Antonio Salieri

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Birth place
Legnano, Vérone
Birth date
Date of death
Antonio Salieri

Antonio Salieri (1750-1825) est un compositeur italien à la charnière du XVIIIe et du XIXe siècle. Né en 1750 dans la République de Venise, il révèle très tôt un certain talent musical. Orphelin à 15 ans, il est repéré par le compositeur Gassmann et s’installe à Vienne. Là, il étudie sous la tutelle de son maitre, compositeur officiel de la cour. Son mentor lui enseigne un style élégant et rigoureux, influencé par les réformes contemporaines de l’opéra visant à privilégier le drame et l’émotion. A vingt ans, il présente son premier opéra, Le donne letterate, qui rencontre un succès modeste mais marque néanmoins le début de sa carrière.

Nommé compositeur de la cour impériale de Vienne en 1774, puis directeur de l’opéra italien en 1778, Salieri devient une figure centrale de la vie musicale viennoise sous le règne de Joseph II. Il compose une quarantaine d’opéras, dont Armida en 1771, La fiera di Venezia en 1772 et Tarare en 1787. Salieri excelle également dans la musique sacrée, les œuvres instrumentales et la musique de chambre. Maitre de chapelle de 1778 jusqu’à sa mort, il cesse néanmoins de composer à la fin du siècle (son dernier opéra date de 1795), comprenant que son temps est passé et que de jeunes compositeurs commencent à émerger.

A la cour des Habsbourg, sa relation avec Mozart, bien que compétitive, n’a pas de preuves historiques d’une animosité aussi extrême que celle dépeinte dans l’Amadeus de Milos Forman en 1984 qui présente Salieri sous les traits d’un jaloux ambitieux. Les deux compositeurs se respectaient et Salieri a même enseigné au fils de Mozart à la mort de ce dernier en 1791. Ami d’Haydn et Gluck, Salieri fut aussi le professeur de Beethoven, Liszt et Schubert, marquant ainsi toute la jeune génération.

Dans ses dernières années, Salieri souffre de problèmes de santé et de rumeurs infondées sur sa responsabilité dans la mort de Mozart, démentant avec véhémence l’hypothèse d’un assassinat. Elu à l’Académie des beaux-arts en 1805, comblé d’honneurs, il se retire de la vie publique jusqu’à sa mort, à Vienne, en 1825.