Jules Lenepveu

Peinture
Fauteuil XIII
Election date
Predecessor
Birth place
Angers
Birth date
Date of death

Jules Lenepveu (1819-1898) est un peintre français reconnu pour ses grandes compositions historiques et décoratives. Né à Angers dans une famille bourgeoise, il commence à étudier le dessin avant de monter sur Paris où il entre à l’école des beaux-arts. Prix de Rome, il fut pensionnaire de la Villa Médicis en même temps que Cabanel, Bouguereau et Charles Garnier avec qui il va nouer une intense et durable amitié.

Très vite, il se démarque dans le domaine des grands décors à une époque où le genre se déploie dans toutes les grandes villes de France. Sous le Second Empire, Garnier l’intègre dans son équipe d’artistes pour le futur Opéra impérial. Lenepveu est chargé par son ami de réaliser le plafond de la salle de spectacle, ce à quoi il va s’atteler de 1869 à 1871. La peinture, consacrée aux Muses et aux Heures du jour et de la nuit, est louée par la critique dès l’inauguration de l’Opéra. Lenepveu œuvre aussi dans sa ville natale, à Angers, au Grand Théâtre, au musée du Louvre, au Palais de Justice de Paris et surtout au Panthéon où il exécute une fresque remarquée sur la vie de Jeanne d’Arc. Elu à l’Académie des beaux-arts, il devient directeur de la Villa Médicis de 1873 à 1878.

En 1962, alors qu’il assiste à une représentation d’une œuvre de Ravel en compagnie de Marc Chagall, André Malraux, ministre de la Culture, a l’idée de camoufler le plafond de Lenepveu sous une œuvre plus moderne. Le projet est confié à son voisin de loge qui réalise une œuvre amovible ne supprimant pas celle de son prédécesseur. Un cas rarissime de deux chefs-d’œuvre superposés l’un sur l’autre. Depuis quelques années, la question du retour au plafond originel est revenue sur le devant de la scène artistique et historique, mettant par là en valeur la figure oubliée de Jules Lenepveu.

Son œuvre, bien que souvent délaissée par l’histoire générale de l’art, n’en demeure pas moins représentative de l’importance de l’art monumental et décoratif au XIXe, à une période de légitimation des régimes successifs par le soutien de grands chantiers décoratifs et une politique artistique d’ampleur.