Jules Breton

Peinture
Fauteuil VIII
Election date
Predecessor
Birth place
Courrières
Birth date
Date of death

Jules Breton (1827-1906) est un peintre et poète du courant réaliste. Né dans une famille rurale du Pas-de-Calais, le jeune Breton passe son enfance dans les campagnes du nord de la France. Un cadre qui influença profondément son œuvre marquée par la beauté, la sensibilité et la dignité du travail des champs. Après avoir étudié à l’Académie de Gand puis aux Beaux-Arts de Paris, il se spécialise dans la représentation de scènes rurales, entre réalisme et idéalisation, inspiré par les œuvres de Jean-François Millet et Gustave Courbet.

Ces scènes de la vie paysanne sont empreintes de dignité et de lyrisme, rendant hommage à la terre et à ceux qui la cultivent. De ses œuvres émane en effet un respect profond pour les paysans, souvent présentés dans des compositions harmonieuses et baignées d’une lumière dorée. C’est toute une esthétique poétique, témoignant d’une profonde sensibilité face aux bouleversements sociaux de son époque, qui caractérise l’œuvre de Breton. Influencé par la peinture de l’école de Barbizon et marqué par le réalisme de Millet et Courbet, il sait aussi créer sa propre voie entre regard social et pessimisme. Son but premier reste d’exalter la dignité des travailleurs des champs.

A côté de la peinture, il fut aussi poète, publiant des recueils de style romantique où les thématiques de la campagne, de la nature et du progrès des peuples se rejoignent. Bien que souvent éclipsés par sa peinture, les écrits poétiques de Breton n’en demeurent pas moins indissociables de son œuvre artistique.

Breton connut un grand succès en France et à l’étranger, notamment aux États-Unis. Ainsi, reconnu de son vivant, il laisse derrière lui une œuvre documentaire sur la vie rurale française dans la seconde moitié du XIXe siècle, à une époque où près de 60% de la population française était paysanne.
 

 

Le soir tombe, et c’est l’heure où se fait le miracle,

Transfiguration qui change tout en or ;

Aux yeux charmés tout offre un ravissant spectacle ;

Le modeste fossé brille plus qu’un trésor…

Le Soir, 1867