Clément Fourment
Dessin
Lauréat : Clément Fourment, Audrey Casalis, Coline Casagnou

Prix de dessin Pierre David-Weill 2018

Créé en 1971 par Pierre David-Weill, membre de l’Académie (section des membres libres), ce concours est ouvert aux artistes plasticiens de moins de 40 ans. Organisé par l'Académie des beaux-arts, il est doté de trois prix (8000 euros, 4000 euros et 2000 euros). Les œuvres des lauréats ainsi qu’une sélection de dessins des participants font l’objet d’une exposition au Palais de l’Institut de France, Pavillon Comtesse de Caen.

Le Prix de Dessin Pierre David-Weill pour l’année 2018 a été attribué à Clément Fourment (premier prix, d’un montant de 8000 euros), Audrey Casalis (deuxième prix, d’un montant de 4000 euros) et Coline Cassagnou (troisième prix, d’un montant de 2000 euros). Trois mentions ont été décernées à Sarah Navasse Miller, Maud Maffei et Justin Weiler.

 

Le jury composé des membres des sections de peinture, sculpture et gravure de l’Académie a sélectionné, aux côtés des lauréats et des mentions, 32 candidats pour participer à l’exposition qui s'est tenue du 10 au 25 mars au Palais de l'Institut de France : Aymeric Alonso, Sandrine Bozon, François-Xavier Chanioux, Delphine Chevalme, Marie-Charlotte Daudenet, Astrid de La Chapelle, Juliette Dennemont, Alexis Fremont, Maximilien Hauchecorne, Alexandra Herbaut, Ellande Jaureguiberry, Thomas Julliot-Decker, Ralitsa Kafova, Haeji Lim, Alexandre Luu, Ingrid Maillard, Jérôme Minard, Caroline Monbet, David Mostacci, Anna-Maria Pangilinan, Virginie Piotrowski, Jules Rivemale, Antoine Ronco, Andres Fernando Salgado, Marjan Seyedin, Viktoriia Sviatiuk, Christelle Tea, Noé Vuillermet, Louis Wade, Henri Wagner, Ji Soo Yoo et Radouan Zeghidour.

 

Les lauréats de l'édition 2018

Premier Prix - Clément Fourment

Clément Fourment est né en 1992. Après des études d’arts appliqués et plusieurs expériences dans des studios de graphisme et d’illustration, il se lance dans l’élaboration d’un carnet dépliant long de 4 mètres 70. « Mon travail se base sur le noir poussé à son paroxysme. L’ambiance du dessin oscille entre rêve et réalité, où le temps et l’espace se confondent. Le choix d’une frise vient de la volonté de créer un univers narratif et surtout immersif. Comme dans un songe, le chemin n’est pas tracé. Le regard doit se perdre dans l’image pour s’accrocher à une réalité. » En décembre 2017, Clément Fourment a participé au Salon de l’Œuvre Originale Numérotée. Plus récemment et afin d’élargir sa pratique, il utilise un nouveau moyen d’expression, la gravure en taille douce.

Clément FourmentClément FourmentClément Fourment

 

Deuxième Prix - Audrey Casalis

Né en 1989, Audrey Casalis est diplômée de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs dans le secteur de l’image imprimée. Elle a depuis travaillé en tant que graphiste et enseigné l’art dans plusieurs établissements supérieurs. Son travail a été exposé à La Galerie Particulière (Le grand sommeil en 2014 et Demeures en 2015), à Art Rotterdam ainsi qu’à Drawing Now, Salon du Dessin Contemporain depuis 2014. « Mon travail se lit comme un journal intime : c'est une recherche sur l'évolution des ressentis humains ». En utilisant la pierre noire comme unique médium, elle joue sur l’opposition entre ombre et lumière : « la lumière qui dévoile, déchire, révèle, crée, détruit et dissimule, la lumière aussi comme un rêve d’évasion dans un statisme apparent, une liberté au sein d’un enfermement. » Sa prochaine exposition personnelle, en mai 2018, se tiendra à la Galerie Particulière à Bruxelles.

Audrey CasalisAudrey CasalisAudrey Casalis

 

Troisième Prix - Coline Cassagnou

Designer textile, née en 1990, Coline Cassagnou travaille essentiellement au sein d’ateliers d’ennoblissement textile. Elle a enseigné le dessin dans une école privée de mode. Ses dessins présentés au Prix David-Weill mettent à l’honneur quelques détails pittoresques de Lisbonne, ville millénaire, en hommage au film éponyme de Wim Wenders dans lequel des fragments sonores et visuels sont captés par divers procédés. Intitulée « Au-delà des surfaces », cette série est composée de trois actes, passé-présent-futur représentant les vieux azulejos, l’arrêt sur le détail d’un délabrement actuel et permanent puis la perspective d’ouverture barricadée derrière des briques.

Coline CassagnouColine Cassagnou

 

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