Valérie Belin

Photographie
Fauteuil VI
Élu(e) le

Au fauteuil créé par décret du 12 octobre 2022

Né(e) à
Boulogne-Billancourt
Le
Valérie Belin-crédit Edouard Brane

Née en 1964 à Boulogne-Billancourt, Valérie Belin vit et travaille à Paris. Après des études à l’École nationale des beaux-arts de Bourges, puis un diplôme d’études approfondies en philosophie de l’art à l’université Panthéon-Sorbonne, elle choisit très tôt la photographie comme champ d’exploration artistique. Son travail se construit sur une réflexion exigeante autour des propriétés du médium et de sa capacité à révéler la présence du réel par l’empreinte lumineuse. Inspirée par le minimalisme américain, elle conçoit la photographie comme une expérience de dépouillement et de précision, où l’objet, décontextualisé, devient trace, mémoire et pure forme.

Dès ses premières expositions dans les années 1990, Valérie Belin affirme un style singulier, fondé sur la frontalité, la série et la rigueur du protocole. En 1999, la série des Bodybuilders introduit la figure humaine dans son œuvre et ouvre une nouvelle voie : celle d’un questionnement sur l’identité, le simulacre et la représentation. Au début des années 2000, les séries Transsexuels, Femmes noires et Mannequins approfondissent cette réflexion à travers des portraits monumentaux en noir et blanc, où la frontière entre le vivant et l’artificiel s’efface au profit d’une abstraction sensible.

À partir de 2006, la couleur apparaît dans son travail, accentuant la tension entre réel et virtuel. L’artiste s’éloigne alors d’une conception purement indicielle de la photographie pour inventer un langage qu’elle qualifie de « réalisme magique », où la figure devient hybride, entre chair, icône et illusion. Ses séries Ballroom Dancers, Vintage Cars, Crowned Heads, Black Eyed Susan, Stage Sets, Still Life ou Super Models témoignent de cette métamorphose de la vision.

Par le jeu de la répétition, de la saturation et du montage, Valérie Belin crée des images à la fois baroques et conceptuelles, où la beauté et l’artifice se confondent.

Son œuvre a rapidement trouvé un écho international. Dès les années 2000, elle est exposée et collectionnée par les plus grandes institutions : le Museum of Modern Art et le San Francisco Museum of Modern Art aux États-Unis, le Musée national d’art moderne, le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, le Palais Galliera, ou encore la Kunsthaus Zürich. En 2007, une rétrospective majeure lui est consacrée à la Maison européenne de la photographie, à la Fondation Huis Marseille et au Musée de l’Élysée à Lausanne.

Elle exposera également au Norton Museum of Art en Floride, au Peabody Essex Museum, au Victoria & Albert Museum de Londres, ainsi qu’au Centre Pompidou.

Parallèlement à la photographie, Valérie Belin investit la vidéo et la performance, comme en témoignent ses installations à Rio de Janeiro ou au Centre Pompidou, où elle transpose ses images en mouvement dans un dialogue entre réel et simulacre. Lauréate du 6e Prix Pictet en 2015, elle continue d’exposer à travers le monde, de Moscou à Montréal, de Shanghai à Pékin.

Son œuvre a récemment fait l’objet d’importantes expositions au MUba Eugène Leroy à Tourcoing (2023) et au MusBA à Bordeaux (2024). Elle présente l’exposition « Les choses entre elles » aux Franciscaines de Deauville jusqu’au 28 juin 2026 et une exposition personnelle au Museu Picasso de Barcelone, du 16 avril au 6 septembre 2026.

[© Edouard Brane / Académie des beaux-arts]
Séance d’installation sous la Coupole

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