille, Peut-être, L’Auberge espagnole, Ni pour ni contre, Les poupées russes, Paris, Ma part du gâteau, Casse-tête chinois, Ce qui nous lie, Deux Moi, En Corps et La Venue de l’Avenir sélectionné Hors Compétition à Cannes en 2025.
À la télévision, il participe au lancement de la série Dix pour cent en tant que directeur artistique de la première saison et réalise les épisodes 1 et 3. En 2023, il coécrit et coréalise avec Lola Doillon et Antoine Garceau la série Greek Salad, prolongement de l’univers de L’Auberge espagnole, produite par Ce qui me meut en coproduction avec Amazon.
Parallèlement à son activité de fiction, Cédric Klapisch réalise plusieurs documentaires, parmi lesquels Aurélie Dupont, l’espace d’un instant (2010) ainsi que deux portraits consacrés à Renaud Lavillenie : L’Élévation (2014) et Jusqu’au bout du haut (2016).
En 2024, il met en scène La Flûte enchantée de Mozart au Théâtre des Champs-Élysées. L’année suivante, il assure la direction artistique de la 50e Cérémonie des César. Cédric Klapisch est également cofondateur de LaCinetek, aux côtés de Pascale Ferran, Laurent Cantet et Alain Rocca.
Au fil de sa carrière, il a contribué à révéler ou à accompagner de nombreux talents du cinéma français et international, parmi lesquels Jean-Pierre Darroussin, Catherine Frot, Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile de France, Kelly Reilly, Zinedine Soualem, Simon Abkarian, Diane Kruger, Gilles Lellouche, Aïssa Maïga, Marine Vacth, François Civil, Ana Girardot, Camille Cottin, Laure Calamy, Nicolas Maury, Stefi Celma, Marion Barbeau, Megan Northam ou encore Aliocha Schneider... Cédric Klapisch est actuellement en écriture de son seizième long-métrage.
Personnalités soutenues par Cédric Klapisch
Danseuse, chorégraphe et réalisatrice, Laura Bachman étudie à l’école de danse de l’Opéra de Paris avant d’intégrer son ballet en 2011. En 2016, elle rejoint la Compagnie d’A.T. de Keersmaeker et travaille avec Boris Charmatz ou le Tanztheater Wuppertal Pina Bausch. Elle développe aujourd’hui son propre travail, avec deux pièces et deux films créés depuis 2022, tout en continuant à travailler pour divers artistes dans le cinéma, la musique et la danse.
Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, Cali Berthet suit d’abord une carrière de peintre en décors avant de se spécialiser dans la copie ou la création de toiles pour le cinéma. Elle a toujours travaillé par ailleurs à sa propre peinture. Si pour elle le choix du sujet est moteur dans sa dimension essentielle et fragile (l’eau, les arbres, l’enfance) son travail de la matière entend faire remonter chez chacun des sensations enfouies.
Photographe franco-suisse, Clélia Odette Rochat interroge les normes de beauté et la visibilité des femmes avec l’âge. Après une carrière de harpiste et des études de psychologie, elle trouve dans la photographie un moyen d’explorer des sujets à la fois personnels et politiques. Son projet Belles Mômes a reçu une attention internationale à travers des publications et diffusions dans Die Zeit, NZZ, France Inter et la RTS. La série a fait l’objet d’un livre publié par Shift Books.