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Francis Soler lauréat du Grand Prix d’Architecture de l’Académie des beaux-arts (Prix Charles Abella) 2026

L’Académie des beaux-arts a décerné le Grand Prix d’Architecture de l’Académie des beaux-arts (Prix Charles Abella) 2026 à l’architecte français Francis Soler. 
 

 

Le Grand Prix d'Architecture de l'Académie (Prix Charles Abella)

Le Grand Prix d’Architecture de l’Académie des beaux-arts (Prix Charles Abella) est un prix international décerné tous les deux ans à un architecte pour l’ensemble de son parcours. A l’image de ses distinctions attribuées dans d’autres disciplines, l’Académie entend par l’attribution de ce prix saluer l’exemplarité d’une trajectoire dans le domaine architectural. Il est doté d’un montant de 35 000 euros. En 2019, le prix avait été attribué à l’architecte portugais Álvaro Siza Vieira, en 2021 à l’architecte franco-péruvien Henri Ciriani, en 2022, à l’architecte français Christian de Portzamparc et en 2024 à l’architecte franco-suisse Bernard Tschumi

Le jury était composé de Anne Démians, Marc Barani, Bernard Desmoulin, Pierre-Antoine Gatier, Dominique Perrault, Alain-Charles Perrot, Jacques Rougerie, Jean-Michel Wilmotte et Aymeric Zublena, membres de la section d’architecture de l’Académie des beaux-arts ainsi que Sabine Frommel, Francis Rambert et Philippe Trétiack, correspondants de la même section. 

Une exposition dédiée à l’œuvre de Francis Soler aura lieu du 10 décembre 2026 au 7 février 2027 au Pavillon Comtesse de Caen de l’Académie des beaux-arts (Palais de l’Institut de France, Paris).

Le Prix lui sera remis le mercredi 9 décembre 2026 sous la Coupole du Palais de l’Institut de France. Cette remise de prix sera suivie d’une conversation animée entre Francis Soler et Francis Robert, correspondant de l’Académie des beaux-arts.

© Studio Francis Soler

 

Francis Soler

Francis Soler est un architecte français atypique. Invité depuis ses débuts aux plus grands concours d’architecture caractérisant la commande publique et privée (en France comme à l’étranger), il en profite pour développer et exposer une vision et une formalisation très personnelles de l’architecture.

La Tribune présidentielle pour le 14 juillet (1983) et le Centre de Conférences Internationales de Paris (1990) lui valent très vite sa célébrité. Ces commandes lui ouvrent une voie aussi singulière que personnelle : celle d’une architecture mêlant efficacement art et technicités.

Son travail devient une passerelle entre les différentes disciplines qui composent l’architecture. Dès lors, dans ses propositions, on se déplace entre abstraction et figuration, exigence et simplicité, sans jamais perdre de vue la constructibilité et la dimension économique de l’œuvre. 

A l’inverse des effets de style qui reproduisent des ouvrages quel que soit leur contexte, Francis Soler se préoccupe de produire des architectures inédites, spécifiques à chaque projet. Les réponses qu’il apporte sont construites à partir d’atmosphères particulières croisant rationalité au service de l’efficacité. 

Ses dernières réalisations portent sur de grands équipements comme le Centre R&D pour EDF regroupant 2 000 chercheurs sur le Plateau de Saclay, la Maison du Numérique, à Sarcelles, lieu d’innovation et équipement phare du territoire Roissy/Pays-de-France, le centre culturel de Calvi Balagne qui aborde le choix de matériaux géolocalisés ou l’opération de logements de la Porte d’Auteuil, à Paris, avec ses performances urbaines climatiques et économiques. On trouve aussi dans son travail des projets de territoires comme le Pont sur l’Arno, en Italie, ou l’aménagement des terrains de la Capelette, à Marseille, abordant tous les deux le sujet des aléas climatiques et des risques majeurs. 

Ses activités de constructeur sont accompagnées par de nombreuses années consacrées à enseigner en France comme à l’étranger et par des actions politiques en faveur du logement.

Nommé Grand Prix National d’Architecture en 1990, il accède au rang de Chevalier dans l’ordre du Mérite en 2000 et Commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres en 2005, au lendemain de la construction de l’immeuble des Bons Enfants (ministère de la Culture), à Paris. En 2007, il est nommé Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur.

Tribune présidentielle pour le 14 juillet / 1983 © Francis Soler

 

Les Bons Enfants, ministère de la Culture - Paris / 2005 © Laure Vasconi for Francis Soler

 

EDF Lab Paris-Saclay / 2015 © Jean-Pierre Porcher for Francis Soler