Au cours de sa séance plénière de ce mercredi 24 juin 2026, l’Académie des beaux-arts a élu Audrey Azoulay au fauteuil IV de la section des membres libres précédemment occupé par Muriel Mayette-Holtz qui a rejoint la section de mise en scène.
Au cours de cette même séance, l’Académie des beaux-arts a par ailleurs élu Stéphane Bern au fauteuil III de la section des membres libres, précédemment occupé par Hugues R. Gall (1940-2024).
Comme le prévoient les statuts, ces élections seront soumises à l’approbation de Monsieur le Président de la République, protecteur de l’Académie.
La section des membres libres est désormais composée de 9 membres : Henri Loyrette, Marc Ladreit de Lacharrière, William Christie, Patrick de Carolis, Adrien Goetz, Christophe Leribault, Guy Savoy, Stéphane Bern et Audrey Azoulay.
Descendante de la section d’histoire et théorie des arts créée en 1815, cette section regroupe des artistes non représentés dans les autres sections ainsi que des personnalités émérites du monde de l’art et de la culture.
24/06/2026
Audrey Azoulay
Née en 1972, Audrey Azoulay est diplômée de l’Université Paris-Dauphine, de Sciences Po Paris et ancienne élève de l’École nationale d’administration. Elle débute sa carrière dans l’administration de l’État en charge de la régulation et du financement de l’audiovisuel public, avant de rejoindre le Centre national du cinéma (CNC) en 2006. Elle y exerce diverses fonctions de direction, notamment en charge de la codification du droit du cinéma et de l’adaptation du financement de la création aux mutations numériques. Conseillère du Président de la République pour la culture de 2014 à 2016, elle contribue notamment à faire de la protection du patrimoine culturel dans les zones de conflit une priorité de l’action internationale de la France, démarche qui conduit à la création du fonds ALIPH (Alliance internationale pour la protection du patrimoine).
Nommée ministre de la Culture en février 2016, elle fait adopter la loi relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, qui consacre la liberté de création comme une liberté fondamentale et renforce les dispositifs de protection du patrimoine. Cette loi crée notamment les sites patrimoniaux remarquables, modernise la prise en compte des biens inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO et instaure un label pour l’architecture contemporaine.
Elle conduit également plusieurs réformes en faveur du spectacle vivant, de la transparence des données de billetterie et de l’adaptation du régime des intermittents du spectacle.
Élue à la direction générale de l’UNESCO, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, Audrey Azoulay exerce deux mandats de 2017 à 2025. Ils sont marqués notamment par l’initiative Faire revivre l’esprit de Mossoul, associant restauration du patrimoine, relance éducative et soutien à la cohésion sociale. Sous sa direction, l’UNESCO adopte en 2021 le premier cadre normatif mondial sur l’éthique de l’intelligence artificielle, développe ses capacités d’intervention d’urgence dans les zones de conflit et renforce son action en faveur de la reconnaissance et de la préservation des patrimoines africains.
Aujourd’hui, Audrey Azoulay siège dans plusieurs instances et préside la Fondation La France s’engage, fondation reconnue d’utilité publique dédiée au soutien et au développement d’initiatives d’innovation sociale.