Astrid de La Forest

Gravure
Élu(e) le
Prédécesseur
Né(e) à
Paris
Le
Portrait d'Astrid de La Forest

Née en 1962 à Paris, Astrid de la Forest est artiste plasticienne. Elle vit et travaille en Seine-et-Marne.
A sa sortie de l’ESAG de la rue du Dragon, elle intègre l’équipe de décor du théâtre des Amandiers sous la direction de Richard Peduzzi et de Patrice Chéreau.
Elle collabore comme illustratrice dans de nombreux médias et son talent de portraitiste la conduit à devenir dessinatrice judiciaire pour la télévision dans les procès politiques et d’assises qu’elle suivra pendant 10 ans, couvrant ainsi les procès Touvier, Action directe, ETA, etc. Une exposition itinérante de la Bibliothèque Publique d’information du Centre Pompidou Traits de Justice a retracé cette expérience en 2010.

Installée en Bourgogne dans les années 90, Astrid de la Forest se consacre d’abord totalement à la peinture puis à la gravure à partir de 1995. Elle a travaillé dans les ateliers Lacourrière-Frélaud dont elle a assuré la dernière exposition, René Tazé, et enfin Raymond Meyer à Pully en Suisse avec qui elle a développé ses techniques particulières lui permettant de réaliser de grands formats tant en gravure qu’en monotype. Elle a parfait sa technique à travers le monde dans de nombreuses résidences d’artistes comme l’Institut français de Tétouan au Maroc, en Tasmanie, au Japon, en Irlande et à la Villa Médicis.

Astrid de la Forest utilise plusieurs techniques de gravure, eau forte, aquatinte, pointe sèche et carborundum qu’elle pratique soit seules, soit associées, sur des séries limitées ou en monotype. Ses sujets sont essentiellement pris dans la nature, le monde animal et les portraits sous formes d’aquarelles qu’elle retranscrit en estampes de grand format.

Un des caractères singuliers de l’art d’Astrid de La Forest, et qui dans son domaine le rend unique, consiste à n’être ni complètement l’approche d’un graveur, ni complètement celle d’un peintre. Elle revendique à la fois un besoin d’espace, une gestualité, un usage de la couleur qui l’apparentent à la peinture, mais à un art de peindre qui ferait appel à l’encre d’imprimerie et exigerait d’être soumis au passage sous la presse.

Florian Rodari


Elle a notamment exposé en Suisse, en Allemagne, en Angleterre, en Belgique et à Paris et est représentée par la galerie Documents 15 (Paris).

Astrid de la Forest a enseigné quatre ans au sein de l’équipe d’arts plastiques de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville.
Son catalogue raisonné « Gravures, Lithographies, Monotypes (2004 – 2016) », co-édité par les Éditions des Cendres et la Galerie Documents 15, vient de paraître.

Astrid de La Forest est Chevalier dans l'Ordre national du Mérite.

Epée d'Astrid de La Forest

Symboles de l'épée

Astrid de La Forest a sculpté elle-même le pommeau de son épée, il représente un petit singe en bronze, assis sur le rouleau de la «presse à graver» en acier brossé, qui tient lieu de garde.
L’ensemble de l’épée a été réalisé par le coutelier maître d’art Pierre Reverdy dans son atelier à Romans sur Isère.
La lame est en acier damassé feuilleté «poétique», avec des inclusions de gravures d’Astrid de La Forest et le fourreau en peau de galuchat vert d’eau.
La sculpture à la cire perdue a été coulée en bronze à la fonderie Barthélémy Art à Crest dans la Drôme.

Séance d’installation sous la Coupole
Œuvres